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Centrales thermiques : le plafond d'émissions de CO2 mis en consultation

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

La loi énergie climat, publiée le 9 novembre, prévoit la mise en place, à partir de 2022, d'un plafond d'émissions pour les installations de production d'électricité à partir de combustibles fossiles, situées sur le territoire métropolitain continental et émettant plus de 0,55 tonne d'équivalent dioxyde de carbone par MWh. L'objectif est d'organiser la mise à l'arrêt de ces centrales, tout en permettant, pour certaines, un maintien en veille, afin de les solliciter quelques heures par an en cas d'hyperpointe.

Le projet de décret précisant cette disposition est mis en consultation du 25 novembre au 16 décembre. « Le plafond d'émissions envisagé est de 0,7 kilotonne d'équivalent CO2 émis annuellement par mégawatt de puissance installée. Il concernera l'ensemble des installations de production d'électricité utilisant des combustibles fossiles et situées en France métropolitaine continentale, à l'exception des installations de très petite taille », explique le ministère de la Transition écologique.

Dans les faits, ce plafond limitera le nombre d'heures de fonctionnement des centrales à charbon à 700 h contre environ 3 000 h actuellement. Ce plafond s'applique également aux centrales à gaz ou au fioul. Mais il ne devrait pas avoir d'impact sur leur fonctionnement qui est déjà limité aux périodes de pointes. Enfin, les modalités de calcul envisagées (le « rendement net à capacité nominale ») devraient épargner les installations de cogénération performantes et les centrales utilisant des gaz de récupération, indique le ministère.

Pour permettre une éventuelle reconversion de ces centrales, et notamment de celle de Cordemais, « les émissions issues de combustibles renouvelables comme la biomasse ou le biogaz ne seront pas comptabilisées ». De même, les émissions captées et stockées dans un site géologique disposant d'un permis en vigueur ne seront pas prises en compte.

Réactions1 réaction à cet article

 

La loi énergie climat publiée le 9 nov. est du "sur mesure" pour la centrale Cordemais. Elle prévoyait de fonctionner 400 h par tranche, 2 tranches soit 800h. Le projet Cordemais : La fabrication de pellets, 160 000 t / an à partir de déchets verts, déchets bois (qu'il faudra aller chercher ailleurs que dans le départt 44), puis 100 % déchets bois à partir de 2025 selon CGT. Selon une association Virage Energie Climat il faut dépenser 1,5 MWh (sêchage.), pour obtenir ensuite ces pellets capables de fournir 5 MWh. Faute énergétique déjà ! En mélangeant ces pellets avec du charbon (20%), on pourrait brûler ce combustible inédit dans 2 tranches de la centrale. Cela donnerait un très mauvais rendement, et des effluents fumées qui seraient bien plus polluants qu'avec le seul charbon, ou même le fioul ! Or, il n'est pas prévu de filtrer davantage ces fumées plus polluantes(dioxines,HAP,COv..). Un million d'€ déjà dépensé pour le prototype .. Dans cet art. on lit qu'on ne tient pas compte du Carbone émis par cette combustion des pellets ! On est encore dans la dissonance cognitive ! Brûler de la biomasse n'est pas écologique, ça n'économise pas le CO2 .. la preuve étant que les feux de forêts font augmenter le CO2 sur la planète ! Pourquoi dépenser autant d’argent, pour ce caprice du départ44 ? Pourquoi ne pas utiliser, encore pendant un ou 2 ans, 1-2 tranches à 100 % charbon le temps que l’EPR soit lancé/ou centrale gaz qui ne saurait tarder.. CO2 n'est pas 1 polluant !

J Cl M 44 | 26 novembre 2019 à 10h20
 
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