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Un plan en faveur des pollinisateurs pour faire oublier les néonicotinoïdes

La réautorisation des néonicotinoïdes a laissé des traces. Le Gouvernement prépare un nouveau plan pour les pollinisateurs censé la faire oublier. Mais certaines organisations agricoles s'y opposent.

Agroécologie  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
Un plan en faveur des pollinisateurs pour faire oublier les néonicotinoïdes

Le 10 décembre dernier, le Conseil constitutionnel validait la loi qui réautorise les néonicotinoïdes pour les cultures de betteraves sucrières. « Un renoncement écologique », avait réagi le sénateur Joël Labbé, à l'origine de la loi interdisant l'utilisation des pesticides par les collectivités publiques et les particuliers.

Pour reverdir son action, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, compte sur le nouveau plan en faveur des pollinisateurs dont elle a présenté l'état d'avancement aux parties prenantes le 18 décembre. Ce plan s'articule autour de quatre axes. Mais, au-delà des questions d'amélioration des connaissances, de lutte contre les agresseurs de la ruche ou d'accompagnement économique, c'est bien celle de l'épandage des pesticides qui polarise le débat.

Étendre l'interdiction aux fongicides et herbicides

L'exécutif prépare une révision de l'arrêté « abeilles » de 2003 qui interdit le traitement des cultures en floraison par des insecticides. Le projet d'arrêté prévoit d'étendre cette interdiction aux fongicides et aux herbicides. La possibilité de traitement après le coucher du soleil serait permise pour les produits portant la mention « abeilles ». Des dérogations seraient en outre à l'étude pour répondre aux difficultés techniques rencontrées lors de traitements de nuit : surfaces à traiter importantes, situations topographiques particulières, traitement de ravageurs diurnes ou traitement curatif avec des fongicides.

Les professionnels de l'apiculture et les ONG environnementales accueillent avec satisfaction les avancées de ce texte mais soulignent aussi ses limites, et surtout les menaces qui pèsent sur lui. Ainsi, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) salue « un arrêté indispensable pour le bien-être des pollinisateurs ». Mais l'organisation professionnelle appelle dans le même temps le Gouvernement à honorer ses engagements et à appliquer strictement les recommandations de l'Agence de sécurité sanitaire (Anses). Dans un avis rendu en février 2019, cette dernière préconisait en effet de durcir les règles applicables aux traitements phytosanitaires afin de protéger les abeilles.

« Distorsions majeures »

Quelles sont les inquiétudes des apiculteurs ? « Depuis plusieurs jours, la FNSEA mobilise tous ses réseaux et soutiens pour s'opposer à ce projet », dénonce l'Unaf. L'association Générations futures demande également à l'exécutif « de ne pas céder aux pressions » et « d'accorder le moins possible de dérogations ». Le syndicat majoritaire est en effet monté au créneau. « Pour des raisons d'affichage, difficilement compréhensibles sur un tel sujet, le Gouvernement avance, sans aucune étude d'impact, sans tenir compte des approches différentes au niveau européen et sans écouter nos alertes argumentées, sur un renforcement du volet réglementaire créant des distorsions majeures », a dénoncé le syndicat agricole dans un communiqué publié le 16 décembre. Des distorsions liées au fait que les agriculteurs français n'auraient plus accès à certains produits phytosanitaires là où leurs voisins européens pourraient continuer à le faire.

« Le plan pollinisateurs de Barbara Pompili ne fera pas date. Il est voué à l'échec puisqu'il semble construit sur le même modèle que les précédents », estime également le Réseau Biodiversité pour les abeilles. « En effet, son contenu se limite à la question des pesticides », dénonce cette association, faux-nez de l'agrochimiste BASF.

