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Actu-Environnement

Le plan algues vertes est inefficace, selon des scientifiques

Certains scientifiques, membres du conseil scientifique du plan de lutte contre les algues vertes, dénoncent dans une publication l'inefficacité probable des plans d'action des principaux bassins versants impliqués.

Eau  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com
Le plan algues vertes est inefficace, selon des scientifiques

Concernant les algues vertes, ''les plans proposés n'apporteront que peu d'effets à court terme et ne pourront pas atteindre l'objectif d'une réduction significative des marées vertes à l'horizon 2027'', affirment dix chercheurs, membres du conseil scientifique du plan de lutte contre les algues vertes. Ces derniers ont dénoncé dans un article du Courrier de l'environnement de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). les méthodes utilisées pour l'élaboration des projets et la résistance manifeste au changement des acteurs impliqués. Ces derniers avaient déjà appelé à un changement des pratiques dans un rapport publié en février 2011.

Constitué pour valider les orientations du plan Algues vertes de 2010, le comité a analysé les huit diagnostics et programmes d'actions des principaux bassins versants générateurs d'algues vertes. ''De manière générale, les plans d'action se sont focalisés sur une amélioration des pratiques à court terme ; très peu affichent des objectifs chiffrés et aucun n'envisage une évolution au-delà de l'échéance 2015'', regrettent les scientifiques.

Dépendantes des apports de nutriments azotés, les marées vertes apparaissent dans des contextes de faible renouvellement des eaux, eaux peu profondes limpides et chaudes, sédiments sableux à sablo-limoneux, etc., selon les auteurs du document. Le flux d'azote dissous amené par les rivières serait en grande partie responsable. ''Les diagnostics présentés indiquent que l'activité agricole contrôle 90 à 98% de ce flux selon les bassins versants'', estiment les scientifiques.

Un manque d'indicateurs d'état et de pression

Premier constat : les diagnostics de bassin versants fournis par les projets ne permettent pas la confection de plans efficaces et ont peu recours à des indicateurs d'état et de pression (par exemple la production d'azote organique par hectare par sous-bassin versant ou par commune).

Ainsi, selon eux, les estimations de flux d'azote agricole entrants reposent sur des méthodes classiques, mal consolidées. ''La relative meilleure qualité de certains diagnostics réalisés par les porteurs de projet eux-mêmes -et non en sous-traitance- constitue peut-être une indication de la nécessité d'un fort investissement et d'une excellente connaissance du milieu pour parvenir à réaliser une réelle analyse dynamique dont découlent les actions nécessaires'', analysent les chercheurs. Ils recommandent que le plan d'action régional se base sur plusieurs indicateurs qui reflètent les différents niveaux et leviers de contrôle ainsi que de gestion (parcelle, exploitation, sous-bassin versant, territoire) établis suivant une méthode transparente fixée pour la durée du programme.

Autre regret : aucun projet n'envisage de réduction significative du cheptel en élevage, ni des apports d'engrais minéraux, ou d'évolution vers des systèmes plus extensifs. '' Il manque en fait une véritable étude technico-économique comparée de divers scénarios d'abaissement drastique des fuites d'azote agricoles : quelle baisse des teneurs en nitrate dans la rivière, mais aussi quels gains ou pertes financières pour l'agriculteur et le territoire de scénarios de changements massifs de système de production, de réduction de SAU ou de cheptel ?, etc.'', constatent les scientifiques.

La méthanisation, une mauvaise solution

Si le recours à la méthanisation figure dans la plupart des projets examinés, les scientifiques déconseillent d'encourager cette solution. Comme le pouvoir méthanogène des algues est faible car pauvre en carbone, il faudrait introduire des substrats comme des graisses animales, déchets verts ou ensilage de maïs. ''Si le cheptel ne diminue pas, la part de la production végétale détournée vers la production énergétique sera compensée par une augmentation des importations déjà élevées de protéines végétales et de céréales, anticipent les auteurs, le surplus potentiel ne peut que conduire à une augmentation de l'excédent azoté''.

Les scientifiques s'étonnent également des choix réalisés dans les plans d'actions. Alors que le flux azoté issu des rejets urbains représente en moyenne 4,4% des apports nets d'azote aux bassins versants, sa réduction est affichée comme un volet clef.

Autre action mise en avant mais dont les impacts seront limités, selon les auteurs : la réhabilitation des zones humides. ''Les spécificités régionales ne permettent pas d'espérer faire fonctionner les zones humides dénitrifiantes de manière optimale, modèrent les chercheurs, par d'ailleurs le gain des actions de réhabilitation des zones humides est chiffré par les porteurs de projets au plus à 5% des flux sortants''.

Pour eux, les actions foncières proposées manquent d'une prise en compte des facteurs humains et structurels. ''Les porteurs de projet auraient pu proposer à titre expérimental des actions foncières coordonnées pour accompagner et faciliter les changements de systèmes agricoles, et souligner ainsi que la politique de structures est aujourd'hui obsolète face aux nouveaux défis agricoles''.

Les auteurs du document soulignent également l'absence de réflexion sur les mécanismes économiques de passage à une agriculture qui utilise moins de pesticides et d'engrais chimiques, moins intensive et plus intégrée.

''Il serait sans doute souhaitable de mettre en oeuvre un plan d'ensemble avec une mutualisation des risques à l'échelle de la région, ceci afin que les agriculteurs des bassins concernés puissent bénéficier de la solidarité et du soutien publics et qu'ils puissent faire évoluer significativement leurs systèmes de production'', pointent les scientifiques.

Réactions57 réactions à cet article

 

Est-ce que la disparition des algues vaut 30 000 emplois sacrifiés ?

boby | 07 octobre 2013 à 20h47
 
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Il est évident que le plan "Algues vertes" n'aura aucun effet sur les marées vertes. Même les apports de nitrates réduits à zéro, il y aura toujours des marées vertes, puisque les nitrates n'en sont pas responsables. En revanche il risque d'avoir des effets destructeurs de l'agriculture et de l'élevage breton. Des points de croissance en moins et des chômeurs et de la misère en plus.

Laurent Berthod | 07 octobre 2013 à 21h42
 
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A part se faire juif ou musulman,, la bonne solution, c'est le végétarisme

On ne va tout de même pas plaindre ces éleveurs polluants

Ils ne leur ont rien fait ses cochons qui n'ont même pas demander à naitre. Surtout pour cette vie-là.

