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Les traitements phytosanitaires n'ont pas significativement diminué entre 2006 et 2011

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

En 2011, le nombre moyen de traitements phytosanitaires (applications de produits au cours des différents passages sur les cultures) est "variable" d'une grande culture à l'autre en France : de 5,8 pour le blé tendre, il va jusqu'à 16,4 pour la betterave et 18,6 pour les pommes de terre. C'est ce que révèle l'enquête sur les pratiques culturales menées en 2011, publiée en juillet 2013 par le service statistique Agreste du ministère de l'Agriculture.

A l'opposé, le tournesol et le triticale sont les cultures qui reçoivent le moins de traitements phytosanitaires en moyenne : respectivement 2,4 et 2,6. Le triticale est l'espèce qui a la plus importante part de surface implantée avec des semences non traitées (16% en moyenne au niveau national).

Ce sont les herbicides et les fongicides qui sont "les plus appliqués" quelle que soit la culture. Les fongicides sont les plus utilisés pour la pomme de terre (12,7 traitements en moyenne), le blé tendre et l'orge (respectivement 2,6 et 2,3 traitements).

En revanche, le maïs "ne reçoit pratiquement aucun fongicide". Moins de 5% des surfaces de cultures de maïs et de tournesol sont ainsi traitées par fongicide contre 100% des surfaces en pomme de terre, et environ 90% pour la betterave, le blé tendre ou l'orge. S'agissant de la betterave sucrière, les traitements herbicides sont les plus nombreux (14,8 traitements en moyenne), ce traitement étant également "fréquent" pour la pomme de terre (4,4 traitements en moyenne).

"Mais ces moyennes nationales recouvrent des disparités régionales importantes". Des conditions pédo-climatiques, des pressions sanitaires et des pratiques différentes "contribuent à expliquer cette variabilité, importante pour certaines espèces", rappelle l'enquête. Ainsi, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur applique un traitement phytosanitaire en moyenne pour le blé dur alors que la région Centre en applique 5,5,"en lien avec le potentiel de rendement et l'impact du climat sur certaines maladies majeures (septoriose, piétin verse)".

Globalement, le nombre moyen de traitements phytosanitaires n'est pas "significativement différent en 2011 par rapport à 2006" sauf pour l'orge et le tournesol pour lesquels ce nombre diminue, précise l'étude. Les traitements fongicides et insecticides augmentent en revanche pour le colza et le maïs fourrage en 2011. L'analyse réalisée durant la période tient compte de plusieurs facteurs : conditions climatiques, pressions sanitaires, objectif de rendement, prix des grains, type de sol et de variétés semées entre les deux années et l'impact des politiques publiques (plan Ecophyto notamment).

Réactions3 réactions à cet article

 

Cet article traite de l'évolution du nombre de traitements phytosanitaires par type de culture et indique que ce nombre est quasiment stable entre 2011 et 2006. Il serait intéressant de compléter ces informations par la quantité de produit phytosanitaire moyenne épandue par hectare et par type de culture pour savoir si l'agriculture dite "raisonnée" s'est développée ou pas. Mais apparemment, ce complément d'information sera donné par un prochain rapport d'étude du Ministère de l'agriculture.

Question subsidiaire : Quid de l'impact de la production bio (sans traitement) sur tout ça ? Le rapport en question semble ne pas en parler.

StephT | 07 août 2013 à 11h53
 
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A t-on des informations concernant l'évolution des quantités de produits phyto utilisés par les collectivités ou les particuliers (jardiniers amateurs, etc.) sur cette même période ou une période plus large ?
merci

pierreF | 08 août 2013 à 08h29
 
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Cette étude est en effet inutile si elle se limite au nombre de traitements sans aborder les quantités utilisées... Enfin, il faut bien faire bosser la multitude de fonctionnaires de notre administration. Quelqu'un a-t-il le ratio nombre de fonctionnaires censés gérer des questions agricoles par rapport au nombre d'agriculteurs et de personnes réellement productives dans ce secteur?
Je suis persuadé que, dans ce domaine, la France doit être championne du monde (comme pour le nombre de fonctionnaires rapporté au nombre d'usines).

Albatros | 27 août 2013 à 10h55
 
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