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Plan vélo : + 30 % de pistes cyclables en trois ans

Les ministres Barbara Pompili et Jean-Baptiste Djebbari ont dressé un bilan des trois ans de mise en œuvre du plan en faveur du vélo. Les pistes cyclables se sont allongées d'un tiers et 850 millions d'euros seront alloués au développement de la pratique.

Transport  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com
Plan vélo : + 30 % de pistes cyclables en trois ans

Lancé en 2018 par le gouvernement, le plan national pour développer le vélo et les mobilités actives souffle ses trois bougies, ce mardi 14 septembre. « Ce quinquennat aurait été celui de la naissance d'une nation du vélo », a déclaré Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, lors d'une conférence de presse, tout en concédant qu'il « reste du chemin à parcourir ». L'objectif de ce plan est en effet de tripler l'usage du vélo d'ici à 2024, en passant sa part modale de 3 % actuellement à 9 %.

850 millions d'euros alloués au vélo

En mobilisant des aides financières débloquées par l'État, « la culture » du vélo « s'est largement diffusée en France » et les « chiffres parlent d'eux-mêmes », a souligné Mme Pompili. Ainsi, les déplacements à vélo ont augmenté de près de 30 % sur l'ensemble du territoire depuis 2019 dans les villes et le péri-urbain, et de 15 % en milieu rural. En trois ans, le linéaire de pistes cyclables et de voies vertes a aussi progressé de 30 %, a ajouté la ministre. Ce sont 13 000 km de pistes qui ont « émergé en plus depuis fin 2017 », a précisé de son côté le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Soit aujourd'hui 53 000 km d'infrastructures cyclables déployées. Barbara Pompili a mis en avant le niveau d'investissements « inédit » du gouvernement en faveur de la petite reine. En trois ans, 600 millions d'euros ont ainsi été mobilisés. « Et avec le fonds "Mobilités actives", le plan de relance et les certificats d'économies d'énergie (CEE), près de 250 millions supplémentaires seront engagés fin 2021 et courant 2022 » a indiqué la ministre. D'ici la fin du quinquennat, le gouvernement aura donc investi 850 millions d'euros.

Pour rappel, créé dans le cadre du Plan vélo et doté de 350 millions d'euros, le fonds national « mobilités actives » a pour objectif de soutenir, accélérer et amplifier les projets de création d'itinéraires cyclables au sein des collectivités. Ce fonds a déjà accompagné 533 projets. « Nous allons amplifier encore notre action avec le lancement d'un quatrième appel à projets, qui sera doté de 50 millions d'euros », a annoncé M. Djebbari. Cette enveloppe s'ajoute aux 150 millions du Plan de relance destinés à « financer les infrastructures cyclables et la sécurisation des stationnements de vélos, notamment aux abords des gares ».

Les confinements ont dopé l'usage du vélo

 
Ceux qui ont essayé le vélo durant les confinements l'ont essayé de façon durable.  
Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports
 
Parallèlement, la crise sanitaire a donné « une nette impulsion » à la pratique du vélo accompagnée par le déploiement de pistes cyclables temporaires, soulignent les ministres. « La pratique du vélo a été importante, notamment pendant la période des confinements et nous avons aidé toutes les collectivités qui le souhaitaient à mettre en place des « coronapistes », à Paris et dans d'autres territoires », a rappelé Jean-Baptiste Djebbari. « Ceux qui ont essayé le vélo durant cette période l'ont essayé de façon durable », a-t-il ajouté. À l'occasion du déconfinement, plus de 600 kilomètres de pistes cyclables temporaires ont ainsi été réalisés : « 80 % ont été ou seront pérennisés », selon le ministère de la Transition écologique.