:-)

Jean-Marie | 08 octobre 2013 à 06h57
 
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D'accord avec LB,les marées vertes se sont des histoires d'escrologistes,il faut continuer dans la même voie ce qui compte c'est l'emploi et la croissance , l'environnement on s'en fout.
Laurent Berthod fan club

lio | 08 octobre 2013 à 10h20
 
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Les arguments présentés paraissent solides et crédibles. Il est vrai que si tout le monde se focalise sur les Nitrates ce n'est pas une raison pour oublier le Phosphore qui accompagne cette pollution. Si l'idéal est d'agir sur les 2 paramètres il suffirait de baisser significativement l'un d'eux pour résoudre le problème. Il est tout aussi certains que c'est la concentration d'élevages intensifs qui est responsable de tout ça. Parfois le prix de la viande de porc descend si bas ( 3 Euros/kg dans les supermarchés) qu'il est absolument certain que les producteurs travaillent à perte. Travailler à perte ET polluer c'est un comble! IL est donc nécessaire de revoir le fonctionnement global de la filière et selon toute vraisemblance de mieux répartir sur le territoire national ces exploitations intensives. En réalité la vraie solution est de ne plus pratiquer d'élevage intensif. Il y a quelque chose de choquant a faire baisser les prix par ce moyen tout en faisant travailler les gens dans des conditions pareilles. N'oublions pas que les porcs n'étant pas herbivores doivent être nourris avec des plantes que nous pourrions directement consommer: c'est donc un non sens en termes de devellopement durable.

ami9327 | 08 octobre 2013 à 10h39
 
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Si on souhaite parler de la vie des cochons, il faut surtout prendre conscience de la vie de leurs éleveurs. Ils sont à l'aval dans une filière , qui leur prend le bon et leur laisse le lisier à traiter.

Si on veut du résultat positif , il faut que le jambon paye la dépollution et non l'éleveur.

audaces | 08 octobre 2013 à 11h17
 
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la clef du problème est peut-être la juste répartition des richesses
Pourquoi l’éleveur et l'exploitant agricole en général n'est pas rémunéré à sa juste valeur et pire travail à perte alors que c'est le premier maillon de la chaîne et qu'à l'autre bout les marges s'envolent. (Comme le dit ami9327 c'est un comble) si l’éleveur était mieux payé pour le travail qu'il fait peut-être que la pratique serait différente et le produit surement de meilleure qualité.

morice | 08 octobre 2013 à 11h41
 
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Juste pour info :
Le bloom algal (terme scientifique) est présent partout dans le monde le long des côtes fortement urbanisées.(utilisez bloom algal sur le net pour les recherches,cela évite d'avoir que le discous francais)
On le trouve ainsi en Chine, en Indes, au Brésil… Mais aussi en Tunisie, au Maroc ou encore en Algérie. Pays qui ne sont pas vraiment producteur de PORCS (loin s’en faut)…

Un petit tour de revue scientifique montraient que sur plus de 700 publications sur le Bloom algal seule la France (l’IFREMER de Roscof) soutenait la thèse d’une pollution par les nitrates agricoles. Alors que les autres chercheurs démontrent que la pollution provient d’une pollution par les phosphates urbains !!!
le facteur sur lequel l’Homme peut influer, c’est les phosphates. Lorsqu’il n’y a pas ou peu de nitrates, ceux-ci sont produits par des algues fixatrices d’azote. C’est ce qu’a montré l’INRA de Thonon, et l’expérience du Lac Léman qui a été « assaini » grâce à la limitation des lessives phosphatées suivie du traitement des eaux usées domestiques.
Il a fallu attendre un règlement européen du 14 mars 2012 pour voir imposée au niveau de l’Union européenne des mesures de limitation des phosphates dans les lessives et les détergents pour lave-vaisselles à usage domestique.
Pour ces derniers, la quantité de phosphates doit passer de 2,5 à… 0,3 grammes par dos

En france il faut un porc emissaire(Expression reprise à W.S)

yannquirigole | 08 octobre 2013 à 11h59
 
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Lio a bien appris la leçon de Schopenhauer : pour démolir un contradicteur lui faire dire ce qu'il n'a pas dit, une grosse bêtise facile à contredire, ce qui met la foule de votre côté.

Laurent Berthod | 08 octobre 2013 à 14h14
 
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Est-ce que la désinformation va continuer longtemps? Ce qu'a fort bien montré l'INRA de Thonon, c'est que le phosphate est le facteur limitant EN EAU DOUCE. En eau salée, il est le facteur déclenchant, mais le facteur limitant est bien l'azote, et tant pis si cela dérange. Les relevés de ces trois dernières années (études sur la relation entre les rejets de la Vilaine et les apports de la Loire) l'ont encore montré de façon incontestable. La désinformation se fabrique toujours à partir de marges et d'amalgames,quant ce n'est pas un intérêt bassement matériel ou d'égo surdimensionné (syndrome de Allègre). Il y a d'un côte des scientifiques (qui sont individuellement capables d'erreurs, mais pas tous ensemble, tout le temps et continûment), et de l'autre des gens qui affirment sans jamais démontrer. On a à peu près la même chose en matière de réchauffement climatique : l'autruche se rassure en bornant l'horizon.

petite bête | 08 octobre 2013 à 14h41
 
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Merci petite bête et ami9327,

J'ai déjà fait remarqué que la seule étude (INRA de Thonon) citée en boucle par LB pour justifier sa position ne se permettait absolument pas de faire l'analogie avec le milieu marin. J'ai relu 10 fois le paragraphe consacré à cela dans l'article, l'auteur ne conclu en rien que ses résultats sont transposables au milieu marin.

Par ailleurs, il faut savoir que parallèlement aux effort fait sur le phosphore, Nestlé Waters (à Evian) a agit sur les effluents d'élevage, via des aides pour les éleveurs, pour réduire les nitrates dans le bassin versant.

J'ignore lequel de ces 2 efforts est le plus responsable des effets positifs dans le Lac Leman mais il est certain qu'affirmer que seule la diminution du phosphore est bénéfique est abusif.

