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Des pneus pour favoriser l'écosystème marin : la fausse bonne idée

Depuis les années 80, près de 25.000 pneus stagnent au fond du Golfe-Juan dans les Alpes-maritimes. Ils seront exhumés jusqu'en 2020. Ils devaient initialement servir de récifs artificiels pour supporter la pêche locale.

Reportage vidéo  |  Biodiversité  |    |  Romain PernotActu-Environnement.com

Utiliser des pneus pour stimuler le développement de la faune et la flore marine. Une initiative incongrue ?

Le directeur de l'Agence française pour la biodiversité, Christophe Aubel, insiste pour remettre l'opération dans son contexte : "A la fin des années 70, ça s'est vraiment fait partout dans le monde, aux États-Unis comme au Japon, et bien plus que chez nous".

A l'époque, pas de filière de recyclage pour les pneus. En faire des récifs artificiels apparaît alors comme une solution idéale pour réutiliser cette matière qui ne cesse de s'accumuler dans les décharges.

Le problème malgré les bonnes intentions, l'opération est un échec cuisant. Non seulement les grappes de pneus sont peu investies par les organismes marins, mais elles menacent aujourd'hui d'endommager la flore marine. Pire, en se dégradant, elles pourraient libérer des substances toxiques.

Des tests sont en cours pour contrôler la qualité de l'eau dans la baie. Pour l'instant, aucune solution de remplacement n'est envisagée. L'AFB compte sur une renaturation progressive du milieu.

Réactions1 réaction à cet article

 

Il convient sans doute de remettre ce type d'opération dans son contexte historique : à l'époque, les mers et océans étaient encore considérés de vastes décharges pouvant accueillir une bonne part de nos déchets industriels. Ajoutez une opération de greenwashing (faire passer des déchets pour des récifs artificiels) et vous obtenez une belle cagade transmise aux générations futures !
Mais peu importe : l'opération stimule le PIB (faire et défaire, c'est toujours travailler... et donc encaisser) et permet une opération de com' dans les années 70 et une autre aujourd'hui pour l'enlèvement.
Pendant ce temps, les responsables de l'opération d'immersion à la DDE de l'époque coulent très certainement une retraite paisible.

Pégase | 28 septembre 2018 à 12h51
 
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