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Photovoltaïque : lancement d'une nouvelle concertation sur le dispositif de soutien

Alors qu'une réunion interministérielle est prévue cette semaine sur le dispositif de soutien au photovoltaïque, les professionnels de la filière se tiennent prêts et appellent à une véritable concertation. Certains y vont déjà de leurs propositions.

Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
   
Photovoltaïque : lancement d'une nouvelle concertation sur le dispositif de soutien
   

Le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) a confirmé qu'une nouvelle concertation sur le dispositif de soutien à l'énergie photovoltaïque allait avoir lieu au cours des semaines à venir. Une réunion à laquelle participeront plusieurs ministres est prévue le jeudi 2 décembre pour étudier de nouvelles dispositions sur la filière photovoltaïque.

Lors de la révision tarifaire du 1er septembre dernier, Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde, alors respectivement ministres de l'écologie et des finances, avaient annoncé le lancement d'une concertation à l'automne avec les professionnels afin de concevoir le nouveau cadre de développement de la filière.

S'inspirant du rapport Charpin, le gouvernement souhaite limiter le volume des nouveaux projets à 500 mégawatts (MW) par an. Le ministère voudrait allouer des quotas pour chacun des trois acteurs (particuliers, grandes toitures, fermes au sol). Les tarifs d'achat pourraient être modulés en fonction du nombre de projets en attente, comme en Allemagne. "Si les particuliers dépassent leur quota trimestriel (...), le tarif proposé par EDF serait automatiquement réduit, dans une proportion dépendant de l'ampleur du dépassement. Bercy évoque une baisse de 10% par rapport au tarif actuel (58 centimes par MW) comme base de négociation", indique le quotidien Les Echos dans un article daté du 30 novembre.

Les professionnels du SER se disent bien préparés pour cette concertation et entendent démontrer au gouvernement qu'un certain nombre de déclarations relatives à la filière ne sont pas fondées, au vu notamment du nombre de projets annoncés qui aboutiront réellement. "Le développement pérenne et durable de la filière photovoltaïque ne peut se concevoir sans une politique industrielle partagée entre les pouvoirs publics et les acteurs du secteur", prévient André Antolini, Président du SER.

Pour les professionnels du syndicat Enerplan, la réunion ministérielle est l'occasion de "poser les jalons de l'évolution de la politique photovoltaïque française" alors que le remaniement ministériel a exclu l'énergie du ministère de l'écologie. Le syndicat espère toutefois qu'elle sera le point de départ d'une réelle concertation : "l'essentiel est aujourd'hui de s'entendre, avec le gouvernement et les parlementaires, sur une stratégie solaire française qui dote la filière d'un cadre juridique clair, stable et durable. Cela ne peut procéder que de la concertation autour d'une gouvernance de la filière photovoltaïque française, que la réunion interministérielle devrait initier."

Pour les associations spécialisées que sont le CLER et Hespul, cette réunion interministérielle "montre toute l'attention que porte le Premier Ministre à cette question". Les deux associations en profitent pour présenter plusieurs mesures visant à éviter la "sortie de route" à la filière photovoltaïque : mise en place d'un système de "corridor par volume" conduisant à une baisse du tarif d'achat à chaque fois qu'un volume annuel d'installation est atteint ; moduler les tarifs en fonction de la taille, du lieu d'implantation et de la technique de pose ; donner une réelle visibilité aux acteurs du marché en doublant voire en triplant l'objectif pour 2020, soit 10.000 à 15.000 MW ou encore revoir le mode de calcul de la compensation des surcoûts par la CSPE, aujourd'hui basée sur le prix de gros moyen de l'électricité.

Réactions8 réactions à cet article

 

Pour l'éolien, grâce à la publication en temps réel de l'apport de kwh par les éoliennes, on constate que cette filière ne sert pratiquement à rien. Son apport se situant entre 0 % et 2 %, d'où une moyenne annuelle inférieure à 2 %.
2 % ne couvre même pas, et de loin, une baisse de 1° de la température en période hivernale.

On aimerait connaître la part du photovolltaïque qui est tellement faible, voire nulle qu'elle est absente des bilans et tableaux de production d'électricité.