Et pour en revenir au plan algues vertes, la solution serait déjà d'interdire les extensions et créations de nouveaux élevages (contrairement à ce qu'à fait M. Lefoll récemment) et de travailler à la conversion des élevage intensifs en élevages sur aire paillée, répartis sur l'ensemble du territoire et non dans un seule région. Car on parle des emplois dans l'élevage, on ne parle pas des emplois dans le tourisme détruis et de la vie quotidienne des riverains. L'élevage sur paille ou plein aire produit plus d'emplois (par animaux) et de valeur ajoutée pour l'éleveur que l'élevage sur caillebotis. Sans compter l'amélioration du bien être animal, évidemment...

jujuniep | 08 octobre 2013 à 15h35
 
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Pour répondre au premier message, sur les emplois : 30 000 emplois sacrifiés ? Je crois que les activités économiques liées à la mer représente plus d'emplois que l'élevage : qui viendra en vacances dans une baie puante ? Qui voudra un cormor très cher pour amarrer son bateau sur une grève puante ? Qui achetera des huitres élevées dans un cloaque ?
Ensuite, L. Berthaud et les autres, au lieu de citer des études très générales et mondiales sur l'explosion algaire (ou algale ?), prenez la peine de lire les courriers de l'INRA sur le sujet. Pour ma part, leurs arguments scientifiques me convainquent, et ils démontent parfaitement les contre-vérité des lobbyistes du productivisme agricole. Sur des éléments précis comme l'attribution fallacieuse de la cause aux effluents urbains, leur démonstration est limpide, et là aussi je suis à même de vérifier ce qu'ils affirment. Qd tout le monde aura compris que l'industrialisation de l'élevage porcin est une aberration économique pour les éleveurs, mais pas pour la grande distribution, ça ira mieux.

denver | 09 octobre 2013 à 08h55
 
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Ce n'est pas de la désinformation, yanquirigole n'a tout simplement pas compris l'étude de Thonon ce qui peut paraitre compréhensible au vue du contenu de ses posts.
PS: je suis fan de LB et nostalgique des 30 glorieuses ou tout était permis,sans empêcheurs(les escrologistes) de polluer en rond

lio | 09 octobre 2013 à 09h27
 
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On ne saurait mieux dire. Merci Denver.
Qui peut essayer de nous faire croire que 30.000 emplois seraient sacrifiés? En fait ils le sont déjà : des éleveurs devenus simple lumpen-prolétariat d'un système qui les accule à vivre de plus en plus mal. Il y a d'autres façons, plus rentables pour l'éleveur, d'élever des animaux. Mais elles sont moins rentables pour la filière : ceci explique cela.
En attendant, 900.000 tonnes d'excédents azotés sont rejetés à la mer. Dans le même ordre d'idées, il y a environ 1.300.000 agriculteurs en France, mais 4.500.000 inscrits pour voter aux chambres d'agriculture. Ceci explique encore cela. Le tout est de laisser croire aux agriculteurs eux-mêmes qu'ils sont maîtres de leur destin, alors que le truc a été de les endetter afin qu'ils obéissent au système.

petite bête | 09 octobre 2013 à 10h05
 
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L’intéressant dans cet article est qu'il ne s'agit que de l'expression d'un point de vue de "CERTAINS" scientifiques, et surtout pas d'une publication scientifique.
Par ailleurs, il faut être prudent avec les solutions parfaites telles le porc sur paille. D'une part parce que ce n'est pas le porc qui pose problème, mais la gestion des flux générés par l'ensemble des effluents y compris bovins, humains, et autres. Et d'autre part parce que la minéralisation du fumier est bien moins simple à maitriser que celle d'un lisier. D'ailleurs, sur la Lieue de Greve, il n'y a pas d'élevage de porcs. Et il y a des algues.
Pour finir, opposer tourisme et agriculture est une ineptie. Les uns sont impliquée toute l'année sur leur territoire, faisant tourner les écoles, les services publics et la vie rurale. Le tourisme à ma connaissance génère de la richesse appréciable, mais sur une période bien limitée et incertaine. En Bretagne, on n'a pas vraiment la garantie climat de la Tunisie...

passisimple | 09 octobre 2013 à 10h33
 
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L’intéressant dans cet article est qu'il ne s'agit que de l'expression d'un point de vue de "CERTAINS" scientifiques, et surtout pas d'une publication scientifique.
Par ailleurs, il faut être prudent avec les solutions parfaites telles le porc sur paille. D'une part parce que ce n'est pas le porc qui pose problème, mais la gestion des flux générés par l'ensemble des effluents y compris bovins, humains, et autres. Et d'autre part parce que la minéralisation du fumier est bien moins simple à maitriser que celle d'un lisier. D'ailleurs, sur la Lieue de Greve, il n'y a pas d'élevage de porcs. Et il y a des algues.
Pour finir, opposer tourisme et agriculture est une ineptie. Les uns sont impliquée toute l'année sur leur territoire, faisant tourner les écoles, les services publics et la vie rurale. Le tourisme à ma connaissance génère de la richesse appréciable, mais sur une période bien limitée et incertaine. En Bretagne, on n'a pas vraiment la garantie climat de la Tunisie...

passisimple | 09 octobre 2013 à 10h43
 
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L’intéressant dans cet article est qu'il ne s'agit que de l'expression d'un point de vue de "CERTAINS" scientifiques, et surtout pas d'une publication scientifique.
Par ailleurs, il faut être prudent avec les solutions parfaites telles le porc sur paille. D'une part parce que ce n'est pas le porc qui pose problème, mais la gestion des flux générés par l'ensemble des effluents y compris bovins, humains, et autres. Et d'autre part parce que la minéralisation du fumier est bien moins simple à maitriser que celle d'un lisier. D'ailleurs, sur la Lieue de Greve, il n'y a pas d'élevage de porcs. Et il y a des algues.
Pour finir, opposer tourisme et agriculture est une ineptie. Les uns sont impliquée toute l'année sur leur territoire, faisant tourner les écoles, les services publics et la vie rurale. Le tourisme à ma connaissance génère de la richesse appréciable, mais sur une période bien limitée et incertaine. En Bretagne, on n'a pas vraiment la garantie climat de la Tunisie...