 
Aucun des propositions du plan n'enrayera l'extinction dramatique des insectes pollinisateurs sans s'attaquer aux racines du problème : les pesticides.  
Nicolas Laarman, délégué général de Pollinis
 
Les arguments de la FNSEA semblent avoir porté auprès du ministre de l'Agriculture alors que le projet d'arrêté devait initialement être soumis à la consultation du public dès cette fin d'année. D'autant que cinq députés de la majorité, dont le porte-parole de LReM et spécialiste des questions d'agriculture Jean-Baptiste Moreau, ont adressé un courrier au Premier ministre allant dans le même sens. À l'occasion d'un déplacement à Saclay (Essonne) le 18 décembre, Julien Denormandie a indiqué avoir entendu les inquiétudes et annoncé une concertation qui tiendra compte des réalités de terrain.

« Impact négligeable sur les pollinisateurs sauvages »

Pourtant, pour plusieurs organisations, le projet d'arrêté est loin d'être suffisant. « Cette mesure aidera peut-être un peu les abeilles domestiques, contraintes de butiner les champs de grandes cultures, mais elle n'aura qu'un impact négligeable sur la sauvegarde des insectes pollinisateurs sauvages – abeilles sauvages, bourdons, et autres papillons... – qui sont à ce jour les garants de la pollinisation des espèces sauvages et de notre sécurité alimentaire », dénonce Nicolas Laarman, délégué général de l'association Pollinis.

« Si l'arrêté répond à un bon nombre d'enjeux environnementaux, il ne mène pas à une sortie totale et pérenne des pesticides, qui doit être pensée de manière systémique », estime aussi la Confédération paysanne. Pour Nicolas Laarman, aucune des propositions du plan, aussi intéressantes soient-elles (études scientifiques sur les pollinisateurs sauvages, restauration des haies, de l'habitat et des ressources alimentaires, etc.), « n'enrayera l'extinction dramatique des insectes pollinisateurs sans s'attaquer aux racines du problème : les pesticides ». Or, rappelle le responsable associatif,  « les plans ÉcoPhyto, supposés réduire l'usage des pesticides dans notre pays, ont tous spectaculairement échoué depuis douze ans. »

Reste à voir dans quel sens va pencher l'arbitrage de Jean Castex alors que, selon le dernier calendrier disponible, le projet de plan sera soumis à la consultation du public début 2021 en vue d'une approbation officielle en mars.

Réactions31 réactions à cet article

 

Tant que l'obligation se limitera à la France qui importe en masse des produits bourrés de pesticides de ses partenaires Européens et du monde entier l'interdiction des pesticides et fongicides restera un échec.

ouragan | 28 décembre 2020 à 10h09
 
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Je poserais juste une question aux "genss' ed pariss'!" vous pondez moult normes, moult lois mais à titre personnel vous faites quoi pour aider les pollinisateurs?
Moi ça va, ils ont de l'occupation jusqu'en décembre avec les lierres en fleurs.
Mais dans toutes les maisons de bobos c'est pelouse bien tondue bien traitée contre les adventices, des haies de thuyas aucune place pour eux.
Ils sont venus vivre en campagne sans participer à la vie de la nature, autant rester en appart et quelques pots de fleurs pour donner le change puis voter Dubourg.
Mais même calfeutrés dans leurs apparts les genss' ed pariss' ils ont tout de même apporté dans leurs valises varroas et frelons asiatiques, eureka la boucle est bouclée!!

pemmore | 28 décembre 2020 à 10h34
 
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La suppression des pesticides et autres produits chimiques déversés sur les culture est une nécessité incontournable qi l'on veut respecter la vie des insectes pollinisateurs. Certes, cette suppression pose des problèmes économiques aux agriculteurs, tout particulièrement à ceux qui ont industrialisé leur culture. Pourtant, la solution humaine et ou mécanique existe pour pallier à l'abandon de ces produits chimiques. Il faut refaire beaucoup plus de travail manuel ou mécanique dans les champs quitte à subventionner les agriculteurs en fonction de l'emploi ! On a bien su subventionner pour la crise économique covidienne, pourquoi pas pour la crise écologique majeure !

olibio | 28 décembre 2020 à 10h55
 
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C'est affligeant et désespérant de voir l'Etat cédé à la pression des lobbys prédateurs tels que la FNSEA, pour pouvoir continuer à utiliser les pesticides. Cette pression s''exerce au coeur des départements dans les commissions des services de l'Etat de manière dictatoriale. Cela ne peut plus durer il faut informer les citoyens sur ce qui s'y passe et dénoncer les agissements de ce syndicat.