Comme d'habitude le SER de M. ANTONILI se bat bec et ongle pour développer une filière porteuse de revenus, peut important son utilité ou, hélas ! son inutilité. Il est dans son rôle, merci pour ses adhérents.

En temps que payeurs, nous remercions ACTU-ENVIRONNEMENT de nous informer à ce propos.

micocharly | 01 décembre 2010 à 11h27
 
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C’est encore pire pour le photovoltaïque :
Le retour en utilisation, sur énergie dépensée pour la fabrication de la cellule PV (passage du sable au silicium) est de 4 à 5 ans (soit de 1/5 à 1/4 de sa durée de vie, évaluée à 20-25 ans) avec un rendement décroissant en fin de vie : cristallisation du silicium, et une obligation de recyclage (non encore résolu).
On sait déjà, par expérience, que la réalisation des composants électroniques (même base : Silicium) est très énergétivore mais, on utilise des petites surfaces milli ou micrométriques (« puces »), alors que pour une seule cellule photovoltaïque on raisonne en m2.
Détail de la fabrication d’une cellule PV :
Par fusion à 1700°C de sable quartzeux (Si O 2), on obtient un Silicium à 98 %, qui doit être purifié à 99,99 % pour donner l’élément de base, après un long refroidissement (~10 h). On obtient alors un lingot poly cristallin. Pour préparer un « wafer » monocristallin –rendement le meilleur- on part d’un grain de cristal (1 à 3 mm) plongée grâce à une tige, dans un bain de silicium liquide, qui est tirée lentement, sous vide, vers le haut en la faisant tourner sur elle-même dans les 2 sens, de façon uniforme.
Dans les 2 cas, le lingot ou le cylindre résultants, sera découpé en tranches (e ~ 200 µ) par fil abrasif, l’opération pouvant durer jusqu’à 24 h.
Pour créer un semi-conducteur type P ou N, il faut encore le doper par diffusion gazeuse (As, Bo, Cd, In, P…) pour créer une cellule semi-conductrice de type P-N. Le

Reyne | 01 décembre 2010 à 18h46
 
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que des gens favorables aux ENR ,pauvre france

lionel | 02 décembre 2010 à 09h10
 
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C'est étrange de justifier la non promotion d'une nouvelle forme d'énergie parce qu'elle ne produit pas assez.
Oui le solaire photovoltaïque représente une portion infinitésimale par rapport au nucléaire et aux énergies fossiles ; c'est d'ailleurs une bonne raison pour ne pas lui imputer une hausse de l'électricité qui a des causes bien plus diversifiées qu'EDF veut nous le laisser croire. Oui les panneaux solaires nécessitent de l'énergie pour être fabriqués ; mais leur durée de vie est de minimum 25 ans (c'est la norme européenne qui le dit), en pratique plutôt 30 ou 35 ; ce qui change beaucoup de choses dans les raisonnements sur le temps de retour. Oui la technologie est encore largement perfectible, tant dans les processus de fabrication que dans ceux de recyclage en fin de vie, voire même dans de nouveaux matériaux (organiques...) ; d'ailleurs, même les centrales au charbon sont perfectibles !!! Oui il y a la question de l'intermittence... à atténuer au travers de solutions du type smartgrid, stockage hydraulique, chimique ou autre.
Alors à quand une vraie politque sur le long terme pour un développement local du photovoltaïque, une montée en volume et en compétence sans à-coups, une ambition qui dépasse les 2% des besoins pour une source d'énergie largement plus renouvelable que le pétrole, le gas et le nucléaire ?
Sans oublier de promouvoir en parallèle la réduction des besoins en énergie... Les enjeux énergétiques et climatiques méritent de tout faire de front.

