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Actu-Environnement

Focus sur la valorisation des pneus usagés

L'inauguration du centre collecteur et transformateur de Béziers est l'occasion de revenir sur la filière des pneumatiques usagers, et plus particulièrement sur la problématique des importations non déclarées qui ne participent pas à son financement.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com

Depuis la publication du décret n°2002-1563 du 24 décembre 2002 relatif à l'élimination des pneumatiques usagés, les fabricants sont obligés de recycler chaque année autant de pneus qu'ils en ont mis sur le marché l'année précédente.

Pour répondre à cette responsabilité élargie des producteurs, la Société ALIAPUR SA, a été créée le 30 janvier 2002 à l'initiative de 7 manufacturiers (Bridgestone-Firestone, Dunlop, Kleber, Michelin, Pirelli, Continental et Goodyear), pour prendre en charge la valorisation des PUNR (Pneus Usagés Non Réutilisables) en France.

Valorisation énergétique ou valorisation matière

Dans le schéma normal, les pneus sont collectés auprès des garages et centres auto puis triés dans des centres spécialisés comme celui récemment inauguré à Béziers par la société EU.REC. Objectif : orienter quelques 20.000 tonnes de pneumatiques usagers par an vers la bonne filière de valorisation en fonction de leur état. Pour ceux dont la structure n'est pas endommagée, dit "pneu usagé réutilisable" (PUR), ce sera la filière réemploi en vue du rechapage. Pour les autres (les PUNR), le broyage suivi d'un criblage permet de sélectionner différentes granulométries de déchiquetât qui seront envoyés vers les filières adéquates de valorisation matière (moulages, revêtements de sols synthétiques etc…) ou énergétique (cimenterie …).

Un financement mis en péril par des importations illégales

Pour financer l'élimination des PUNR, chaque pneu mis sur le marché fait l'objet d'une éco-contribution. Problème, pour y échapper, certains distributeurs n'hésitent pas à importer des pneus sans les déclarer, mettant en péril le financement de la filière et créant ainsi des stocks de pneus dit « orphelins ».

Réactions2 réactions à cet article

 

Question toute simple: Que deviennent les métaux lourds sortie des
effluents des cimenteries ,car on ne s'intéresse qu'à leur pouvoir
calorifique! sans parler des émissions toxiques de dioxines.

arthur | 28 avril 2011 à 17h24
 
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S'il y a bien un mode traitement qui ne génère pas de dioxines ou si peu, c'est bien les cimenteries, tellement les déchets sont brûlés à haute température (> 1500°C). Il ne reste rien, même pas des mâchefers. Les métaux lourds sont intégrés dans la masse cristalline du clinker. C'est pas pour rien que le ciment est étiqueté nocif ou irritant. Reste dedans un moment et tu verras les belles brulures...
C'est l'incinération des ordures ménagères et des déchets dangereux dans les incinérateurs qui génère des dioxines car les technologies sont différentes et que les températures de combustion sont moins élevées (800°C pour les OM).

tara84 | 28 avril 2011 à 23h50
 
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