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Pesticides : les ventes en baisse de 36 % sur 2019

Agroécologie  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

S'agit-il d'un tournant ou d'une simple baisse conjoncturelle ? Les ventes de pesticides ont enregistré une baisse de 36 % en 2019 par rapport à l'année précédente, selon les statistiques publiées le 31 mai par le ministère de la Transition écologique. Il faut dire que l'année 2018 était une année record avec 85 800 tonnes vendues, qui pourrait s'expliquer par une anticipation des achats avant la hausse de la redevance pour pollutions diffuses intervenue début 2019.

Mais sur un pas de temps d'une décennie (2009-2019), les chiffres sont à la hausse de 11 %, confirmant l'échec du plan Écophyto. Lancé en 2008, ce plan avait fixé l'objectif de réduire de moitié les pesticides d'ici 2018 avant d'être révisé pour repousser cet objectif à 2025.

   
Achats de substances actives classées les plus toxiques, en moyenne triennale, par département, sur la période 2017-2019 © Traitements : OFB, SDES, 2021
 
   
En revanche, la part des substances classées cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) est passée sur la même période de 28,3 % à 14,3 % des quantités totales de substances actives vendues. Seize départements totalisent plus de la moitié des substances CMR achetées sur la période 2017-2019. Au palmarès ? La Somme suivie du Pas-de-Calais, du Nord, de la Marne et de l'Eure-et-Loire.

Quant au glyphosate, malgré la promesse d'Emmanuel Macron de l'interdire d'ici fin 2020, les ventes se sont accrues de 8 % en moyenne sur 2017-2019 par rapport à 2015-2017. En revanche, l'année 2019 est aussi marquée par une baisse, de 38 % par rapport à 2018, de la deuxième substance active la plus utilisée en France.

Réactions23 réactions à cet article

 

M. RADISSON fait bien de préciser que "[...] l'année 2018 était une année record avec 85 800 tonnes vendues, qui pourrait s'expliquer par une anticipation des achats avant la hausse de la redevance pour pollutions diffuses intervenue début 2019." : attention aux effets d'évènements conjoncturels !
C'est sur la durée que l'on peut se faire une idée plus juste de la tendance. Or, ainsi que le rappelle l'article, il convient d'observer que durant la décade 2010, celle-ci était clairement à la hausse des ventes des pesticides, donc de leur emploi, cela malgré les plans écophyto (écopipeau ?) successifs.

Pégase | 01 juin 2021 à 17h29
 
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Un plante saine dans un sol sain, l'INRAE vient de découvrir que les sols étaient vivants et par définition pas d'eau pas de vie donc un sol sec c'est un sol mort ! pour se passer des produits de synthèse il faut entretenir les sols en commençant par ne pas les laisser mourir par une couverture végétale permanente !
Mr Bourguigon le répète depuis des dizaines d'années : on tue les sols ! et il a raison, on cultive de la pathologie végétale alors qu'il suffit d'entretenir les sols !
Un sol vivant a besoin d'eau, de nourriture, d'oxygène, d'un climat tempéré et d'une protection solaire, tout ceci lui est apporté par la végétation !
Plus la densité végétale est importante plus la biodiversité est riche, la référence planétaire étant la forêt de feuillus, en opposition total au désert (donc sans végétation) .
Sol nu sol foutu !
L'énergie du futur existe depuis des millions d'années et s'appelle photosynthèse : énergie du vivant !
On a commencé à cultiver du maïs pour le bétail parce qu'on a laissé pourrir les prairies l'été, sur une année complète une prairie (verte toute l'année) produit autant de matière sèche qu'un champs de maïs sans labour sans engrais de synthèse et sans pesticides, pour l'élevage l'herbe est beaucoup plus rentable mais il faut de l'eau ...

laurent | 02 juin 2021 à 09h13
 
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Ok, donc rendez vous après la période triennale 2020-2022 pour voir si ces chiffres sont à la hausse ou à la baisse... d'ici là, on aura sûrement trouvé/classé de nouveaux biocides en CMR.... par contre, je n'ai pas compris la légende des deux ronds imbriqués : 742T de CMR pour 2017-2019 contre 120T en 2015-2017?

nimb | 02 juin 2021 à 09h26
 
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@nimb Il ne s'agit pas là de l'évolution mais de la légende illustrant la quantité moyenne de substances actives en moyenne triennale 2017-2019 achetées part département. Les 743 t correspondent à la plus grosse quantité achetée, celle de la Somme.

Laurent Radisson Laurent Radisson
02 juin 2021 à 10h34
 
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Déjà ces produits étaient interdits à la vente dans ces années la aux particuliers qui devaient en prendre un certain tonnage.
Il faut reconnaître qu'il n'éxiste aucune solution réelle pour liquider limaces et escargots comme si le bleu de perlin pinpin ou la cendre allait les stopper, pour le reste c'est pareil.
Bon on a un avantage tout de même :un cerisier un poirier un pommier est un excellent bois de chauffage, une salade ce matin 60 cmes, celle qui pousse on la donne aux poules.
Mais utilisé de façon parcimonieuse, le risque est nul, une pincée du truc d'avant tue 10 escargots, un coup de pinceau au round up sur une tige terminale au bon moment et la ronce crève.
Les paysans ont fait n'importe quoi avec une échelle 10 ou plus, comme liquider une annexe au canon de marine!
Pour le taupin c'est un autre problème, nous on les éradique un par un à la main, il faudrait trouver une technique pour les éliminer pendant le labour, il n'a aucun prédateur tout comme les gros vers blancs appelés turcs en pays de la Loire.

pemmore | 02 juin 2021 à 11h08
 
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On se demande vraiment comment l'humanité a pu survivre tant de millénaires sans ces saloperies, et comment font ceux qui s'en passent très bien et n'empoisonnent pas les sols, l'air et l'eau.

petite bête | 02 juin 2021 à 18h39
 
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@petite bète : on considère qu'environ 4000 substances sont présentes au sein de la fumée de cigarette. Parmi elles, plus de 40 composants sont cancérigènes. 80 000 morts par an à cause du tabagisme (autant que la covid) et 20 000 hectares de déforestation par an, la drogue c'est un peu moins ...
je suis à 100% pour le bio mais moi aussi je me demande comment l'humanité a pu survivre tant de millénaires sans ces saloperies ...

laurent | 02 juin 2021 à 22h38
 
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Excellente comparaison que celle que vous faites, laurent, entre les industries des pesticides et du tabac : ces deux catégories de produits sont éminemment toxiques, provoquent de graves dégâts sanitaires, nuisent fortement à l'environnement, provoquent de fortes addiction et dépendance chez leurs utilisateurs, se sont imposées à coups de lobbying forcené et de tromperies mais sont légales parce qu'elles rapportent énormément d'argent aux industriels, à leurs actionnaires et aux états.
Ces derniers sont parfaitement schizophrènes car d'un côté ils mènent des campagnes de communication pour en limiter la consommation, eu égard des coûts sanitaires et politiques induits, mais continuent de l'autre à les soutenir en douce afin de perpétuer l'encaissement de la TVA que leur lucratif commerce génère.

Pégase | 03 juin 2021 à 09h50
 
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Et alors? Les poisons des cigarettes exonéreraient les pesticides de leurs propres poisons ? Avec ce genre de raisonnement, tout est excusable... Si ce n'est pas cela, ce sera autre chose? Si ce n'est pas moi, ce sera quelqu'un d'autre ? Toujours avec ce genre de raisonnement, on en arriverait à b... sa sœur!
Ou la maladie vous tuera, ou ce sera le médecin?
Cela me fait penser à une grand-tante qui avait perdu 5 enfants (!) à la guerre de 14-18, mais "seulement" 1 à celle de 39-45. Un militaire lui dit que c'était un progrès!

petite bête | 03 juin 2021 à 10h32
 
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@ Pégase : merci, hélas tout le monde n'est pas conscient de la manipulation de masse.
@ petite bête : je dit simplement que la santé humaine (et même celle de la planète) doit être vue de façon globale : réclamer des produits bio en fumant des cigarettes me parait décalé !