passisimple | 09 octobre 2013 à 10h47
 
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Ah bon, il n'y a pas d'élevages sur les bassins versants des fleuves qui débouchent dans le secteur des Lieues de Grèves ? Mais ils sont où, finalement, ces élevages ?
Pour le tourisme, je maintiens : certes la Bretagne ne sera jamais la Tunisie (et tant mieux !), mais elle produit un autre type de toursime : celui des amoureux de la mer et des paysages marins, du patrimoine, de la gastronomie, de la culture...C'est un fait, malgré son climat, la Bretagne est touristique, et c'est surtout un phénomène côtier, bien que l'intérieur en bénéficie forcément, nous sommes une petite région !
Sur une période limitée et incertaine ? Pas d'accord. Ces touristes ne viennent pas que l'été, loin de là, c'est en tout cas vrai chez moi, à Paimpol. Notons quand même que le tourisme, bien qu'il ne soit pas suffisant en lui-même, existe depuis longtemps que l'élevage industriel, et il y a fort à parier qu'il durera plus longtemps aussi. Je ne pense pas que le tourisme soit incompatible avec l'industrie, il suffit de connaître un peu la France pour s'en rendre compte : la vallée du Rhin, par exemple, est un bassin industriel important, et pourtant la route des vins et les winstubs de Strasbourg sont très fréquentés !
Quant à l'élevage sur paille, personne n'a prétendu que c'est un miracle, comme souvent la solution fera appel à la diversité des modes d'élevage. D'ailleurs, on peut maîtriser les effluents d'un élevage sur caillebotis : c'est une question de moyens, pas de technique.

denver | 09 octobre 2013 à 11h07
 
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Passisimple,

Lorsque j'évoquais l'élevage sur paille (et donc la création de fumier plutôt que de lisier) comme solution, c'était dans un contexte d'élevage plus petits redistribués sur l'ensemble du territoire. Ce n'est donc pas une solution miracle, ni de court terme, mais elle a le mérite de régler plusieurs problème sans détruire d'emplois, au contraire.

C'est effectivement la gestion des flux d'effluents qui pose problème, mais l’origine de ses flux est bien la concentration d'élevage (porcins et bovins, il est vrais) dans une région sans que les capacités épandages ne soient suffisantes. L'avantage du fumier est le fait que l'on peut le stocker en fumière (pas découlement) et surtout le composter pour le rendre plus stable. Ajoutez à cela le fait que vous rapprochez les sources de fumiers des besoins par une meilleur répartitions des élevages et vous réglez le problème des flux.

Quand à comparer tourisme et agriculture, ce n'est pas une ineptie car les 2 pourraient être compatibles. Il ne s'agit pas de détruire l'élevage au profit du tourisme... mais à l'inverse, les nuisances dues à ce mode d'élevage nuisent au tourisme et détruisent des emplois. Et pour faire tourner les écoles et les services, il faut qu'un territoire soit attractif. Or les environs des élevages sont tout sauf attractifs pour quelqu'un souhaitant s’installer en Bretagne. Cette proximité fait d'ailleurs aujourd'hui baisser le prix des maisons.

jujuniep | 09 octobre 2013 à 11h24
 
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Ah la gestion des effluents d'elevage sur caillebotis n'est plus technique maintenant? On balance pas des lisiers comme on veut ou veut et quand on veut...On ne gère pas des lisiers n'importe comment non plus et le dimmensionnement des fosses ne se fait pas à l'arrache non plus. Alors oui il y a une très grosse notion de moyen qui découle de l'aspect technique (étude des capacités de stockage, Assolement, Plan d'épandage....).

Quand à la focalisation unique sur la problématique agricole c'est d'une bêtise sans nom. Combien de communes/villes en Bretagnes sont aux normes (elles!) pour la gestion des effluents d'origine Humaine? Si elles sont équipées, sont elles toujours aux normes?

Pour ce qui est de l'élevage de porcs sur paille, si on passe 100% des élevages sur ce type de bâtiment vous avez pensé à la quantitée de paille qu'il faudrait?

Kathar | 09 octobre 2013 à 11h29
 
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"...............je suis fan de LB et nostalgique des 30 glorieuses ou tout était permis,sans empêcheurs(les escrologistes) de polluer en rond
lio........................

Mon cher mr quand on est fan qui que ce soit, c'est qu'on est devenu mentalement irresponsable, voire un déficient mental !!!!
Les escrologistes ne peuvent et ne veulent en aucun cas sauver
des individus conne vous aussi démunis de capacité de réflexion...

jms | 09 octobre 2013 à 11h30
 
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Jujuniep, mon propos était bien celui de la nuance et de la modération (Même si une mauvaise manip a fait apparaitre 3 fois mon message...) En effet, tourisme et agriculture peuvent et doivent être compatibles. Mais comme souvent concernant les problématiques environnementales, opposer les parties prenantes et d'un recours aisé (il suffit pour s’en convaincre de lire le fil de réactions). N'étant pas expert immobilier je ne me mouillerai pas sur le prix des maisons, mais je crains que la fermeture des activités économiques et des services, couplée à la folie des prix atteints ces dernières années et ne pèse autant que le voisinage d'une exploitation.
Pour ce qui est des fumières, je ne vous rejoins pas totalement: les lisiers peuvent aussi être bien maîtrisés. Ce qui compte c'est bien les modalités et conditions d'apport des fertilisants, et leur devenir dans les sols. Concernant l'équilibre territorial, si une production doit diminuer dans un endroit il faudra bien l'assurer ailleurs. Or la chaine de production alimentaire a cela de cohérent qu'elle positionne la transformation à proximité de l'approvisionnement. L’écueil à éviter serait de se satisfaire d'une diminution d'une production, qui ne serait qu'une externalisation des impacts.

Denver, la Lieue de Greve, compte 114 exploitations, 5% font du porc, et 47% de la SAU est en herbe.
Toujours cette question de nuance....

passisimple | 09 octobre 2013 à 12h16
 
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La stratégie de ceux qui ne veulent surtout pas changer ni leurs modes d'élevage intensif et qui veulent poursuivre à tout prix leur business destructeur de l'environnement, dangereux pour la santé publique et destructeur d'emplois (dans le tourisme par ex - on pourrait aussi parler de l'aquaculture, de la conchyculture aussi menacées) basée sur une exportation de leur production industrielle animale partout dans le monde, est claire :

- dresser des écrans de fumée.
Le coup des phosphates émis par les habitants des villes est le plus connu, il est utilisé à grande échelle et systématiquement par le lobby agro-industriel breton (FNSEA, coopératives agricoles, abattoirs...).. C'est une stratégie "révisionniste" qui ne peut convaincre que les quelques uns qui sont prêts à gober de tels arguments fallacieux.

