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Automobile : la prime à la conversion et le bonus actuels seront prolongés jusqu'au 30 juin 2021

Alors que le Gouvernement envisageait de restreindre la portée de la prime à la conversion et du bonus écologique à compter du 1er janvier 2021, il recule de six mois pour prolonger l'appel d'air en faveur de la filière automobile.

Transport  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

À l'occasion d'un point de suivi du plan de relance automobile au sein du comité stratégique de filière, le ministère de la Transition écologique a annoncé que la prime à la conversion et le bonus actuellement en vigueur seraient prolongés jusqu'au 30 juin 2021 alors qu'ils devaient être restreints à compter du 1er janvier 2021. « Ce délai supplémentaire est une réponse au reconfinement qui risque à nouveau d'affecter les ventes de véhicules », explique le ministère. En revanche, le renforcement du malus ne sera pas décalé et l'entrée en vigueur d'un critère poids est toujours prévu pour janvier 2022.

Ces aides à l'achat sont en effet le premier outil sur lequel s'appuie le Gouvernement pour soutenir la demande automobile. Depuis le 1er juin 2020, le bonus pour l'achat de véhicules électriques (VE) de moins de 45 000 euros a été rehaussé de 6 000 à 7 000 euros pour les particuliers. Il est passé de 3 000 à 5 000 euros pour les professionnels. Un bonus de 2 000 euros a été mis en place pour l'achat d'un véhicule hybride rechargeable (VHR) dont l'autonomie est supérieure à 50 kilomètres et le coût inférieur à 50 000 euros.

Quant à la prime à la conversion, elle a été renforcée en juin et juillet 2020 dans le cadre du plan de relance pour revenir à son niveau habituel depuis août. Ainsi, depuis le 2 août, le barème est le suivant pour la mise au rebut d'un véhicule classé Crit'Air 3 ou plus : 2 500 euros pour l'achat d'un VE ou VHR, et 1 500 euros pour l'achat d'un véhicule thermique « récent ou peu polluant ». Avec un doublement des primes pour les ménages les plus modestes.

Restrictions à compter du 1er juillet 2021

A compter du 1er juillet 2021, ces deux outils seront restreints à l'achat de véhicules « peu polluants ». Ainsi, seul l'achat d'un véhicule électrique, hybride rechargeable ou classé Crit'Air 1 pourra donner droit à la prime. La mise au rebut de véhicules plus récents (Crit'Air 3) donnera aussi droit à la prime désormais : « avec cette mesure, 50 % du parc automobile français sera éligible à la prime », détaille le ministère.

Le bonus sera lui aussi modifié « pour tenir compte des gains de compétitivité des véhicules électriques et hybrides rechargeables ». Les montants seront réduits de 1 000 euros au 1er juin 2021. Une baisse en janvier 2022 est également prévue.

La course au million

Selon le ministère, ce soutien à l'offre porte ses fruits : « on s'est fixé un objectif de 100 000 véhicules électriques immatriculés durant 2020, on y arrive avec 78 100 ventes sur les huit premiers mois. On est sur la bonne trajectoire pour atteindre un parc total de VE ou VHR d'1 million d'ici fin 2022 ». Selon les derniers chiffres de l'Avere, la France compte 345 000 véhicules VE ou VHR en circulation au 30 juin 2020. Pour atteindre le million, les Français devront s'équiper à vitesse « grand V ». Pour cela, le Gouvernement mise sur d'autres types de soutien.

Ainsi, il maintient la mise en place d'une aide de 1 000 euros pour l'achat de véhicules électriques d'occasion. Elle entrera en vigueur « dès la publication du décret dont la signature est en cours ». Quant au micro-crédit envisagé pour aider les ménages les plus modestes à financer le reste à charge, il sera opérationnel début 2021.

Et pour rassurer les acheteurs sur la disponibilité des bornes de recharge, il rappelle son objectif de soutenir l'installation de 100 000 bornes d'ici fin 2021, contre 30 000 existantes au 31 mai 2020. Un groupe de travail interministériel, sous l'égide du ministère de la Transition écologique et associant étroitement la filière, sera mis en place pour suivre la réalisation de ces objectifs et se réunira sur une base mensuelle.

Réactions1 réaction à cet article

 

Imposer à tout prix (pour les finances publiques) le véhicule électrique aujourd'hui comme l'Etat a imposé à tout prix (pour nos bronches également) au début des années 2000 la diéselisation du parc automobile.
Alors que la technologie GPL, nettement moins polluante, semblait pleine d'avenir, tout a été fait pour la plomber... Il est vrai qu'elle porte un pêché originel pour Bercy : elle est trop peu génératrice de recettes fiscales !

Pégase | 09 novembre 2020 à 13h22
 
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