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Nouveau plan loup : la consultation du public est ouverte

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Les ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture soumettent à consultation publique, jusqu'au 29 janvier, le projet de plan national loup 2018-2023 ainsi que les deux projets d'arrêtés fixant les conditions de tirs sur le prédateur.

Les lignes de ce plan avaient été dévoilées le 12 décembre dernier aux parties prenantes mais en l'absence des syndicats agricoles l'ayant boycotté. La FNSEA, FNO, Jeunes Agriculteurs et l'APCA, qui ont échangé le 5 janvier avec le préfet coordonnateur, continuent de fustiger "des réponses qui ne sont pas à la hauteur".

Le projet de plan confirme l'abattage de 10 à 12% des populations de loups par an, "afin de ne pas remettre en cause la viabilité de l'espèce", selon les recommandations des scientifiques. Pour 2018, le plafond sera fixé à 40 loups puis porté à 10% de la population, une fois connu les chiffres de la population au printemps, selon le projet d'arrêté "plafond". "A partir des années suivantes, le plafond sera fixé à 10% de l'effectif moyen annuel. Dans l'hypothèse où ce plafond serait atteint avant la fin de l'année civile, le préfet coordonnateur aura la possibilité d'activer l'autorisation de tirs de défense additionnels dans la limite de 2% supplémentaires". En cas de situation "exceptionnelle", le préfet coordonnateur pourra autoriser les tirs de défense simple au-delà de ce plafond "pour que les éleveurs puissent se défendre toute l'année".

Des tirs de prélèvement pourront être effectués "dans un second temps, à l'automne, pour réduire la pression de prédation quand cette dernière est forte dans les foyers d'attaques". La mise en œuvre des tirs de prélèvement simple et renforcé sera priorisée après avis du préfet coordonnateur (au vu des bilans de prédation des territoires en fin d'été) et s'effectuera du 1er septembre au 31 décembre, selon le projet d'arrêté "cadre".

La question des hybrides fera par ailleurs "l'objet d'une attention particulière, afin d'évaluer si son taux de 1 à 2% de la population, évolue et justifie un dispositif permettant de les exclure du plafond", ajoute le plan.

Désormais, le plan conditionne aussi les indemnisations à la mise en place de mesures préalables de protection des troupeaux (chiens de protection, clôtures ou regroupement nocturne, gardiennage ou surveillance). Le plan propose également la création d'un observatoire des mesures de protection, l'installation d'une équipe de bergers d'appui ou encore la mise en place d'une filière de qualité pour les chiens de protection.

Ce plan entrera en vigueur début février 2018, après avis du Conseil national de la protection de la nature.

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