Les CEE en soutien

Les certificats d'économies d'énergie (CEE), financés par les fournisseurs d'énergie, sont aussi mobilisés pour soutenir la pratique du vélo et développer la cyclo-logistique. « On veut continuer à orienter les programmes CEE vers le vélo car ils permettent d'enclencher des dynamiques », a déclaré Barbara Pompili. Lancé en mai 2020, le « coup de pouce vélo » a ainsi permis la réparation de plus de 2 millions de bicyclettes. De même, 15 000 places de stationnement ont été créées et plus de 6 000 cyclistes formés à travers tout le pays, a -t-elle précisé. Elle a également rappelé le programme CEE « Objectif employeurs pro-vélo » destiné aux entreprises afin de favoriser l'usage du vélo pour les trajets domicile-travail. Celui-ci a été créé par la Fédération des usagers de la bicyclette (Fub) avec le soutien de l'Agence de la transition écologique (Ademe).

Barbara Pompili a en outre annoncé la sélection de 254 territoires, dans le cadre du programme CEE « Avélo 2 » porté par l'Ademe et doté de 25 millions d'euros. Un appel à candidatures avait été lancé, en mars 2021, pour accompagner les territoires à définir et animer leur politique cyclable. Ces projets « permettent de cibler les besoins, pour diffuser la pratique du vélo avec des infrastructures sécurisées au sein des petites collectivités, en dehors des grosses agglomérations », a expliqué la ministre. Dès ce mois de septembre, l'Ademe accompagnera les territoires lauréats situés en métropole et en Outre-mer. De même, les programmes financés par les CEE « Alvéole+ » et « ColisActiv' », portés par la Fub, seront étendus et poursuivis.

Par ailleurs, la loi Climat, promulguée fin août dernier, a élargi la prime à la conversion (jusqu'à 1 500 euros) aux vélos à assistance électrique et renforcé le bonus (jusqu'à 1 000 euros) pour les vélos-cargos. Ainsi, toutes ces aides « accompagnent une dynamique et les ventes de vélos à assistance électrique (VAE) ont été multipliées par quatre depuis 2016. La demande est bien là », a souligné Barbara Pompili.

Bilan de l'application du forfait mobilités durables

La ministre prévoit également de réaliser un bilan de la mise en place du forfait mobilités durables par les entreprises privées et le secteur public. « On a déjà une avancée importante par rapport à l'indemnité kilométrique vélo qui existait auparavant puisque les employeurs s'en saisissent. Désormais, toute la fonction publique a le droit [à ce forfait]. Je crois beaucoup en cet outil et il faut qu'on y aille "step by step" (pas à pas, ndlr). On dressera un bilan, puis on verra les évolutions susceptibles d'être mises en place », a précisé Mme Pompili. De son côté, le député Matthieu Orphelin demande sa généralisation. Ce bilan « devait être terminé en juin 2021 afin de le rendre obligatoire par ordonnance avant fin 2021, comme prévu par la loi d'orientation des mobilités (LOM) (de décembre 2019) », a critiqué le député sur Twitter.

Pour rappel, ce forfait permet aux employeurs du secteur privé de prendre en charge jusqu'à 500 euros par an et par salarié les frais de déplacement sur le trajet domicile-travail effectué à vélo ou en covoiturage. Il est également mis en place dans la fonction publique à hauteur de 200 euros par an et par agent. À ce jour, 30 % des entreprises sondées déclareraient avoir mis en place ce forfait, selon le ministère de la Transition écologique.

Réactions8 réactions à cet article

 

Pour arrêter les inondations il faut des digues, ni des vélos ni des voitures électriques ni des éoliennes mais des digues ... les fameuses digues que le ministère de la transition écologique fait détruire massivement sur toute la France au nom de l'écologie ... cherchez l'erreur !

En pleine alerte sécheresse, le Gard vient de recevoir 200mm de pluie, 10 fois la consommation d'eau de la région (irrigation comprise ), autrement dit avec 10% du volume des inondations on ne parlerait plus jamais de sécheresse ! vite des réserves collinaires ou ça va être l'enfer !

laurent | 15 septembre 2021 à 09h10
 
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J'en sent qui vont se sentir couverts de honte, + de 1800 km de pistes cyclables en Vendée!
par contre globalement c'est la moyenne nationale pour l'ouest de la France. 500 km.
A décharge, le dimanche ça grouille d'imbéciles décorés comme des voitures de rallye, ne roulant jamais en file indienne et n'utilisant pas les rares et fichues pistes ayant ruiné le village, tant que la loi ne s'appliquera pas, exemple saisie administrative retour à pieds je resterais contre.
Un vélo même à 50000€ n'a rien à foutre s'il le peut sur nos routes, chacun chez soi.
Un code de la route limités aux seuls automobilistes?, Berk!