BJ50320 | 28 décembre 2020 à 10h58
 
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Encore un emplâtre sur une jambe de bois ou encore un essai de verdissement de la vitrine ! mais c'est bien le contenu de la boutique qui sera efficace .Avec de tels courages qu'espérer pour demain ??

Bionature | 28 décembre 2020 à 11h42
 
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Pas de souci pour "améliorer les connaissances", lutter contre les agresseurs de la ruche" ou accompagner économiquement... mais dès qu'il s'agir de s'en prendre aux pesticides, le lobby de l'agriculture productiviste fait front.
Au final, on ne retiendra sûrement que les études, elles ne servent à rien (on connait déjà tous les méfaits) mais elles donnent bonne conscience et permettent de continuer à empoisonner tranquillement.

FV77380 | 28 décembre 2020 à 14h12
 
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Bonjour, il faudrait que vous arrêtiez de faire de l'agribasching pour tout et n'importe quoi ! Mme Pompili est bien contente d'avoir trouver une bonne place. Qu'a t-elle fait de sérieux dans sa vie, si ce n'est de profiter de l'argent des contribuables. Tous ces bobos et journaleux feraient bien d'aller rencontrer de vrais paysans qui travaillent dur et ne mettent pas des pesticides pour leur plaisir. Ces produits, qui leur coutent cher, permettent de réduire la pression des maladies, insectes, virus et mauvaises herbes. Ce ne sont pas les agriculteurs bios qui pourront nourrir la population; à moins que les produits bios ne soient réservé qu'à ceux qui pourront se les payer. Et arrêtez de parler du 'lobby" des fabricants de pesticides ! Ces firmes n'investissent plus pour le marché Européen et laissent tous ces écolos détruire notre agriculture. Dans 10 ans, nous importerons massivement des denrées de pays ou les normes sont bien restrictives qu'en France.

Marc07 | 28 décembre 2020 à 15h03
 
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"Les arguments de la FNSEA semblent avoir porté auprès du ministre de l'Agriculture"
Tu m'étonnes, ce sont les mêmes!

adjtUAF | 28 décembre 2020 à 15h36
 
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L'UICN a signé un partenariat avec Syngenta le plus gros producteur de pesticide en expliquant qu'il fallait simplement laisser une bande enherbée. L'UICN a la main mise sur le ministère de l'écologie et sur l'Europe. Pourtant ceux qui commentent ne s'en prennent qu'a la filière agricole?
Au royaume des aveugles les borgnes sont rois!

ouragan | 28 décembre 2020 à 17h30
 
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Les arguments accusant d'agribashing sont d'une indigence rare : la disparition de la biodiversité est vertigineuse, les nappes sont polluées, la planète est saccagée et l'on nous sert qu'il faut rester compétitif par rapport aux reste du monde. Une sorte de course à la destruction du monde où il faut arriver le premier !

Quant à l'UICN et ses connivences avec le lobby de l'agriculture productiviste ( https://fabrice-nicolino.com/?p=1736 ), elle ne fait que confirmer le poids du lobby de l'agriculture productiviste qui tient toutes les ficelles, y compris celles de la protection de la nature officielle, qui parle beaucoup et laisse les firmes faire leurs profits.

