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Actu-Environnement

Les plans de relance sont l'occasion de combiner santé et transition climatique

Risques  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

« De nombreux » plans de relance économique post-Covid-19 « ne sont pas compatibles avec l'Accord de Paris » sur le climat de 2015 et auront « des implications sanitaires à long terme ». C'est l'un des constats alarmistes de l'édition 2021 du « Lancet Countdown ». Publié ce 21 octobre par la revue scientifique Lancet, ce rapport annuel traite des effets du changement climatique sur la santé, surveillés à l'aide de 44 indicateurs.

Ce rapport intervient alors que s'ouvre le 31 octobre, la Conférence internationale sur le climat (COP 26), à Glasgow (Écosse). Les auteurs estiment qu'une action « urgente » est nécessaire pour intégrer la lutte contre le changement climatique dans les plans de relance post-Covid-19, mis en œuvre par les pays qui engagent des « milliers de milliards de dollars ». Le rapport exhorte les dirigeants politiques et les décideurs à utiliser ces dépenses publiques pour « réduire les inégalités ». « Encourager une relance verte, en créant de nouveaux emplois liés à la transition climatique et en agissant pour préserver la santé, créera des populations bien portantes aujourd'hui et à l'avenir », soulignent les auteurs. De même, les émissions de carbone doivent être « rapidement réduites pour améliorer la santé et assurer un avenir plus équitable et durable », plaident-ils.

De nombreux pays « sont mal préparés » aux effets du changement climatique sur la santé, prévient aussi le rapport. Une petite moitié de ceux interrogés (45 des 91) déclarent disposer d'un plan ou d'une stratégie nationale en matière de santé et de changement climatique.

« Alors que la crise de la Covid-19 se poursuit, chaque pays est confronté à un aspect ou à un autre de la crise climatique. Le rapport 2021 montre que les populations de 134 pays ont connu une augmentation de leur exposition aux incendies de forêts. Des millions d'agriculteurs et d'ouvriers du bâtiment ont perdu des revenus parce que, certains jours, il fait trop chaud pour qu'ils puissent travailler. La sécheresse est plus répandue que jamais », alerte le professeur Anthony Costello, directeur exécutif du rapport. « Il est encore temps de prendre une autre voie et de créer un avenir plus sain pour nous tous », conclut Marina Romanello, auteure principale du rapport.

Réactions4 réactions à cet article

 

Sur tous les continents ce sont uniquement les zones sèches qui brulent, sur tous les continents les zones sèches subissent des inondations ...
Depuis plus de 30 ans les climatologues disent bien, qu'avec le dérèglement climatique, il n'y aura pas moins d'eau mais une dégradation de la répartition annuelle des pluies : inondations et sécheresses, exactement le scénario qui s’installe durablement en France et partout dans le monde ... toutes les désertifications commencent par l’alternance d'inondations et de sécheresses ! Les symptômes climatiques que nous subissons correspondent exactement à ceux d'une désertification : disparition de la couverture végétale ! La solution est très simple, accessible à tous les pays et pratiquement gratuite : la végétalisation massive des surfaces exposées au soleil au rythme des saisons donc des forêts de feuillus ! L'énergie du futur c'est la photosynthèse, elle existe depuis des millions d'années et elle entretient tous les cycles du vivant, une surface qui ne fait pas de photosynthèse agit comme un désert sur le climat et la biodiversité ! https://www.mediaterre.org/actu,20210526073739,1.html
« si tu plantes des conifères achète des canadairs » Depuis plus de 30 ans l’ONF fait planter des conifères parce que ça consomme moins d’eau, résultat ça évacue moins de chaleur, apporte moins de pluie et brule tous les étés ...

laurent | 22 octobre 2021 à 09h29
 
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Ce n'est pas la sécheresse qui fait disparaitre la végétation mais la disparition de la végétation qui coupe le cycle de l'eau et provoque la sécheresse. Sur les continents les deux tiers des pluies proviennent de la végétation, un bassin versant doit donc réserver les deux tiers des précipitations à l'entretient du cycle : évapotranspiration ! Les rivières sont le drainage naturel des bassins versants donc si une rivière rejette plus d'un tiers des précipitations mathématiquement la végétation n'aura pas assez d'eau pour entretenir le cycle. Un bassin versant se vide par sa rivière et se remplit grâce à la végétation, il suffit de contrôler et de réguler le débit de la rivière pour ne plus jamais manquer d'eau. Contrairement aux idées reçues, c'est en augmentant la densité végétale qu'on évite les sécheresses, le maximum étant la forêt de feuillus.
Il n'existe qu'une seule méthode pour se protéger des inondations : capter les ruissellements de surface le plus en amont possible des bassins versants (réserves collinaires, bassins d'expansion des crues, bassins de rétention, etc ...), autrement dit retenir en Amont au lieu d'évacuer en Aval ! c'est en retenant l'eau en amont des bassins versants qu'il n'y aura plus d'inondation et donc mathématiquement plus de sécheresse et plus de canicule !

On aura sauvé la planète quand les continents seront des océans de verdures en plein été !

laurent | 22 octobre 2021 à 10h23
 
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laurent, j'apprécie votre ténacité et votre constance. Vous avez raison. En France, on n'a pas besoin d'un "Varenne", tout comme on n'a jamais eu besoin d'un "Grenelle".
Il faut une gestion locale intelligente de l'eau et normalement les Agences de l'eau sont là pour ça. Malheureusement, leur fonctionnement est pour le moins pollué par des idéologies prétendument vertes qui ont pour effet de les encrasser de bureaucratie idéologisée.

Albatros | 22 octobre 2021 à 11h39
 
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merci Laurent pour ces messages de bon sens

MNM | 22 octobre 2021 à 12h06
 
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