pemmore | 15 septembre 2021 à 10h09
 
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Il faut encore de l'énergie pour produire des vélos, pourquoi ne faisons nous pas un plan de marche à pieds ce qui serait un progrès considérable pour la planète, on arriverait à zéro émission de carbone comme au moyen âge.

le papet | 15 septembre 2021 à 11h37
 
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Pistes cyclables... le plus souvent des bandes concédées au vélo, marquées d'un trait de peinture ou d'une vague bordure, prélevées sur les trottoirs ou les chaussées, et non pas prévues sur un plan d'aménagement global (le pire en la matière, les voies Covid)... qui comme telles ne sont pas respectées, servant de bande de stationnement (taxis, livreurs) ou de zones de divagation (chiens, poussettes, smartphoneurs, etc.). Il y a encore du chemin à faire avant de claironner !

dmg | 15 septembre 2021 à 17h36
 
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Pour la Vendée mais d'autres départements de l'ouest il éxiste beaucoup de réelles pistes ou routes cyclables inaccessibles aux voitures et camions, la grande mode est de transformer les anciennes lignes de chemin de fer (côtes o%), on devrait bientôt faire de Basouges la flèche le Grand Lucé Montval troo et montoire dans le futur.
Mais c'est cher de l'ordre de 100000€ le km.

pemmore | 15 septembre 2021 à 23h44
 
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Quand je lis "développement de la pratique du vélo", je n'arrive pas à obtenir de données sur le but de cette pratique : ludique ou utilitaire? Le gain du ludique est bon pour la santé du pratiquant. Mais le gain en pratique "utilitaire" ( déplacements professionnels, achats, etc...) est, à mon sens, la plus valorisable... les études parlent-elles dans ce sens?
Juste un remarque pour pemmore et les fameuses bandes cyclables. J'ai pratiqué le cyclotourisme en groupe, il nous est permis de rouler à 2 de front, c'est officiel. C'est cependant vrai que se retrouver derrière un peloton de 20-30 cyclistes peut se retrouver pénible pour pouvoir les doubler, surtout que certains pratiquants profitent de l'effet de groupe pour se comporter hors de tout civisme. Néanmoins, à cette époque, je n'allais que très rarement sur les pistes cyclables, c'était le meilleur moyen d'y crever mes boyaux , car elles étaient très rarement nettoyées de tous les détritus s'y trouvant (déchets verts, verres cassés, gravillons, etc..).
Ne pas oublier qu'à la base, hors voies à grande vitesse, il doit toujours être possible de faire cohabiter 2 roues et 4 roues. Ca ne rime à rien de doubler le réseau routier actuel en équivalent pistes cyclables. Et c'est là l'un des soucis de ces pistes actuelles, elles sectorisent les usagers : plus question que l'un empiète sur le domaine de l'autre.

nimb | 16 septembre 2021 à 09h55
 
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Et si on programmait cinq voies séparées, une pour les piétons, une pour les cyclistes et trottinettes, une pour les scooters et motos, une pour les voitures et une pour les camions. Et tout le monde sera heureux. car lorsque je roule en voiture, tous les autres utilisateurs de ma route m'énervent , car ils n'ont pas les mêmes réflexes et automatises que moi.

le papet | 16 septembre 2021 à 11h32
 
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Bien sur vous avez le droit de rouler à deux de front, ce qui interdit par le code c'est trois de front.
Mais en cas de dépassement le code vous oblige à revenir en file indienne et nous (ce que je ne fais plus mais mon fils oui clacksonner pour prévenir)
Vous avez déjà vu les vélos respecter le code?
Je me serre bien quand on veut me dépasser
Ma famille fait du vélo depuis le grand bi on n'a jamais roulé à deux de front trop risqué et distance de sécurité évidement/

pemmore | 16 septembre 2021 à 15h22
 
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