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Pesticides : une étude pointe des modifications physiologiques chez les femmes enceintes

Risques  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

"Les mélanges de pesticides induisent des modifications physiologiques chez les femmes enceintes", rapporte l'association Générations Futures, citant les résultats publiés dans la revue scientifique Plos One par une équipe de chercheurs dirigée par Sylvaine Cordier.

"L'étude suggère que l'exposition à des mélanges complexes de pesticides induit des modifications de l'empreinte métabolique", conclut l'équipe de recherche française, ajoutant qu'"il est possible d'émettre l'hypothèse (…) selon laquelle le mélange de pesticides pourrait augmenter le stress oxydatif et perturber le métabolisme énergétique". L'étude apporte ici des pistes sur des mécanismes susceptibles d'expliquer les effets constatés de certains pesticides sur le déroulement de la grossesse et la croissance intra-utérine.

Un complément de l'étude Pélagie

Ces nouveaux travaux s'appuient sur les résultats d'analyses urinaires réalisées auprès de 83 femmes enceintes au cours du premier trimestre de grossesse. Celles-ci ont été regroupées en trois groupes selon la présence plus ou moins importante de cultures céréalières sur leur commune.

Les femmes retenues par l'équipe de Sylvaine Cordier participaient à une étude longitudinale plus vaste portant sur les perturbateurs endocriniens et les anomalies de la grossesse, l'infertilité et l'enfance (étude Pélagie) qui a réuni 3.400 femmes bretonnes entre 2002 et 2006. Celle-ci a établi que la présence marquée d'atrazine, un pesticide interdit en Europe depuis 2003, dans les urines était accompagnée d'une diminution du poids de naissance et du périmètre crânien. Une quantité élevée de pesticides dans l'air peut également avoir un impact sur la croissance intra-utérine.

Réactions4 réactions à cet article

 

Parler sans cesse "DES pesticides" sans jamais citer précisément LES molécules concernées N'A AUCUN SENS. Je veux bien qu'on s'adresse au grand public mais ça ne doit pas se traduire par des simplifications telles du message qu'il perde toute pertinence.
Attention je ne mets pas en cause cette étude mais l'information diffusée.
Cela me fait penser a cette abstraction administrative et écologique que sont "les métaux lourds" dont la liste varie beaucoup et qui sous entendraient que les métaux légers ne seraient pas toxique. Une fois qu'on a lu quelque chose sur le Béryllium on change d'avis...

ami9327 | 27 mai 2013 à 18h09
 
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ami9327 : Dois-je comprendre que tu considères qu'il existe des pesticides qui ne soit pas nocifs pour l'humain et plus généralement la faune et la flore. En effet, il est dangereux de généraliser, mais sur le sujet des pesticides, je pense vraiment qu'on peut dire que la grande majorité est mauvaise pour la santé. Ces produits sont faits pour tuer. Et, ils sont volatiles dans l'air. C'est pour cela qu'il est "normalement" interdit aux agriculteurs de les éprendre lorsque qu'il y a du vent... On aura beau prouver l'évident des centaines de fois, c'est produit continueront à être utiliser un bon bout de temps. Le lobby de l'industrie chimique (monsanto & co) veille au grain (France, Europe, USA...)

grmx | 28 mai 2013 à 10h17
 
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@grmx a ta question "Dois-je comprendre que tu considères qu'il existe des pesticides qui ne soit pas nocifs?" je réponds clairement NON.
Simplement j'insiste sur le fait que si on ne précise pas les nom des produits ça n'a aucun sens. Prenons l'exemple de deux produits un herbicide X et un insecticide Y il est évident que leurs effets sur l'Homme ne seront pas PAREILS.
De même pour deux insecticides différents leurs effets sur l'Homme ne pourront être semblables QUE SI il agissent sur la même CIBLE dans le corps. Pour donner une idée, un insecticide peut paralyser l'insecte quand un autre l'empêchera de se reproduire (en perturbant la ponte ou la mue) ou encore (particulièrement vicieux comme fonctionnement) en lui coupant définitivement l'appétit sans le tuer sur le coup.
Quand on peut choisir un pesticide qui cible quelques chose qui n'existe pas chez l'Homme on peut éspérer qu'il ne sera pas (ou moins)toxique. Il y en beaucoup qui agissent sur des cibles existant AUSSI ches l'Homme et ceux là sont beaucoup plus dangereux! Ces informations existent dans des livres pour les professionels.
Dans l'article on dit que les mélanges sont plus dangereux: naturellement! Seulement en fonction du mélange on aura des effets totalements différents et pas juste sur la reproduction.

ami9327 | 28 mai 2013 à 11h59
 
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Merci pour la réponse claire et bien argumentée. Pour ce qui est des mélanges, je suis tout à fait d'accord.ON peut faire l'analogie avec l'alcool : Vin rouge + whisky, pas de problème, mais rouge + rhum..aie aie aie. Pour aller plus loin, la façon dont on mélange les mêmes produits induits des réactions différentes. Comme on dit, blanc sur rouge rien ne bouge et rouge sur blanc tout fous le camp :)

grmx | 28 mai 2013 à 12h11
 
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