FV77380 | 31 décembre 2020 à 12h32
 
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@FV77380 Non non non, ce n'est pas l'agriculture productiviste qui tient les ficelles de l'UICN car cet organisme avec sa vitrine le WWF sont le bras armé des multinationales de toutes sortes (pétroles, chimiques, agroalimentaire,... et aussi agriculture industrielle). Cependant aucune excuse des états qui acceptent de porter le joug de l'UICN quelque soit leur appartenance politique. Cela forme un tout et c'est bien pour cela qu'il est impossible à l'agriculture Française classée mondialement comme la plus vertueuse d'en faire encore plus tant que l'on acceptera d'importer des produits provenant des pires méthodes d’utilisations d’intrants. (d'autant que les consommateurs s'en foutent : moins la bouffe est chère plus on pollue avec les biens de consommations (iPhone, voyage, grosse bagnole etc..))
Quand à l'agriculture ce n'est pas grand chose face aux industries de toutes sortes. Savez vous que l'arrivée de la voiture électrique (dont le prix est fortement surévalué) cause avec la construction des batteries des dégâts aux nappes et à la biodiversité qui sont incommensurables sans parler de la production électrique à venir?
Et les avions bateaux bétonisation etc etc aucun des moralistes n'en parle. Tous sont tournés vers l'agriculture. Courage, bientôt les usines à bouffes détenues par quelques milliardaires vont remplacer les paysans et ce jour là il faudra fermer sa gueule pour avoir le droit de manger!

ouragan | 31 décembre 2020 à 16h59
 
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Reste un sujet qui interpelle, au chsct on appelle ça, l'arbre des causes.
Quelque chose marche bien depuis des centaines d'années et tout se casse, tiens comme ces a... qui ont appelé leur association le sandre une espèce invasive importée par un connard quelconque et toute la diversité qui nourrissait certaines familles a disparu.
Et la si on couine c'est qu'une nouvelle race de pucerons attaque les betteraves, bon d'ou vient cette saloperie? Encore une espèce invasive pour tout détruire, il serait temps de poursuivre ces criminels qui importent des choses sans le moindre contrôle, voire le faire sciement, comme ce docteur qu'on aurait du mettre de très longues années en prison pour avoir importé la myxomatose, on ne peut pas critiquer ces paysans qui traitent avec les moyens du bord et ne rien faire contre l'importateur de betteraves malades.
Et pour notre tronche ces individus qui se disent Français revenus malades de Wuhan pour semer la bonne terreur, pourquoi ne sont t'ils pas en train de croupir à la santé !

pemmore | 31 décembre 2020 à 18h32
 
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Je vais faire un peu de pub pour un mensuel de couleur verte dont le but premier est de faire voyager son lecteur autour du monde via de très jolies photos et articles. Avez vous lu, dans son numéro de Décembre, l'article qu'il consacre aux abeilles? La conclusion y est sans doute partiellement surprenante.
Je lis ici qu'on oppose une fois de plus le gentil agriculteur bio au très méchant productiviste. Ouragan et Marc07 pointent pourtant le souci de vouloir à tout prix chercher UN UNIQUE responsable : je crains que leur sombre prévision aille plus loin que le souhaité, et que bientôt (le plus tard possible, s'il vous plaît), si de vert il n'existera plus qu'un seul type d'alimentation, il s'agira du funeste "soleil vert" (du nom du film sorti dans les années 70).

nimb | 01 janvier 2021 à 22h20
 
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@ouragan
"Et les avions (...) aucun des moralistes n'en parle."
Je suppose que c'est une plaisanterie? Je vous invite à comparer pour chaque secteur d'activité sa part dans les émissions de GES et celle de son exposition médiatique en la matière. Vous verrez que l'aviation tient la corde et de loin devant l'agriculture dont nul ne demande la mise à mort mais la transformation....

adjtUAF | 04 janvier 2021 à 11h40
 
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@ adjtUAF bien sur je connais l'impact des avions mais pourquoi aucun moraliste n'en parle?
Ce qui m’étonne c'est que selon la science infuse (GIEC et FAO) l’élevage a lui seul émet autant de GES que le transport ce qui déchaîne la fureur des évangélistes sauveurs de la planète contre les paysans qu'ils soient traditionnels ou non.

En effet la propagande, pour les futures usines à bouffe "propres" envisagée par la finance avec la complicité des antispécistes et autres sauveurs de la planète, comptabilise tout ce qui touche à l 'élevage (les pets, la production d'aliments, les bâtiments, le transport etc etc;)
Maintenant imaginez vous que les complices escrolos compte aussi dans les gaz a effet de serre du transport tout ce qui est relatif au transport comme il le font pour l’élevage : extraction du pétrole, des minerais, fabrication des véhicules, bateaux, avions..., des routes, des ponts des rails

ouragan | 04 janvier 2021 à 13h19
 
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Affligeant de médiocrité.

