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L'UE veut promouvoir la coexistence entre l'homme et les grands carnivores

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

L'ours brun, le loup, le glouton ou encore le lynx d'Europe… la Commission européenne a lancé mardi 10 juin une plateforme de concertation sur la coexistence avec ces grands carnivores pour permettre un dialogue au niveau de l'UE sur les conflits créés dans certaines régions par la présence de ces espèces.

Après une longue période pendant laquelle le nombre d'individus appartenant à ces espèces "a diminué, on assiste à une recrudescence de ces populations animales, or leur coexistence avec l'homme peut poser problème", indique Bruxelles. Les tensions sont vives entre "pro et anti" grands carnivores. Le retour de ces espèces soulève des questions en matière de conservation mais également sur ses conséquences pour les agriculteurs, les éleveurs et les chasseurs.

En France, le loup continue à diviser éleveurs - qui dénoncent une hausse de leurs attaques - et naturalistes autour de la régulation des populations. Fin 2012, la Commission européenne a ouvert une procédure d'infraction contre la France pour "manquement à ses obligations de protection" de l'ours brun des Pyrénées. L'ex ministre de l'Ecologie Philippe Martin a confirmé en février dernier l'élaboration d'un nouveau plan Ours en 2014 après concertation.

La nouvelle plateforme réunit agriculteurs, défenseurs de l'environnement, chasseurs et scientifiques "afin qu'ils puissent échanger des idées et des bonnes pratiques sur la manière de partager un même territoire avec les grands carnivores".

"Nous devons traiter nos voisins naturels avec respect mais nous devons également tenir compte des préoccupations de ceux dont les vies sont réellement affectées par leur proximité immédiate. Je tiens à féliciter les organisations qui ont travaillé ensemble pour mettre en place cette plateforme importante, qui constitue une avancée majeure sur la voie d'une coexistence pacifique", a déclaré Janez Potočnik, commissaire européen chargé de l'environnement.

Huit organisations ont signé un accord dans le cadre de cette plateforme : CIC (Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier), COPA-COGECA (agriculteurs européens), ELO (organisation européenne des propriétaires terriens); Fédération Europarc, FACE (Fédération des associations de chasse et conservation de l'Union européenne), Renne Association des éleveurs, UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et WWF (Fonds mondial pour la nature).

"Le retour des grands carnivores dans de nombreuses régions d'Europe est la preuve d'une politique de conservation réussie (…) Les directives Nature de l'Union européenne, telles que la directive Habitats, ont joué un rôle crucial dans ce domaine. Cette amélioration globale ne doit pas masquer de grandes disparités géographiques au sein desquelles la France apparaît comme un pays où les grands carnivores restent dans une situation critique à l'image du lynx dans les Vosges ou de l'ours brun dans les Pyrénées", a indiqué Tony Long, directeur du bureau européen du WWF.

Réactions7 réactions à cet article

 

Incroyable de constater la futilité des sujets traités par l'administration européenne alors que des millions de ses habitants sont au chômage et qu'un flot d'immigrés clandestins déferlent sur l'Europe. Le sort des loups, des lynx et des ours est plus urgent.
Pauvre de nous !

Le Glaude | 12 juin 2014 à 12h02
 
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La seule espèce en danger l'homme qui crève de faim.Tous ces politicards payes a rien foutre savent ils quelles misères se cachent dans
notre pauvre France livrée aux ecolocrates insensés .Il y a les grands carnivores et hélas les grands C...

FIRMINOU | 12 juin 2014 à 13h45
 
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Tous ces grands carnivores ont disparu chez nous au siècle dernier. Et aussi au grand soulagement de la population. Jusqu'au jour ou des écologistes sont entrés en jeu pour rétablir dans la mesure du possible les équilbres naturels. Mais les raisons qui expliquaient le soulagement des populations débarrassées des grands prédateurs sont toujours là. Ceux qui sont éloignés de la menace ne veulent pas comprendre ceux qui y sont soumis.
Aujourdh'hui les grands prédateurs n'ont plus vraiment une vie aussi sauvage qu'avant: quand des moutons sont tués l'éleveur reçoit une indemnité.

ami9327 | 12 juin 2014 à 14h45
 
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C'est bien malheureux, mais nous avons besoin de grandes instances pour protéger le peu d'environnement qui nous entoure (faune et flore) vu la plupart des témoignages le " commun des mortel " dans nos pays "modernes" ne pense qu'à son instant présent sans voir l'avenir que nous préparons pour nos générations futures, sans se rentre compte que nous avons toujours eu besoin d'une terre d'accueil vivante et riche, qui nous a nourri! les sciences, les progrès, l'économie, le confort nous font oublier que la nature se gère toute seule! en ne supportant plus le "sauvage", en voulant tout contrôler, plutôt que nous adapter nous détruisons notre fragile équilibre, où les prédateurs ont leur place! Ce n'est pas en supprimant les prédateurs que l'homme survivra! l'égoïsme humain "je"!

danielle | 12 juin 2014 à 16h19
 
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Le jour où un de ces grands carnivores se sera attaqué à un enfant, les écolos seront toujours aussi têtus, et l'UE trouvera un autre sujet pour occuper ses membres, l'épaisseur du papier WC peut-être....

Chantal | 15 juin 2014 à 01h43
 
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A Chantal
Si vous voulez supprimer tout ce qui peut attaquer un enfant,vous devrez vivre dans un système clos, stérile et solitaire! hors nature et société!

danielle | 16 juin 2014 à 13h27
 
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Ceux qui ont mis à genoux l'économie réelle, les perpétuels grincheux, le patron des patrons français qui en rajoute sur la situation de la France, se foutent pas mal du loup et autres animaux sauvages. Je ne vois pas vraiment le rapport entre cette démarche pleine de bon sens de l'UE et les 5 millions de chômeurs en France dont parlent certains.
Au fait, mais cela n'a rien à voir, La Suisse, pays à la main-d’œuvre coûteuse s'il en est, a augmenté ses exportations de montres de 40% en un an. Tandis que nos dirigeants patronaux continuaient de se plaindre. Je suggère également de consulter les statistiques des enfants tués par des Lynx des loups ou des ours en France.
Ne serait-il pas plus utile de s'intéresser plutôt à ceux trop nombreux, tués dans notre beau pays par des chauffards, quand ce n'est pas dans leur propre famille ?

Grand Tétras | 21 juillet 2014 à 23h39
 
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