Tous les autres savent que depuis plus de 40 ans la prolifération des algues vertes est lié à plus de 90% par les nitrates d'origine agricole.

Enfin, les tenants de l'agro-business devraient être beaucoup plus modestes sur l'annonce "massue" mise systématiquement mis en avant de création d'emplois (le plus souvent mal rémunérés et qui abiment la santé des travailleurs) au moment où on jette dehors par centaines, sans considération, les salariés de Gad, Doux..

nectar | 09 octobre 2013 à 12h18
 
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Les ulves ne se déposent pas là où elles se sont constituées. Le meilleur exemple est celui du secteur de Noirmoutier, qui est alimenté par les rejets d'azote de la Loire. Je compte mettre sur youtube l'animation réalisée par l'IFREMER pour l'année 2008. En effet les flux d'azote ont été modélisés en carré de 1km de côté (500 m depuis) pour tout le plateau continental et le relevé se fait en continu par satellite. On voit que le panache des flux d'azote de la Loire se répand et migre jusqu'aux abers bretons en Finistère Nord. De même, il a été montré que les flux d'azote de la Vilaine ne seraient pas suffisants en général pour provoquer des marées vertes importantes, mais cela se produit dès que la Loire rejette en même temps. Il est seulement dommage que sur cette animation on n'ait pas les flux des cours d'eau bretons.
Il n'y a pas de marées vertes importantes en baie du Mont St Michel (et pourtant!). Cela tient à ce que l'eau est trop turbide : pas de photosynthèse suffisante pour les déclenchements d'ulves.

petite bête | 09 octobre 2013 à 12h35
 
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Il est bien connu que les lisiers des élevages de porcs bretons déversent leurs nitrates dans la Loire ! Ah ! Ah ! Ah !

Laurent Berthod | 09 octobre 2013 à 13h20
 
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@Nectar: De quel écran de fumé parlez vous? Depuis 1995 le secteur de l'agriculture via les dossiers de mises aux normes PMPOA1 et PMPOA2 couplé aux directives nitrates ont fait des efforts en faisant évoluer leur pratiques (en mieux). On pourra mettre aussi en parallèle les actions MAET (enjeux eau ou biodiversité) et toutes les couches reglementaires qui se sont superposées.
par contre pour ce qui est des collectivités, dans les faits, quels est le taux de conformité des communes, habitations? Je crois qu'on est en plain dedans non? Il suufirais d'aller à la pèche au chiffres via le Spank ou autre organismes...C'est quand même bien une réalité non?

Kathar | 09 octobre 2013 à 14h10
 
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Tout cela c'est bien gentil, mais ça ne rend pas l'estomac humain fait pour digérer de la viande même bio de cochon en liberté, ni le corps humain conçu pour en profiter.

C'est si difficile que ça à comprendre ?

Jean-Marie | 09 octobre 2013 à 14h55
 
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Jean-Marie devrait réviser ses leçons de biologie. L'homme est biologiquement et écologiquement omnivore. Il digère très bien la viande. Ses ancêtres directs, Homo sapiens du paléolithique, étaient des chasseurs cueilleurs. La plus grande part de leur ration calorique était tirée de la viande.

Laurent Berthod | 09 octobre 2013 à 15h13
 
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On va encore avoir le droit à quelqu'un qui va nous sortir le fait que notre dentition est celle d'un granivore et que notre estomac n'est pas adapté pour la digestion de la viande TT.
Au secours!

kathar | 09 octobre 2013 à 15h19
 
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Concernant la méthanisation, il s'agit de méthaniser les lisiers (voir la lettre d'origine), et non les algues pleines de sel et de sable...

Club Biogaz | 09 octobre 2013 à 16h02
 
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Passisimple, ok pour la modération, les solution radicales et imposées sont vouées à l'échec, en particulier en agriculture.

Pour ce qui est du fumier vs lisier, effectivement les 2 ont leurs avantages mais j'insisterai plus sur l'aspect compostable du fumier qui le rend stable et retenu (CAH) au niveau du sol, ce qui n'est pas le cas du lisier. Et une meilleur répartitions des élevages sur le territoire ne consisterait pas simplement en une externalisation des impacts : les élevages sur paille sont plus petits et moins nuisibles (dans une certaine mesure...) et permettent, dans des zones céréalières, un accès à de l'azote organique (remplacement en partie du N minéral).

Pour ce qui est de la proximité d'appro, effectivement les ports attirent les porcs ! Mais c'est dans un contexte d'élevage intégrés... Vous pouvez tout à fait concevoir ces élevages nourris aux céréales de la ferme, aux petit lait ou encore à l'herbe si on est en plein air ! La question de l'appro ne se pose même plus, mais ça les groupements n'en veulent pas...

Pour ce qui est de la quantité de paille, des tas solutions existent, notamment les échanges paille/fumier entre éleveurs et céréaliers, voir aussi des litières avec d'autres matériaux (copeaux...). Plusieurs assoc de protection animale travaillent à trouver des solutions concrètent pour rendre le "sur paille" plus accessible.

jujuniep | 09 octobre 2013 à 17h02
 
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""Il est bien connu que les lisiers des élevages de porcs bretons déversent leurs nitrates dans la Loire ! Ah ! Ah ! Ah !""

