Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

L'Assemblée nationale mise sur un plan de formation de tous les députés aux enjeux de la crise climatique

MAJ le 28/10/2022
Gouvernance  |    |  Félix Gouty

Le 19 octobre, le palais Bourbon a rempli la « première étape d'un cycle de formations ». À l'initiative de Yaël Braun-Pivet (Renaissance), présidente de l'Assemblée nationale, les 577 députés ont été invités à suivre une formation de trois heures aux enjeux de la crise climatique et écologique. Il s'agit de la première action d'un nouveau groupe de travail présidé par le président de la commission parlementaire du développement durable et de l'aménagement du territoire, Jean-Marc Zulesi (Renaissance). Ce groupe a, entre autres, pour vocation de « pérenniser un plan de formation pour le début d'année 2023 ».

Ce premier temps de sensibilisation a été entamé par une conférence, en forme de cours magistral, tenue par Philippe Grandcolas, directeur de l'Institut de systématique, évolution, biodiversité (Isyeb), Céline Guivarch, membre du Haut Conseil pour le climat, ainsi que la paléoclimatologue et membre du Groupement international d'experts du climat (Giec), Valérie Masson-Delmotte. Pour rappel, cette dernière a déjà dispensé les mêmes connaissances au gouvernement, au début du mois de septembre.

 
Former les collaborateurs Le 28 octobre, onze collaborateurs parlementaires ont lancé l'initiative "Tous collabs de la transition". Ils proposeront des sessions thématique sur la crise écologique pour former leurs collègues de l'Assemblée nationale. "Il apparaît incontournable qu'ils soient formés aux enjeux écologiques afin d'assister au mieux les parlementaires dans leurs missions."
 
Les députés présents (seulement une trentaine, selon les informations du JDD, sur 113 inscrits, de tous les groupes politiques) ont ensuite participé à une série de quatre ateliers thématiques sur les solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, l'adaptation au changement climatique, le rôle des négociations internationales et les enjeux de justice sociale. Ces moments d'échanges entre politiques et scientifiques ont été animés par une douzaine de chercheurs et d'experts. Parmi eux, le climatologue Christophe Cassou ou encore la géographe Magali Reghezza-Zitt ont tous deux participé à la première initiative en la matière : la « formation premiers secours », montée par l'ancien député Matthieu Orphelin et le collectif Pour un réveil écologique et dispensée bénévolement pendant trois jours devant l'Assemblée nationale, en juin dernier. À l'époque, 154 députés avaient été « formés ».

Réactions4 réactions à cet article

 

30 députés sur 577, c'est une honte !
Il faut arrêter de se moquer de nous. Les députés sont les représentants du peuple et le peuple prend de plus en plus conscience de la problématique du changement climatique. A eux de faire de même. Ou mieux : à eux de montrer l'exemple (douce utopie).
Ces formations doivent être obligatoires, et sinon : on leur coupe les vivres. Point barre.
On a plus le temps de tergiverser, il faut accélérer (et éviter le mur si possible).

Laëtitia | 27 octobre 2022 à 09h40
 
Signaler un contenu inapproprié
 

La canicule de cet été a été dure à supporter, sans doute aussi avec l'air très sec qui doit influer sur notre santé.
J'ignore pour ma part comment physiquement résister à de telles températures, nos habitats ne sont pas faits pour, et hormis déménager vers des endroits plus "vivables" je ne vois pas de solution, les multiples membres d'organisations mystérieuses de conseils et prévention ne pourront pas trouver de solution non plus.
La seule valable est d'être très riche pour aller là où il fera bon vivre. Mes gains au loto sont plutôt des pertes ...

28plouki | 27 octobre 2022 à 10h20
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Laëtitia, nombre d'entre eux sont allés à l'école et ont une formation de base en "humanités", notamment en logique et en sciences dont un certain nombre (physique, biologie, thermodynamique par exemple) sont essentielles pour la gestion de l'environnement.
Un endoctrinement à l'écologisme et à la panique ne me semble pas prioritaire.
Pour l'économie, il y a vraiment urgence si le souhait est de développer le bien-être des populations en évitant de faire des conneries comme subventionner les conducteurs de Tesla...
Une connaissance des phénomènes et une solide capacité d'analyse critique des dogmes le sont (et l'écologisme ambiant en est véritablement un majeur).
Courage !

Albatros | 27 octobre 2022 à 20h14
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Un politicien est un "spécialiste" en tout et surtout en rien, généralement diplômé en serrage de paluches et en communication sur réseaux sociaux, éventuellement pourvu d'un DEUG psycho ou d'un cursus professionnel de plusieurs années en administration de bureaux, fréquemment adepte du "je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire" ou alors du "dialogue" en mode pitbull enragé (pour les plus néophytes).
Beaucoup n'ont pas encore compris le terme écologie (= çà concerne les petits oiseaux) et encore moins le dérèglement climatique (j'ai la solution : une voiture électrique, une pompe à chaleur et une piscine individuelle).
C'est affligeant, mais ils en sont encore à la logique d'affrontement de groupes politiques.
Et je pense que Laetitia idéalise beaucoup les préoccupations écologiques de ses concitoyens, à la hauteur de leurs représentants, ce qui est somme toutes logique puisque l'un représente l'autre.

C'est tout de même surprenant de continuer à le constater, surtout après avoir lu (sur ce site) les projets présidentiels des principaux groupes politiques qui se sont présentés aux élections. J'ai en mémoire par exemple celui du groupe RN, assez fourni et techniquement bien étudié (en tout cas, pas improvisé en 5 minutes), alors que ses représentants n'ont ouvertement pas voulu participer à ces formations... l'écologie est donc devenu un paragraphe X sur un programme, et selon l'adage bien connu, les promesses n'engagent que ceux qui veulent bien y croire.

nimb | 29 octobre 2022 à 08h30
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Félix Gouty

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager