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Actu-Environnement

Vingt-neuf « pisseurs involontaires de glyphosate » portent plainte à Quimper

Risques  |    |  Hortense Chauvin Actu-Environnement.com

Vingt-neuf membres du collectif breton des « pisseurs involontaires de glyphosate » ont déposé plainte au palais de justice de Quimper, mardi 18 février, contre des responsables politiques et institutionnels, des fabricants de pesticides et des laboratoires. Ces plaintes s'appuient sur l'analyse de leurs urines, réalisée en septembre 2019 grâce à la méthode de test immunologique Élisa (pour dosage d'immunoabsorption par enzyme liée). Les résultats montraient que chacun d'entre eux avaient des traces de l'herbicide dans leur urine. En moyenne, lesdites traces s'élevaient à 1,32 microgramme par litre d'urine (µg/l), soit un taux supérieur au seuil autorisé dans l'eau potable, fixé à 0,10 µg/l par un arrêté datant de 2007.

Les vingt-neuf « pisseurs » ont décidé de porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée et atteintes à l'environnement. Il ne s'agit pas de la première initiative de ce type : 807 « pisseurs » ont déjà porté plainte en Bretagne, pour environ 6 000 sur l'ensemble du territoire.

L'action de ce collectif s'inscrit dans la campagne glyphosate menée depuis avril 2018 par le collectif du même nom. Les plaintes du collectif breton font partie des dernières qui seront déposées, selon l'association, qui estime que son objectif de sensibilisation a été atteint. Reste à savoir ce qu'il adviendra de ces plaintes, qui seront instruites par le Pôle Santé Publique du Tribunal de Grande Instance de Paris.

Si cette campagne a permis d'alerter le public quant à l'exposition de la population aux pesticides, elle a également soulevé des questions autour des méthodes de test utilisées. En novembre 2019, 48 céréaliers et administrateurs de l'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) ont fait analyser leur urine par chromatographie plutôt que par la méthode Élisa. Dans 77 % des cas, aucune trace de glyphosate n'avait été trouvée dans leur urine. Le syndicat appelle aujourd'hui l'Anses (Agence nationale sécurité sanitaire alimentaire nationale) à se prononcer sur les méthodes d'analyse à utiliser pour ce type de tests.

Réactions7 réactions à cet article

 

Celles faites par d'autres laboratoires sont négatives !!! Y compris celles effectuées par les agriculteurs utilisateurs de glyphosate depuis les années 80!!! Enfin celles de ceux qui ne sont pas encore phosphorescents et qui n'utilisent ni souffre ni sulfate de cuivre qui sont des pesticides tueurs de sols reconnus.

zhaooo2000 | 21 février 2020 à 16h59
 
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Si on trouve un produit c'est qu'il existe .Quelle que soit la méthode d'analyse .

sirius | 21 février 2020 à 18h42
 
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Est ce que vous vous rendez compte que vous allez encore augmenter le suicide des agriculteurs rétrogrades et inconscients de la fnsea?
Il faut continuer mais ne faudrait -il pas porter plainte contre la fnsea pour atteinte volontaire à la santé et à la vie d'autrui? Il n' y aura jamais de réactions intelligentes sans cela j'en ai peur.

wibart | 21 février 2020 à 19h18
 
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Rien d'anormal à mon avis: Le test immunologique ELISA permet une limite de quantification à partir de 0,075 microgrammes de glyphosate par litre d'urine, et les traces de l'herbicide étaient en moyenne de 1,32 microgrammes par litre chez les "pisseurs involontaires", donc supérieures à la limite.
Alors que l'analyse par chromatographie en phase liquide permet une limite de quantification aux alentours de 27 microgrammes par litre, limite supérieure aux traces de l'herbicide (1,32 microgrammes par litre trouvés avec ELISA) chez les "pisseurs volontaires".

Quoi qu'il en soit, aucun d'eux ne devrait s'inquiéter:

- La valeur toxicologique de référence pour le glyphosate est de 300 microgrammes par kilo (soit par litre d'urine en arrondissant,) selon l'INERIS, et de 100 microgrammes par kilo selon MONSANTO, ceci dit en passant.
Ce qui nous montre que le taux de 1,32 microgrammes par litre trouvé chez les pisseurs volontaires est (d'après ces deux auteurs) 75 à 225 fois INFERIEUR aux taux susceptibles de nuire à leur bonne santé.

Rien d'anormal non plus lorsqu'on constate que les concentrations de glyphosate dans l'urine sont 13 fois supérieures au seuil autorisé dans l'eau de boisson. L'urine est un "excretum" et l'eau de boisson un aliment, il n'y a donc pas lieu de les mettre en parallèle, sauf à vouloir "sensibiliser" l'opinion (effrayer serait plus adapté).

Malgré tout, je ne puis toujours pas me résoudre à croire au moindre complotisme...

Bien à vous,

Euplectes

Euplectes | 21 février 2020 à 20h01
 
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Bonjour,
Je suis chimiste et je dose le glyphosate dans l'eau et dans les sols. J'aimerai beaucoup connaitre le nom du laboratoire qui a réalisé ces analyses et voir un de leur bulletin d'analyse. Est-ce possible?

chimie | 24 février 2020 à 14h03
 
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On voit que Monsanto utilise la VTR qui lui est (selon un jugement imbécile, je l'admets, mais analogue au raisonnement écolo) la plus "défavorable".
Alors, en plus d'être méchants, ils sont c... ?

Albatros | 24 février 2020 à 17h08
 
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Bonjour chimie,

Le laboratoire ayant réalisé ces analyses s'appelle Biocheck, il est basé à Leipzig. Voici son site : https://www.biocheck-leipzig.de.

Cordialement,

Hortense Chauvin

Hortense Chauvin Hortense Chauvin
25 février 2020 à 09h46
 
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