Parfait exemple de malhonnêteté intellectuelle : détourner un texte de sa finalité, qui était de montrer que les marées vertes ne se forment pas et ne s'expriment pas aux endroits où se déversent les nitrates, avec entre autres l'exemple des flux de la Loire. Je n'en attendais pas moins de cet intervenant.
Pour Kahtar :
Etant membre du Comité de bassin Loire-Bretagne, je suis à même de dire que les MAE ont fort peu d'efficacité globale car essentiellement curatives. D'autre part elles accompagnent le phénomène sans influer véritablement. Les conseillers en fertilisation sont les coopératives : demander à un vendeur d'être aussi le prescripteur, ce serait lui demander de vendre moins. Absurde!
Ces dernières années deux secteurs ont vu une amélioration significative : les rejets urbains, et les rejets industriels, en particulier sur le paramètres phosphore. Le taux de conformité des communes est de l'ordre de :
73% inférieur ou égal à 2mg/l et 23 supérieur pour les communes de 2000 à 10.000 eq/h, et respectivement 63 et 37 % pour celles de + de 10.000 eq/h (source AELB). L'ANC est stable et sans influence mesurable sur les rejets en mer. Les SPANC sont toutefois en cours.
Puisque les rejets de phosphore diminuent et ceux d'azote augmentent, cherchez le paramètre le plus impactant.

petite bête | 09 octobre 2013 à 17h28
 
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Passisimple,
super tes chiffres sur la Lieue de Grève, mais en effluents on cause bassin versant, pas communauté de commune ou autre territoire artificiel, et là il doit y avoir pas mal de hangars à cochons. En plus, c'est prouvé (et on pouvait le pressentir qd on connait un peu la pollution des eaux), les nitrates se baladent avec les courants côtiers. Pour avoir appris à nager et pagayer dans le coin, y en a, des courants, c'est sûr. J'ai la flemme de chercher les chiffres sur tout le bassin versant, parce que ça ne sert à rien, parce que ça crève les yeux que l'élevage industriel a une part majeure de responsabilité dans la prolifération des uves de mer, quand on compile des décennies de fréquentation des milieux côtiers, qu'on a de la famille dans le secteur agro-avicole, porcin et bovin, qu'on travaille avec passion depuis bientôt dix ans dans l'environnement "opérationnel", celui qui tache. Passisimple, est-ce bien raisonnable de défendre un système qui montre qd même des faiblesses énormes, et dont le gigantisme (en cumul sur la région c'est pas énorme ?) suffit à le rendre suspicieux. Mais il y a pire. Combien d'auto-esclaves pris aux pièges d'une filière bien rodée, condamné par leur signature à 12 h de travail quotidien pour sortir un SMIC pour deux ? Combien de ruinés ont du vendre aux plus gros pour payer leurs dettes ? Combien d'hectares perdus pour ça ?
Combien de tonnes d'antibiotiques ? De désinfectants à la DCO ravageuse ? Allez, bonne baignade.

denver | 09 octobre 2013 à 19h13
 
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@petite bête: C'est balot je bosse justement en coop et on fait des PF et PE sur BV. L'appro/vente des ferti est clairement déconnecté des Conseils qui vont jusqu'a l'aide à l’équipement pour les modulations de doses d'apport (photos satellites, matériel embarqué...). On a accompagné les exploitants des mises aux normes qui sont de l'ordre depuis la fin du PMPOA2 à du 95 ou 100% sur BV. On fait également les DPA, des aides pour les dossiers AELB de réduction phosphore, des plateformes de compostages pour l'export des fumiers...On pourrais exposer toutes les notions des Plan d'Epandage au strict équilibre avec la prise en compte des nouvelles normes Comifer et Corpen de rejets, DN5 etc etc....définitivement si avec toutes ces actions, nous les COOP sommes maintenant désignés les coupables, après les agri, on peut plus rien faire! Soit dit en passant, les Chambre et organismes de gestion font aussi des Plans de fumure et Plan d’épandage.

Vous parlez également des SPANC qui sont en cours, ce qui veut dire que l'ensemble des rejets sont non traités et partent directement vers le milieu contrairement au milieu agricole. Si vous lisez l'autre article d'actu environnement sur l'etat des cours d'eau du bassin Loire Bretagne on constate que ce sont beaucoup de petits cours d'eau qui n'atteignes pas les objectifs de bon état (physiquo chimique et compagnie...).

kathar | 09 octobre 2013 à 22h26
 
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Si l'agriculture est en très grande partie en conformité (PMPOA2, résultats de contrôles directive nitrate et police de l'eau...) et que les SPANC sont toujours non réalisés, surtout dans les petites communes on pourrait très fortement présumer que les rejets ménagers vont surtout se retrouver dans les petits cours d'eau.

Vous cité des chiffres de conformité après ouvrages de traitements des effluents et non ceux qui sont directement rejetés sans traitement vers le milieu naturelle (quelques villes ou communes l'été dans des canalisations au large des côtes). Si vous prenez des chiffres des rejets après lagunes (4 bassins au total en agri contre deux en collectivités) vous aurez des résultats largement inférieur à ceux qui vous donnés.

kathar | 09 octobre 2013 à 22h33
 
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Désolé à tous pour mes fautes de frappe...J'espère que mes commentaires restent compréhensibles quand même.

Kathar | 10 octobre 2013 à 09h28
 
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Si on peut faire quelque chose interdire ce type d'élevage industriel polluant et inadapté (économiquement), il y a une notion qui a été oublié dans tous ces posts ,c'est les conditions de vie animales qui viennent s'ajouter aux griefs, il est inadmissible de voir des animaux traités de cette façon au 21éme siècle,n'en déplaise a Kathar(qui soit dit en passant ne devrait pas manger de porc avec un nom comme le sien!)

lio | 10 octobre 2013 à 10h18
 
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Lio, perso je n'oublie jamais de rajouter une couche bien être animal (ou plutôt mal être dans ce cas) lorsque le sujet ce porte sur l'élevage industriel. Pour moi, le cas des cochons est le pire car ces animaux sont particulièrement intelligents et donc d'autant plus frustrés et en souffrance dans ce type d'élevage. Et si je prône sur "sur paille" ou "le plein air", c'est autant pour des raisons de bien être animal que d'environnement, d'économie ou de qualité de vie pour les éleveurs.

Mais je dois avouer que je me sentais un peu seul... jusqu'à présent !

jujuniep | 10 octobre 2013 à 10h48
 
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Khatar pourrait-il écrire "français" comme tout le monde

On est censé tous ici comprendre cette avalanche d'abréviations ?

:-)

Brigitte | 10 octobre 2013 à 10h49
 
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Lio, avez vous déjà mis les pieds dans les bâtiments d'élevages modernes surtout depuis les dernières mise aux normes bien être? Ca m'etonnerais beaucoup...par contre on peut aussi vous amenez dans des beaux bâtiments bio bien degueulasse sur litière "accumulée" (qui n'a que le nom) vu comment les jus pissent sous les portails vers le milieu et que le paillage soit d'un niveau hyper faible avec des cochons qui patauge dans la "me**e".