Arnaud2D | 02 décembre 2010 à 10h24
 
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Ce que j'ai du mal à comprendre pourquoi des gens comme, micocharly, Reyne et lionel viennent sur un site d'information lié à l'environnement alors que visiblement il ne comprennent aucun enjeux, et pire! sont contre les ENR, j'ai vraiment du mal à vous lire messieurs, j'ai vraiment du mal a vous comprendre et je pense que particulièrement, lionel, ce qui me fais le plus peur, c'est que tu ai la capacité de procréer, et c'est là que je dis: pauvre France.
Pauvre France d'avoir des gens capable de s'exprimer sur un article en disant des c**** relayé par d'autre en plus!
(lien trouvé sur yahoo)
il est clairement expliqué que, si nous continuons sur cette trajectoire de développement, en 2011 nous aurions la puissance de 6 réacteur nucléaire... en 2 ans seulement! ce qui signifie, que le nucléaire est inutile.
D'autre part, le discours étriqué, malhonnête, intéressé, jaloux, preuve d'une méconnaissance total du secteur de ces trois personne qui consiste a sous entendre que la technologie photovoltaïque serait nocive pour l'environnement et non recyclable... cela me dépasse complètement, surtout quand on connait (le peu que nous connaissons/ le peu qui transpire des murs épais d'edf,areva et consorts) les ravages du nucléaire et les risques démesuré pris dans l'ignorance total des populations alentours.
Bref messieurs, en d'autre temps, on vous aurait coupé les mains pour écrire autant de c****

wam | 02 décembre 2010 à 10h49
 
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J'aimerais répondre à Wam.
Je ne suis pas contre les En lorsqu'elles font preuve de leur efficacité. En particulier je suis pour un accroissement de l'hydraulique (comme au Québec), mais nous n'avons plus de sites favorables en France,ni dans l'UE.
Par contre, je m'insurge contre le fait que l'on importe lourdement des nacelles d'éoliennes et des cellules photovoltaïques :
. Eoliennes: environ 120 millions € pour chacune des années 2008 et 2009, essentiellement d’Allemagne + DK (Enercon,Siemens, Vestas), et d’Espagne (Gamesa). Soit, 2.000 à 4.000 unités importées par an.
Code 85 02 31 00 statistiques du Commerce Extérieur
. Cellules PV: L’essentiel des cellules est présentement importé d’Extrême Orient (Chine et Japon), Allemagne (Q’Cells) ou USA (First Solar).. Environ 1 milliard € en 2009 et 1,8 milliard € pour 2010 (27 % d’Allemagne, 45 % d’Asie, essentiellement Chine).
Code 85 41 40 90, statistiques du Commerce Extérieur
Cela en accordant des subventions qui correspondent à des rentes de situation : 3 à 4 fois le coût du nucléaire pour l'éolien et 8 à 12 fois pour le solaire, plus crédit d'impôt. Sans être devin ça ne pourra pas durer. Alors que la production de l'éolien représente environ 1 % de l'énergie pour notre pays, et le solaire moins de 0,1 %. Un gâchi que nous paierons par nos impôt.
Je trouve normal et sympathique qu'Actu-Environnement offre une tribune de discussion, car Wam, vous n'avez pas le monopole de la défense de l'écologie. Restez cool.

Reyne | 02 décembre 2010 à 12h12
 
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Malheureusement messieur Wam meme si vous obtenez la puissance de 6 reacteur nucleaire (au prix 5-10 fois plus chere) vous avez pas l'energie de 6 centrales nucleaire.
Simplement parce que les centrales nucleaires turnent pour 8000 heures par an et les photovoltaique pour 1500 en corse et 900 en bretagne.

Donc avec la puissance de 6 centrales nucleaire vous faites l'energie de moin d'1 centrale.

Desolée mais c'est comme ça, ah en plus vous commandez pas le soleil, donc vous decidez pas quand il y en a.

observateur | 02 décembre 2010 à 18h27
 
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en réponse à wam c'était de l'humour ce qui me désole c'est justement qu'il y ait des gens qui soit contre les ENR ,Micocharly n'en est pas à son premier commentaire négatif sur tout ce qui touche le développement durable ,pour répondre à reyne si l'on se décidait enfin à avoir une politique a long terme ambitieuse dans le domaine des ENR on pourrait développer une filiére complete et éviter par là même d'avoir recours aux importations mais ça c'est une autre histoire la france préfere mettre ses oeufs dans le même panier tant pis pour elle enfin pour nous!

lionel | 03 décembre 2010 à 08h44
 
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