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Actu-Environnement

Toxicité des pesticides : dépôt d'une plainte pour fraude à l'étiquetage

Risques  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

Neuf associations ont déposé, le 1er décembre, une plainte contre X pour fraude à l'étiquetage, mise en danger de la vie d'autrui et atteinte à l'environnement, en matière de pesticides. Déposée auprès du pôle santé du tribunal judiciaire de Paris, la plainte est associée à une seconde déposée contre l'État français pour carence fautive.

Par cette action, les associations veulent démontrer que l'évaluation des risques conduite au niveau européen puis national, pour les substances actives puis les produits mis sur le marché, n'est pas suffisante. Leur argumentaire se base sur une étude de Gilles-Éric Séralini et Gérald Jungers publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology. Les deux chercheurs ont comparé l'étiquette de 14 pesticides à leur formulation évaluée par spectrométrie de masse. « Ces 14 herbicides contiennent de l'Arsenic, des métaux lourds et d'autres substances toxiques cancérogènes de la famille des HAP non déclarés sur les étiquettes », résument les associations, estimant qu'il y a donc fraude à l'étiquetage. Elles demandent le retrait de ces produits « dans les meilleurs délais et la condamnation des responsables » et souhaitent faire modifier les procédures d'autorisation des produits pour qu'elles prennent en compte les adjuvants et coformulants. « Pour apprécier correctement les risques liés à l'utilisation des pesticides, la réglementation européenne reconnaît depuis 2009 la nécessité d'une évaluation portant sur la composition complète. Ce travail n'a apparemment pas été fait pour ces 14 pesticides puisque seul le "principe actif" et quelques autres substances inoffensives sont déclarées sur les étiquettes. »

Réactions3 réactions à cet article

 

Deux remarques à la lecture de cet article :
1/ Séralini est discrédité scientifiquement.
2/ Le poison est dans la dose ; quelles doses (supérieures à des seuils toxiques) ont été mesurées ?
Ces informations complémentaires permettraient d'évaluer si cette plainte est un coup de communication médiatique de la part de ces ONG et/ou s'il repose sur un fondement sérieux.

François | 02 décembre 2020 à 09h12
 
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Ca serait donc des produits fabriqués avec des substances mal épurées car c'est un pesticide et ça coûte moins cher.
Ca doit être pareil en industrie, dans le caoutchouc pareil une grosse portion de noir de fumée, dans ce noir de fumée il y a quoi?, on a brûlé quoi? C'est un peu plus contrôlé que les pesticides, mais tout de même.
Tiens je viens de voir que les Parisiens se régalent de miel plombé (notre dame cramée), il n'ont plus besoin d'aller à la chasse, ça vient à domicile.

pemmore | 02 décembre 2020 à 12h00
 
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Il aurait été intéressant de connaître les concentrations de polluants indésirables dans les dits-produits concernés. Je maitrise mal le domaine de REACH CLP et des Fiches de Données de Sécurité, mais il me semblait qu'il n'était pas obligatoire d'y indiquer des concentrations inférieures à des valeurs établies. Il serait "cocasse" qu'un pesticide soit déclaré plus toxique "qu'à l'accoutumée" en raison des impuretés le composant.

nimb | 05 décembre 2020 à 22h21
 
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