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Limousin : plainte contre Areva pour stockage illégal de boues radioactives

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

L'association Sources et Rivières du Limousin attaque le groupe nucléaire Areva pour stockage illégal de boues radioactives dans la commune de Compreignac (Haute-Vienne). Elle a porté plainte le 23 mai devant le procureur de la République du Limousin, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Ces boues radioactives séchées dénoncées par l'association sont issues du curage de l'étang de la Rode, dont Areva a la responsabilité après l'exploitation des mines d'uranium en Limousin. Ces boues étaient auparavant stockées sur l'ancien site minier à ciel ouvert de Bellezane mais celui-ci a été déclaré non conforme aux normes actuelles.

L'association dénonce le stockage non autorisé de trois tonnes d'uranium. ''Ni l'Autorité de Sécurité Nucléaire, ni l'Inspection des installations classées ne sont au courant de ce stockage'', selon elle.

Non-respect d'un arrêté

D'après l'association, Areva n'a pas respecté l'arrêté de juin 2010 prévoyant le stockage de boues radioactives et leur retrait des lieux à l'automne dernier. Ces boues devaient ensuite être transportées par l'industriel sur le site de stockage de déchets radioactifs de Bellezane qui est ''autorisé au titre de la législation des Installations classée pour la protection de l'environnement ICPE'', indique l'association dans une lettre adressée au procureur.

Or, près de 5 mois après l'échéance prévue dans l'arrêté, ''les boues radioactives sont toujours stockées'', regrette Sources et Rivières en reprochant à Areva de ne pas avoir "anticipé la création d'un centre de stockage des déchets''.

L'association dénonce "une infraction au code de l'environnement" et "l'absence de déclaration ou autorisation auprès de l'autorité de sûreté nucléaire". D'autant que ces boues ''illégales'' nécessiteraient, selon elle, une demande d'autorisation de stockage de déchets dangereux.

L'association a adressé une demande de mise en demeure d'Areva au préfet de la Haute Vienne afin de ''mettre en sécurité d'urgence le stockage actuel des déchets'' et ''assurer la protection des populations et de l'environnement''. Des procédures administratives seraient ''en cours", a indiqué de son côté Areva. ''Ce n'est pas notre intérêt de faire durer" même s'il "n'y a aucun risque sanitaire", a déclaré à l'AFP Laurent Blaszczyk, le chargé de communication de la direction de l'après-mine d'Areva en Limousin.

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