Quand à la remarque concernant mon pseudo et la consomation de porc............No comment. C'est bien d'essayer d'avoir de l'humour mais tout le monde ne réussi pas ;)

kathar | 10 octobre 2013 à 11h09
 
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Pour Brigitte:

PE: Plan d'Epandage
PF: Plan de Fumure
DPA: Diagnostic Personalisé d'Action
PMPOA2: Plan de Maitrise des Pollutions d'Origine Agricole
DN5: Directive Nitrate 5 (toujours en cours de discussion en régions)
BV: Bassin Versant
AELB: Agence de l'Eau Loire Bretagne.

Pour ce qui est des conditions de vie, il est indégnable que les porcs en plein air seront mieux que sur caillebotis. mais sur ces derniers les conditions de vie ne sont pas intolérables non plus.

kathar | 10 octobre 2013 à 11h17
 
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Kathar,

- Castration à vif des porcelets (testicules internes, rappelons-le, c'est à dire que les cochons sont ouverts, les testicules sorties, coupées le tout à vif sans recoudre, sans analgésiques)
- queues coupées,
- dents limées,
- pieds en sang à force de fouiller un sol en béton
- truies contenue en permanence dans une cage qui ne lui laisse pas la place de se retourner
- frustrations comportementales diverses,
- surdensité induisant de la sur agressivité
- ...

Si cela est tolérable pour vous, Kathar, alors c'est que vous cautionnez sans réserve toute forme de maltraitance animale, car dans ce domaine, rien n'est pire que ce qui est infligé aux cochons. Aucuns système d'élevage ne devrait traiter les animaux ainsi... qui plus est un système qui pollue et ne permet pas aux éleveurs de vivre correctement.

Si vous voulez un exemple de ce qui marche bien avec litière (et respect de l'animal) allez voire la ferme de Thierry Schweitzer en Alsace. Et écoutez le parler de son métier, ça change un peu des éleveurs bretons qui n'ont d'éleveurs que le nom...

jujuniep | 10 octobre 2013 à 11h39
 
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Jujuniep, Lio
Décidément, la nuance et la pondération ne sont pas de mise ici.
Croyez vous résoudre des enjeux sociétaux en opposant des systèmes, des gens, des catégories socioprofessionnelle?
Croyez vous réellement que la position de donneur de leçon est la meilleur en terme de démocratie territoriale?
Denver, le propre des baies à ulves est justement leur faible taux de dispersion d'eau en mer. A moins que l'ensemble des facteurs d'influence ne soit pas encore bien appréhendé. Pour ce qui est du modèle, je promeus surtout l'esprit critique me semble-t-il. Pour information, sachez que la Balance Globale Azotée Bretonne est établie à 26KG / ha d'après les calculs de l'Etat. Soit à un point de la norme agriculture à Haute Valeur Environnementale (HVE = 25kg/N).
Peut-être serait il opportun de commencer à envisager les choses avec une vision dynamique des milieux et des économies. Et non rester sur une image d'épinal datée de l'agriculture bretonne.

passisimple | 10 octobre 2013 à 12h29
 
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Castration à vif des porcelets (testicules internes, rappelons-le, c'est à dire que les cochons sont ouverts, les testicules sorties, coupées le tout à vif sans recoudre, sans analgésiques)


Ça ne saigne pas ? Çà entraîne combien de pertes ?

Quand donc actu-environnement donnera la parole à des scientifiques expliquant les bienfaits du végétarisme et la non adaptation du colon humain au carnivorisme

Brigitte | 10 octobre 2013 à 14h53
 
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Pour Khatar,
Il est dommage que je ne puisse mettre ici les résultats des mesures et les cartes les accompagnant. Elles seront je l'espère disponibles sur le site de l'AELB.
Mais tout cela mérite un seul commentaire : avec de si belles actions, de si beaux PMPOA (à l'Agence on appelle cela Plan de Maintien des Pollutions d'Origine Agricole), de si belles MAE, pourquoi la situation est-elle si mauvaise et pourquoi l'année 2011 a-t-elle vu un volume record d'ulves ramassées sur les plages (dossier de séance du CB du 3 octobre, page 61)? Bref, pourquoi les excédents d'azote sont-il de 900.000 tonnes en 2012, les ventes d'intrants en augmentation et celles des pesticides aussi (en puissance de molécules et non en volume car cela n'a pas de sens)? Avec dans les eaux de surface des pesticides interdits depuis plus de 10 ans
Réponse : parce que l'éleveur peut bien crever pourvu que la filière continue à s'engraisser.

petite bête | 10 octobre 2013 à 16h36
 
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Kathar n'a pas le sens de l'humour, industriel et animal = excès, il ne peut pas en être autrement, jujuniep parle de la ferme de Thierry Schweitzer et il a raison le reportage est passé à la télé récemment et il montre qu'il est possible de concilier élevage moderne Qualité et respect animal, encore faut il en avoir le courage.
De toute façon il y a une solution pour que cela s’arrête boycotter le porc breton et industriel en général, il ne restera plus que les vrais éleveurs.

lio | 11 octobre 2013 à 10h11
 
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Petite bête, vous pourrez nous dire quand vous aurez mis l'animation sur en ligne ? Cela m'intéresse de voir ces flux.

Brigitte, pour la castration, assez peu de sang en fait car c'est juste la peau qui est coupée pour aller chercher les testicules (relativement en surface) et pas vraiment de pertes. La plaie reste ouverte mais on ne peut pas dire que les organes soient à l'air non plus ! Il y a juste un plateaux dans la croissance à ce moment là, mais cela peut venir aussi du meulage des dents et de la queue coupée qui interviennent dans le même temps.

C'est d'ailleurs parce qu'il y a peu de conséquences négatives pour l'éleveur, qu'ils utilisent massivement cette pratique ! Et comme ils ne ressentent pas la douleur que les cochons ressentent, alors aucun problème !

Pour ce qui est du végétarisme, pour moi ce n'est une solution ni pour l'environnement (diminution de la biodiversité, importation massive de protéine), ni pour la protection animale, ni pour la santé humaine. Personnellement, je suis omnivore sélectif, cad que je mange assez peu de viande mais systématiquement issues d'élevage bio/plein air, le plus souvent locaux. Jamais de viande industrielle.

