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Photovoltaïque : quelle autoconsommation pour les particuliers ?

Avec la baisse des prix des modules, le photovoltaïque est proche de la parité réseau. Il devient donc intéressant, dans certains cas, de produire son électricité pour la consommer. Des offres proposent même une autoconsommation totale.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°359 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°359
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Jusque-là, les installations photovoltaïques étaient majoritairement vendues grâce à l'argument d'un tarif d'achat attractif. Il était en effet avantageux, pour un particulier, de revendre toute l'électricité produite par son installation solaire et de payer sa consommation au prix du marché. Mais, avec la révision trimestrielle des tarifs d'achat, la baisse des prix des équipements et la hausse annoncée des prix de l'électricité, il devient intéressant, dans certains cas, de consommer sa propre production. En effet, la parité réseau est déjà atteinte, dans certaines régions ensoleillées, pour les petites installations non intégrées au bâti. Et, d'ici 2020, c'est l'ensemble du territoire métropolitain qui l'aura atteint pour tous les types d'installation. De fait, de nouvelles offres apparaissent, vantant l'autoconsommation totale.

Des coûts réduits et des démarches simplifiées

Le 7 avril dernier, EDF ENR a lancé "Mon soleil & moi", une installation exclusivement en autoconsommation. La promesse ? Faire baisser le coût du photovoltaïque, explique l'entreprise : "Les offres avec vente de l'énergie solaire comportent des contraintes techniques qui surenchérissent le coût des installations du fait du raccordement au réseau et de l'intégration au bâti".

Mais ces contraintes devraient être levées rapidement. En effet, pour pouvoir bénéficier du tarif d'achat pour l'électricité injectée au réseau, les panneaux devaient jusque là être intégrés au bâti, de manière totale ou simplifiée. Cependant, un nouveau tarif d'achat devrait rémunérer prochainement les installations en surimposé.

De même, jusqu'à récemment, la vente de l'électricité produite nécessitait la mise en place d'un deuxième compteur, facturée entre 600 et 1.000€ selon ERDF, pour mesurer la production injectée. Mais pour éviter ce surcoût, le gestionnaire de réseau posera désormais, de manière anticipée chez les autoconsommateurs, le compteur Linky qui mesure à la fois les soutirages et les injections, ce qui évitera la pose d'un deuxième appareil et un surcoût de raccordement.

Dans le même temps, ERDF semble vouloir favoriser l'autoconsommation totale avec un argument clé : des démarches simplifiées et accélérées. Il a présenté, en mars dernier, un nouveau modèle de convention, qui remplace le contrat de raccordement pour les installations de moins de 36 kVa sans injection.

Peut-on atteindre 100% d'autoconsommation ?

Mais qu'est-ce que l'autoconsommation totale ? Concrètement, EDF ENR propose aux ménages d'ajuster le dimensionnement de l'installation "au plus proche des besoins électriques du foyer" et d'installer un système de pilotage pour mettre en adéquation production et consommation.

Le taux d'autoconsommation spontané dans le résidentiel est estimé entre 15 et 20%. Le profil de production photovoltaïque est en effet marqué par un pic méridien, alors que les pointes de consommation ont lieu le matin et le soir. Globalement, "l'autoconsommation permet de couvrir le bruit de fond de la consommation électrique d'une habitation : réfrigérateur, lumière, ordinateur, box internet...", explique Joël Mercy, président du groupement des particuliers producteurs d'électricité photovoltaïque (GPPEP). Avec un pilotage des équipements électriques, ce taux peut passer à 40%, en faisant coïncider consommation et production.

En revanche, les 100% sont rarement atteints, sauf à sous-dimensionner l'installation pour faire en sorte que la puissance de l'installation soit équivalente à la puissance consommée aux heures méridiennes. Ce que redoute l'association Hespul, qui estime que l'autoconsommation totale bride le potentiel de développement du photovoltaïque sur les toitures.

Autre solution : l'ajout d'une capacité de stockage, qui permet d'augmenter le taux d'autoconsommation, mais sans toutefois parvenir à 100%. Engie réserve ainsi son offre "Home performance" aux propriétaires de maisons individuelles chauffées au tout électrique, dans le but d'optimiser la production photovoltaïque via les radiateurs et le cumulus. Dans ce système, le ballon d'eau chaude est utilisé comme un moyen de stockage de l'électricité produite en journée. Ce stockage thermique est plébiscité par un grand nombre d'acteurs, car moins cher par rapport à une solution de stockage électrique.

Mais dans ce domaine aussi, les offres se développent. Dans la foulée de Tesla et de son Power wall présenté mi-2015, Alliantz a sorti Conshome et Solarwatt My reserve. Mais si les prix baissent, il faut encore compter plusieurs milliers d'euros pour une installation complète…

Réactions2 réactions à cet article

 

Consommer vos EnR dans les voiture électrique stationnée à 90 % de leur temps

ActiVE | 18 mai 2016 à 16h36
 
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Je suis tout électrique (sans clim.) dans une maison prévue pour ce type d' énergie, bon isolement, double vitrage, etc
Ne disposant pas d ' une retraite de sénateur, ma femme et moi sommes très attentifs a notre consommation qui se situe vers 20 MWh par an .
Un dispositif en autoconsommation (générateur PV de 20KWc +500 Kwh de stockage batteries + equipenent annexe + installation ) couterait plus de 250 000 €
Sans commentaire 
En résumé, le cout d' un équipement solaire photovoltaîque en autoconsommation (générateur PV, batteries, onduleur et accessoires, installation), proportionnel à la puissance nécessaire revient à près de 100 fois le montant de la facture d' électricité annuelle d' un fournisseur classique (EDF, ENGIE, TOTAL, DIRECT ENERGIE etc ) Il est évident qu' il est impossible d' amortir un tel dispositif, même si le cout de l' électricité conventionnelle risque d'augmenter dans de fortes proportions

1noel2 | 07 août 2018 à 18h25
 
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