laurent | 03 juin 2021 à 10h59
 
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Et les pesticides dans les cultures de tabac? Autant en rajouter une couche pour être sympa.
Tu as raison à 100%
On débute sur la fin du diésel en ville, ouf!, donc on va retourner habiter en ville, loin de la pollution des campagnes!
Juste une anecdote, en Sarthe, département très agricole, sans maladie spéciale, ou alcoolisme, tabac, beaucoup ne dépassent pas 85 ans moyenne nationale.
A quelques centaines de mêtres de la mer en Vendée les mêmes cas c'est 92 ans, pourtant des gens qui ont travaillé dur, pas toujours eu assez à manger, mais le vent vient de la mer, zéro pollution, zéro fumée de diésel, zéro produits chimiques agricoles.
Je rajouterais même alzheimer rare.

pemmore | 03 juin 2021 à 11h05
 
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@pemmore : j'attends de voir l'analyses des zones de covid (qui passe principalement par les poumons), je suis sur qu'il y a un lien entre la pollution atmosphérique et la vulnérabilité au covid !

laurent | 03 juin 2021 à 13h38
 
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@ laurent : il a été démontré (cf notamment l'excellent ouvrage Les gardiens de la raison - Enquête sur la désinformation scientifique, de S. FOUCART, S. HOREL et S. LAURENS, éd. La Découverte, 2020) que les industriels des pesticides ont copié les méthodes d'enfumage (sic !), de désinformation et de financement de fausse science de leurs homologues du tabac. La filiation est donc directe, l'objectif prioritaire étant de pouvoir continuer à vendre le plus longtemps possible le plus de came possible.
C'est pourquoi je trouve votre rapprochement entre ces deux industries parfaitement pertinent.

Pégase | 03 juin 2021 à 13h48
 
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Merci à M.Radisson pour sa précision, je situe donc mieux le dit-cercle.
Suite aux réactions qui ont suivi, je me faisais cette réflexion.
A la base, un pesticide n'est pas créé pour empoisonner directement les gens (hormis les funestes sarin, zyklon, etc... et encore), mais pour "protéger" leurs cultures, et donc leur éviter de subir les effets d'un manque de récolte, manque causé par exemple par une attaque d'insectes ou même de champignons, etc....
Combien de fois ai-je lu dans mon histoire de France des phénomènes de famine?
Aussi je poserai cette question à mes collègues de ce forum : pensez vous que la population mondiale pourrait correctement / quantitativement se nourrir sans l'apport de pesticides? Je resitue quand même le contexte, on n'est plus au Moyen Age, on doit être au moins 10 ou 50 fois plus nombreux sur cette terre, avec des besoins qui sont non comparables à ceux du Moyen Age, et on y vit beaucoup plus vieux.
Je précise, pour terminer, que j'espère lire des avis "modérés", voire objectifs, et ne pas me faire taxer de pro-lobby car ma réflexion n'est née qu'à la lecture des réactions plus haut, et notamment de savoir "comment on faisait avant"..

nimb | 03 juin 2021 à 14h48
 
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@pégase : on se fait tellement enfumer que ça sans le sapin ... je suis pour le principe du consom'acteur ! comme disait Coluche : "il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas !"
pour cela il faudrait déjà obtenir la vérité sur les étiquettes des produits , avec un symbole OD : origines douteuses ...

laurent | 03 juin 2021 à 15h01
 
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@ nimb : pour répondre à votre question de la manière la plus neutre et objective possible, voyez à http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000550/index.html (la FAO est l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture). A toutes fins utiles, voici également un article paru dans le quotidien Le Monde à https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/14/une-agriculture-100-biologique-pourrait-nourrir-la-planete-en-2050_5214822_3244.html.
La réponse est donc oui, sous certaines conditions bien évidemment (notamment la bonne volonté de tous les acteurs).

Pégase | 03 juin 2021 à 16h20
 
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Décidément la métaphore "tabac et enfumage" est bien pratique. Mais si les pesticides n'ont pas été créés spécialement pour empoisonner la terre, les eaux, l'air et au final les populations, c'est pourtant bien ce qui se passe, et pour l'agrobusiness il s'agit de détourner l'attention : c'est pas moi c'est l'autre, le tabac, la pollution des voitures, l'âge du capitaine etc... On le comprend mieux si on prend les discours de l'UIPP : Union des industriels pour la protection des plantes (j'aime assez ce pluriel si singulier). Bref les marchands de pesticides. Leur finalité est de vendre des produits qui font que la plante cultivée est insensible au produit qui tue toutes les autres autour, toutes les bestioles qui pourraient lui nuire, mais qui tue aussi les autres, même si c'est "pas fait exprès". Un peu comme si dans une famille, pour protéger un enfant fragile, on tuait son entourage. Si vous y réfléchissez la comparaison tient la route. J'ai eu longtemps à me préoccuper du stockage de pesticides en sites SEVESO II seuil haut du fait de leur très haute toxicité. En langage FNSEA, on les appelle "produits phytosanitaires", parce que "sanitaire", cela fait bien. Comme quoi l'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu, comme disait Montesquieu. Et je ne fume pas.