Pégase | 04 janvier 2021 à 15h36
 
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Pour l'élevage d'herbivores, donc une grosse part de GES, le pire est l'élevage de chevaux, ne se mangeant quasiment pas, ne servant pas au transport, et arasant l'herbe soigneusement mieux qu'une tondeuse à gazon, leur organisme est tellement mal fait qu'il doit brouter tout le temps qu'il ne dort pas, il lui faut près de 2 ha chacun si planté en maïs 40 tonnes de co2 par an, sans doute 20 en forêt.
Le propriétaire d'un cheval est plus nuisible qu'un proprio de 4X4 qui s'en sert comme moi 2000/3000 km/an.
Pour la viande rouge comme tout le monde, on en mange de moins en moins, trop long et compliqué à cuisiner.

pemmore | 04 janvier 2021 à 17h37
 
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@ pemmore Heureusement que le ridicule ne tue pas! Vous nous donnez ici la parfaite illustration de l’ignorance destructrice de ceux qui ont perdu toute possibilité d'utiliser leur libre arbitre. La comparaison avec le 4x4 étant le summum. de l'ineptie.
En moyenne montagne (Massif Central), l’introduction de chevaux dans un troupeau de bovins a permis d’améliorer la valeur pastorale et la richesse spécifique du couvert du fait du contrôle des graminées de faible valeur alimentaire par les équins.
Parmi les grands herbivores domestiques, les chevaux sont connus pour hétérogénéiser (diversité des plantes) fortement le couvert végétal.
A l’échelle du système d’élevage équin, conduire ses différentes parcelles selon des modalités de gestion contrastées des couverts devrait être davantage favorable à la biodiversité que de réduire globalement l’intensité du pâturage.
Dans les prairies naturelles humides du Marais Poitevin, des auteurs ont montré que l’accroissement de l’hétérogénéité structurale du couvert lié au pâturage équin permettait une coexistence d’espèces végétales plus importante qu’en pâturage bovin ou EN ABSENCE DE PÂTURAGE.
pour 1 kg d’aliment consommé, la production de méthane est 3 à 4 fois plus faible chez le cheval que chez les ruminants
Les éleveurs disent à 44 % qu'ils seraient obligés de passer le gyrobroyeur en absence d'équins (Lortal et al, 2010).

ouragan | 04 janvier 2021 à 19h17
 
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Pour information, les restrictions apportées à la dérogation limitent voire carrément empêchent l'utilisation de néonics.
C'est le cas de l'interdiction de cultures mellifères succédant à la betterave qui revient en plus à supprimer l'alimentation de ces pauvres abeilles. Du grand n'importe quoi et beaucoup d'agitation pour une aggravation de la situation environnementale...
Comme d'hab' en quelque sorte.
Allez, courage et résilience pour 2021.
Espérons que l'on sorte de la confusion entre agitation et action.
PS: les produits interdits en agriculture sont toujours autorisés contre les puces des chiens et chats. Pas étonnant que les écolos urbains qui papouillent leurs animaux de compagnie retrouvent des néonics dans leurs cheveux...

Albatros | 12 janvier 2021 à 16h37
 
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Cette autorisation gouvernementale ayant plutôt l'air de calmer les nerfs des betteraviers, j'en déduis qu'elle n'est pas si mal calibrée que cela au regard de leurs menus intérêts directs...
Et à la campagne qu'Albatros idéalise (et où je vis, donc je relativise cet idéal...), les vétérinaires ne proposeraient donc pas très exactement les mêmes produits de traitement pour animaux de compagnie ?!
Cette perpétuelle tentative de cliché caricatural présentant les urbains forcément comme des bobos écolos bios stupides et les ruraux comme des gens disposant par nature d'un bon sens infaillible en toute circonstance est parfaitement éculée. L'année commence fort !

