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Solaire : le français Photowatt dépose le bilan

Gouvernance  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Le fabricant français de panneaux photovoltaïques Photowatt a annoncé vendredi 4 novembre avoir déposé le bilan et demandé au tribunal de commerce de Vienne (Isère) son placement en redressement judiciaire. Dans un communiqué, Photowatt explique qu'il est "confronté à une surproduction mondiale impactant les prix et à un resserrement de ses marchés en France" alors que le gouvernement avait décidé en décembre dernier un moratoire sur le dispositif de soutien au photovoltaïque. Le groupe "doit faire face à une concurrence par les prix venue d'Asie où les fabricants produisent dans des usines de capacités au moins dix fois supérieures et bénéficient de fortes économies d'échelle", souligne-t-il.

Un plan social depuis début 2011

442 emplois seraient menacés sur le site du groupe à Bourgoin-Jallieu (Isère). Le groupe, filiale du canadien ATS, avait déjà annoncé en janvier un plan social. Photowatt avait également annoncé le 26 octobre un projet de chômage partiel de deux mois afin de réduire ses stocks en diminuant sa production de moitié. Ces mesures de chômage partiel "resteraient en vigueur pendant la période d'observation" de la procédure de redressement, a précisé le groupe.

Le tribunal pourrait se prononcer cette semaine. "Un administrateur judiciaire serait nommé et assisterait la direction de l'entreprise'', indique Photowatt. De son côté, la maison mère ATS a justifié dans un communiqué ce choix de redressement judiciaire par l'échec des discussions concernant la vente de Photowatt France et le contexte économique détérioré qui l'oblige à "prendre des mesures vers un dépôt de bilan". La direction a déclaré son intention de vendre le bâtiment de Bourgoin-Jallieu, ce qui permettrait "de compenser les pertes liées à la procédure de faillite".

Cette décision a suscité la colère des salariés alors qu'aucun licenciement n'aurait été prévu ''jusqu'à la fin mars au minimum'', selon Philippe Miklou, délégué syndical FO de l'entreprise à l'AFP. ''C'est une décision brutale qui nous met en colère, on est écoeurés (…) Nous attendons que le gouvernement français tienne ses promesses, en créant une vraie filière française du photovoltaïque. Il avait lancé une grande idée, misé sur le photovoltaïque, et puis plus rien", a déclaré à Reuters Martine Rey, déléguée CFDT.

Réactions3 réactions à cet article

 

"Nous attendons que le gouvernement français tienne ses promesses, en créant une vraie filière française du photovoltaïque."

mais le gouvernement tient ses promesses...à AREVA et EDF

enr37 | 07 novembre 2011 à 14h27
 
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Tout à fait, promesse à AREVA, EDF, BOLLORE, tous les grands invités au diner du Fouquet's du 7 mai 2007 avec Mr le Président.
Pour preuve et à croiser avec ces deux articles parus avec celui ci sur la même news d'actu-envrionnement :
- https://www.actu-environnement.com/ae/news/etude-UFE-sortie-nucleaire-2030-surcout-14043.php4#xtor=ES-6
- https://www.actu-environnement.com/ae/news/consommation-electrique-france-14040.php4#xtor=ES-6
Alire et à croiser

fab08022 | 08 novembre 2011 à 19h04
 
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logique:
1. le phv relève de la spéculation pure: le titre d'une note interne du ministère de l'écologie de mars 2010 : "bulle spéculative sans précédent; insoutenable pour l'économie française"....
2. le gouvernement n'a aucune intention, malgré ses allégations, de soutenir la filière. Exemple: Nadine Morano, à TOUL, aberration, fait construire pour un demi-milliard d'euro la plus grande centrale phv d'Europe. Elle obtient un tarif de rachat exorbitant en saucissonnant l'installation en 19 sous-stations de moins de 12Mw (conditions de rachat par EdF). Et les panneaux seront fourni par la filiale allemande (Francfort-sur-Oder) d'une société américaine....
Triste politique....

DL | 10 novembre 2011 à 10h46
 
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