petite bête | 03 juin 2021 à 17h05
 
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Si vous voulez "nourrir la planète" (phrase mantra de l'agrobusiness) avec le système intensif actuel, on va vite manquer de planètes et d'énergie.

petite bête | 03 juin 2021 à 17h08
 
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@ petite bête : vu les dégâts incommensurables occasionnés sur l'eau, les sols, l'air et le vivant par ce système, le slogan que vous citez devrait plutôt se compléter de "et pourrir la Terre")...

Pégase | 03 juin 2021 à 19h16
 
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@Nimb,
Chez-nous et autres pays d'Europe c'est une question de politique et enfin réaliser les limites de nos capacités alimentaires avec une culture bio ou assimilée, on ne doit plus supporter d'immigration de masse comme ça arrive maintenant.
200000 officiel par an donc à multiplier par?
Bien sur avec une agriculture chimique, OGM associée avec une technologie scientifique on pourrait en nourrir 3 fois plus, mais on ne pourra pas garantir une espérance de vie similaire à maintenant ou la majorité dépasse 90 ans sans trop d'handicaps, 80 ans ça sera pas mal, et la même chimie 4 ou 5 médocs par jour. Les maladies dégénératives au programme dès le début de la retraite.

pemmore | 04 juin 2021 à 17h56
 
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Il faut d'abord s'entendre sur la signification du terme "pesticides".
Originellement ,il qualifiait ce qui était capable de tuer la peste ; que souhaiter de mieux ?
A l'époque les pesticides étaient tous produits par la nature ,pas encore de chimie de synthèse et là ,existe une différence fondamentale entre ce que la nature produit ....,et toute "l'ingéniosité"(?) de l'homme qui "pour tuer " la peste" va se détruire soi même .Nos considérations ,toujours à court terme ,nous ont perdus et que laisserons nous à nos descendants ?....,si ce n'est une trés grande dégénérescence .Certaines études affichent des résultats affolants : "nos jeunes ont perdu 25 à 30 % de résistance à l'effort physique et psychologique qu'avait leur grand père ,il y a 50 ou 70 ans !.Il n'y a d'ailleurs qu'à observer les suivis médicaux indispensables dès la naissance .
Professionnel agricole ,j'ai toujours vécu et élevé notre famille sans tout cet arsenal pétrochimique et je peux afficher les résultats ,techniques, économiques et surtout sociétaux et humain .
Quand on veut ,tôt ou tard ,on y arrive .......,mais les" gros sous" sont toujours là pour tronquer la clarté !!!!!!,... jusque à quand ?

Bionature | 02 août 2021 à 12h14
 
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Sans même parler du reste - matériels et produits divers - il y a en France deux fois plus de tracteurs que d'agriculteurs, ce qui illustre assez bien le fait que le poids économique de ceux qui vivent de l'agriculture sans être agriculteurs pèse plus lourd que le valeur économique produite par les exploitants eux-mêmes. C'est ce que le lobby de l'agrobusiness appelle la "valeur ajoutée". Et ce sont les mieux lotis des "exploitants agricoles" (on n'ose les appeler paysans) qui tiennent la boutique syndicale et politique, avec quelques naïfs qui veulent encore croire qu'ils "nourrissent la planète" et que la merde dans laquelle ils sont, c'est la faute de Bruxelles, de la grande distribution et des "zécolos".

petite bête | 07 août 2021 à 12h46
 
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"petite bête" a bien vu ....,hélas !
Quand les" acteurs terriens" comprendront ils que la Terre doit être cultivée et non exploitée ? là est tout le fond du problème planétaire .

Bionature | 10 août 2021 à 10h55
 
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