Pégase | 12 janvier 2021 à 17h32
 
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Pégase idéalise ses opinions que je ne partage pas. Il n'est pas dans mon tempérament d'idéaliser quoi que ce soit, surtout pas les faux-semblants réglementaires qui ne reviennent pas sur l'ineptie qui consiste à remplacer un produit enrobé (donc non-dispersé) par plusieurs passages de produits aspergés et inefficaces occasionnant davantage de passages de tracteurs dans les champs.
Et vive la vraie campagne !
Je compte bien continuer très fort en 2021 pour contrer l'agribashing permanent qui a cours dans notre pauvre pays désormais importateur de nombre de denrées agricoles du fait de décisions prises sous pression du lobby écologiste anti-agricole.

Albatros | 12 janvier 2021 à 19h16
 
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Je souscris avec sourire la la dernière conclusion d'albatros, même si c'est surtout son idée générale que je retiens, et pas l'exemple en particulier. En effet, mon chat et mon chien sont traités (avec extrême parcimonie) contre les puces avec des médicaments contenant du fipronil. Ce composé est assez efficace contre ces prédateurs, même si je sais qu'il est très agressif tout court contre l'organisme, c'est pour cette raison que je l'utilise en dernier recours sur le corps de mes bestioles. En cas d'infestation massive dans la maison, j'y vais aussi au spray sur les tapis, autant dire que je m'en prends aussi, pas le choix. Ce même composé est par contre interdit en agriculture depuis 2013..... la conclusion d'Albatros est donc prouvée! D'un autre côté, qu'il y ait un nid de puces dans mon terrain est peut être la preuve que des hérissons s'y baladent, et çà, çà me plaît bien!

nimb | 13 janvier 2021 à 06h36
 
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"[...] décisions prises sous pression du lobby écologiste anti-agricole" : voilà qui fleure fort la rhétorique du complot ourdit par d'obscurs groupuscules, que personne n'a d'ailleurs jamais vu et que c'est justement ça qui prouve qu'ils existent et qu'on a forcément raison !!!
Parce qu'avec le ministère de l'agriculture tel qu'il est configuré, l'imperméabilité à l'écologie des ministres successifs qui y sont nommés et la porte qui y est toujours grande ouverte aux deux principaux syndicats agricoles productivistes, un quelconque "lobby anti-agricole" qui s'y serait infiltré n'y survivrait pas plus de 30 secondes tant l'atmosphère lui serait fatalement hostile !
C'est drôle de constater dans ce discours copier-coller de l'argumentaire de la FNSEA que si on est un tant soi peu critique vis-à-vis des dégâts incommensurables du modèle industriel dominant, on se trouve forcément étiqueté "anti-agricole" ou coupable d'agribashing (terme inventé par ce même syndicat et repris en boucle par son service de propagande).
Visiblement, certains ont toujours intérêt à vouloir faire croire qu'il n'existe aucune autre voie possible de production agricole.

Pégase | 13 janvier 2021 à 10h23
 
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Pégase, les "voies" dites "conventionnelles" sont multiples et bien plus variées que vos oeillères ne vous permettent de les voir. Elles se sont adaptées depuis de nombreuses années, sans attendre le visionnaire que vous prétendez être.
Visiblement, certains ont toujours intérêt à vouloir faire croire qu'il faut détruire toute production agricole compétitive et importer.
Et merci de bien vouloir cesser de m'amalgamer à la FNSEA que vous diabolisez sans cesse dans un discours méprisant et suffisant. Je suis parfaitement capable de penser par moi-même.
Sincères salutations.

Albatros | 13 janvier 2021 à 11h23
 
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pour la nouvelle année, je propose un jeu :
retrouver le nombre incommensurable de fois ou le cheval ailé assimile ses contradicteurs à des militants FNSEA.
Quand on sait que La FNSEA compte 47% des agriculteurs et que 38% d'entre eux n'adhérent à aucun syndicat, on peut se représenter ce que serait la démocratie avec une écurie de cheval ailé zélé qui plus est. Rappeler vous les sombres périodes de notre histoire ou soit les contradicteurs, soit les indésirables, soit ceux qu'il était bon d'écarter, étaient assimilé à une minorité afin de justifier la propagande étatique du nettoyage...

ouragan | 13 janvier 2021 à 11h46
 
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"[...] notre pauvre pays désormais importateur de nombre de denrées agricoles [...]" : tout le monde ne semble pas être au courant que les céréaliers français exportent en ce moment gros de blé et maïs, notamment vers la Chine.
Certains, dans notre "pauvre pays", continuent de très bien y vivre...