Après chacun ses choix !

jujuniep | 11 octobre 2013 à 10h26
 
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La seule façon de respecter l'animal c'est de ne pas le "produire" et le tuer inutilement pour remplir un estomac et un colon qui ne sont TOUJOURS pas faits pour bien digérer de la viande même bio

On peut très bien être en excellente santé et TRÈS JOYEUX sans jamais manger de viande.

Des nutritionnistes du monde médical vous l'expliquent

Essayez, vous verrez :-)

Sprikritik | 11 octobre 2013 à 11h34
 
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Je viens de mettre en ligne sur Youtube l'animation sous le titre :
AAA Azote Loire
http://youtu.be/hRM3SuKkNLA
Coïncidence : un épisode d'hier soir de l'excellente série danoise Borgen avait trait à la "fabrication" intensive des porcs. Mêmes méthodes, même merde. Mais le scénario s'attachait surtout aux conditions d'élevage. Il serait intéressant de savoir combien on tue chez nousde porcelets à la naissance, et quelle proportion de porcs arrivent malades à l'abattoir.

petite bête | 11 octobre 2013 à 12h02
 
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Petite bête, merci pour la vidéo, très instructif !

Sprikritik, on pourrait discuter très longtemps de la pertinence du végétarisme mais ce n'est pas l'endroit (plutôt pas le bon article). Je note juste que ne pas "produire" un animal et, plus généralement, supprimer tout forme d'élevage, même bio, c'est condamner à la disparition les animaux d'élevage... C'est une façon effectivement radicale de les protéger !

Et j'espère que vous êtes végétalien (voir végan) et pas seulement végétarien car alors tout votre raisonnement ne rime à rien...

jujuniep | 11 octobre 2013 à 13h00
 
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Pour Jujuniep

Evidemment qu'il faut progressivement supprimer les animaux d'élevage et faire des quelques vaches dont on gardera l'espèce et les races des animaux de compagnie, de musée , de zoo et éventuellement de ferme pédagogique

Vous n'avez donc pas lu "Le lait, quelle vacherie !" ou encore "Lait, mensonges et propagande" ? ?

Je deviens végan, sauf pour le oeufs et le poissons.

Ça vous parait insensé ?

Améliorez donc votre culture; ça fait du bien à la santé

Non, je ne suis pas un enthousiaste anti-spéciste militant atteint de prosélytisme aigü . J'ai très largement passé l'âge à 70 ans

Sprikritik | 11 octobre 2013 à 14h42
 
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Le message végétarien est sans doute intéressant, mais HORS SUJET

petite bête | 11 octobre 2013 à 15h00
 
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Sprikritik,

Prôner la disparition de l'élevage tout en affirmant continuer à manger des œufs prouve la limite de votre raisonnement. Ma culture sur le sujet est ce qu'elle est mais, au moins, ma démarche en terme de consommation de viande est cohérente.

J'arrête là car c'est effectivement hors sujet. Il y aura bien d'autres occasions pour débattre de cela.

jujuniep | 11 octobre 2013 à 15h46
 
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On est totalement dans le sujet ... étendu.

Les algues vertes sont liées à la "^roduction" de cochons qui n'aurait pas de raison d'être si on avait l'intelligence d'être végétarien

Brigitte | 11 octobre 2013 à 20h32
 
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Petite Bête: Vos propos illustres quand même une grande carence en connaissance du milieu agricole et je m'étonne que l'AELB permette à quelqu'un comme vous de siéger au comité de pilotage du bassin versant Loire Bretagne ^^'...votre remarque à propos du PMPOA montre bien le problème même si c'est une private joke en interne. Je suis persuadé que vous ne maitrisé même pas la méthode DeXeL, quand au MAE effectivement les résultats ne sont pas encore probants puisque c'est un programme à évolutions lentes, porté (du moins en Pays de la Loire) par les Chambres d'Agricultures qui sont un peu à la marge (niveau conseils et pratiques) depuis leur régionalisations. Enfin vous avez aussi un sacré problème de focalisation hors on apprend très tôt (en BAC par exemple) à surtout auter les oeuillère et réfléchir en global chose que vous ne prenez pas en compte sur l'augmentation des intrants sur 2012 (phyto et engrais). la météo pourrie de cette année en est en grande partie la cause.
Quand à votre vidéo, elle est très bien, pas de soucis, mais est ce que l'origine de la pollution est clairement identifier? Non! surtout quand on parle de la Loire qui est le plus long fleuve de France et qui traverse la zone la plus dense en élevage et l'une des plus dynamique niveau tourisme (à mettre en parallèle les pics observés et l’affluence touristique/itinéraires culturaux).

kathar | 12 octobre 2013 à 23h47
 
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Par ailleurs votre chiffre de 900 000 tonnes d'azote excédentaire est il exprimer en brut ou en efficace? Est il national ou local? ramener sur la SAU l'excedent est de combien d'unités? Est il basé sur les ventes, les stocks, les cahiers d'épandage, les plans de fumure? L'augmentation de phyto doit aussi être mis en corrélation avec la pression maladie...Bref il y a un paquet de facteurs à prendre en compte. Même chose pour les molécules de pesticides interdits depuis 10 ans (mettre la pluvio, la rémanence, le lessivage en face et la dilution qui va avec).

Je pense qu'il faudrait que vous alliez travailler dans des groupements, COOP, GIE voir même dans des exploitations agricoles (élevage ou non) pour que vous vous ouvrez un peut plus.
Une chose est certaine, si vos propos reflètent vraiment les pensées interne de l'Agence de l'Eau je crois qu'il va y avoir de sérieux soucis que vous devrez assumer surtout quand on voit les beaux colloques (genre pour le lancement du 10ème programme) et les mains tendus pour travailler dans le même sens alors que derrière les professionnels de l'ensemble de la filière se font "cracher" dessus.

kathar | 12 octobre 2013 à 23h50
 
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Bonjour,

Plusieurs bon connaisseurs de la problématique intrants en Bretagne s'expriment dans cette discussion, merci à eux.
Je cherche les chiffres d'épandage de fertilisant et en particulier l'azote apportés en Bretagne par les déjections d'une part et les engrais d'autre part.

VD69 | 17 octobre 2013 à 11h38
 
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