Pégase | 13 janvier 2021 à 12h07
 
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Concernant le fameux syndicat ("celui dont on ne peut pas dire le nom" : un peu comme dans Harry Potter ?!), c'est la rançon de la gloire, ouragan. On ne marque pas ainsi puissamment les campagnes françaises et les politiques agricoles depuis des décennies sans également laisser quelques traces dans l'esprit des gens.
On récolte souvent ce que l'on sème.

Pégase | 13 janvier 2021 à 12h12
 
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@ouragan
Il est un fait que la FNSEA est le syndicat majoritaire des exploitants agricoles (si ce n'est des paysans...); ceci peut s'expliquer en partie par sa porosité si ce n'est sa mainmise (avec les avantages associés) sur les ministères de l'agriculture qui se succèdent depuis des décennies (et auxquels elle a généreusement donné plusieurs ministres - j'imagine la tête de certains si la gauche (la vraie) avait nommé ministre du travail des anciens secrétaires généraux de la CGT...). Au demeurant son caractère représentatif, qui fonde sa légitimité, ne lui confère aucune vérité révélée et encore moins l'interdiction de la critiquer - art que Pégase pratique, je le concède, avec quelque rugosité...
Quant à vos déductions futuristes, elles révèlent surtout votre incapacité à débattre par le recours classique à la diabolisation caricaturale de son contradicteur...

adjtUAF | 13 janvier 2021 à 12h44
 
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Ouragan ,pouvez vous préciser les règles de votre jeu pour la nouvelle année? ,ceci pour que nous puissions peut être jouer ensemble ! ......,en partenaires .....,ou adversaires ???

Bionature | 13 janvier 2021 à 16h47
 
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@ bionature les règles consistent à examiner les réponses de ceux qui classent systématiquement tout contradicteur, voire simplement toute personne qui émet une opinion différente, dans une bulle restrictive en portant un jugement sans aucun fondement. A ma connaissance il y a très peu de candidature à examiner parmi ceux qui postent sur ce site. Il est possible que cela me soit arrivé personnellement, (méa culpa bien que je ne le pense pas) mais lorsque cela devient systématique il n'y a ma connaissance qu'un seul orateur qui corresponde à cette monocratie intellectuelle.
Biens sur il peut et même il doit y avoir des partenaires et des adversaires dans cette recherche, cela permettra de confirmer ou infirmer mes observations.
Pour simplifier les recherches les mots clefs suivant sont très utiles:
FNSEA, Chasseurs, bistrots...

ouragan | 13 janvier 2021 à 18h58
 
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Aurions-nous donc à faire avec ouragan à une plume toujours bienveillante envers autrui, un débatteur à la rare courtoisie, un vrai gentleman du débat d'idées ? Qui ne s'abaisserait pas à qualifier ses contradicteurs "d'idiots utiles" lorsqu'il se trouve à bout d'arguments, par exemple... Impensable !
Qu'il déteste être mis devant ses contre-vérités, ses affabulations ou contrarié dans son acharnement sans nuances à vilipender le milieu écologiste qui, à ses yeux, à surtout le tort d'exister, c'est son droit. Mais, de grâce, qu'il ne nous joue pas là-dessus l'air du censeur donneur de leçons qui décide unilatéralement des règles du débat, se plaçant ainsi de lui-même au-dessus de la mêlée mais n'hésitant pas à projeter ses propres défauts sur ses contradicteurs.
Proposer ainsi qu'il le fait sur le forum d'un site d'information grand public de très bonne tenue - et non un réseau social défouloir - un "jeu" dont il définit seul les "règles" et visant à dénigrer spécifiquement l'un de ses contradicteurs est en effet très éclairant quant à la "philosophie" du personnage.

Pégase | 14 janvier 2021 à 13h23
 
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