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Santé-environnement : le plan national serait-il insuffisant ?

La version définitive du Plan national santé environnement a été publiée sur le site du ministère de l'Ecologie. Si des associations saluent certaines avancées, elles le considèrent encore comme insuffisant.

Risques  |    |  Dorothée LapercheActu-Environnement.com

Après une période de consultation jusqu'au 17 octobre, la version définitive du troisième Plan national santé environnement (PNSE 3) a été publiée sur le site du Ministère de l'Ecologie. Cette dernière mouture vient valider et compléter les grandes lignes tracées au préalable.

Concernant les champs électromagnétiques, ce document précise que l'étude sur l'hypersensibilité aux champs électromagnétique (lancée suite à la table ronde radiofréquence, santé, environnement) sera finalisée et que les résultats seront diffusés auprès des professionnels de santé. Le PNSE 3 indique également que l'expertise spécifique de l'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses), débutée en 2014, sera achevée (un nouvel appel à projet sur ces questions a par ailleurs été lancé le 20 novembre).

A travers le concept d'"Une seule santé", le plan compte "renforcer les liens entre la santé humaine, la santé animale et la gestion de l'environnement", mieux prendre en compte les risques accrus d'épidémies de maladies transmises par des vecteurs, et introduit dans la version définitive le contexte du changement climatique.

"Le PNSE 3 est un plan d'action intéressant mais il est insuffisant pour porter la politique santé environnement en France : c'est une politique encore trop confidentielle qui mériterait d'être intégrée en tant que telle dans la politique générale de santé, souligne toutefois Justine Roulot, chargée de mission Politiques de la biodiversité de l'association Humanité & Biodiversité, ces enjeux devraient également être pris compte dans les autres politiques sectorielles qu'elles soient agricoles, industrielles, etc".

Un manque d'actions concrètes

Perturbateurs endocriniens, qualité de l'air, gestion des sols, pesticides, nanomatériaux, santé et biodiversité, ou encore l'organisation d'une recherche multidisciplinaire, le document reprend et développe les différents programmes de recherche à mener.

"Hormis certains sujets ou nous savons peu de choses et la recherche est nécessaire comme les effets cocktails ou les perturbateurs endocriniens, ce plan manque d'actions immédiates", déplore Pierre Souvet, Président de l'Association Santé Environnement France (ASEF).

Nouveau programme de réduction des émissions de polluants atmosphériques (Prepa), recherche de perturbateurs dans les jouets et articles de puériculture, doses d'antibiotiques dans l'alimentation animale, évaluation de l'exposition à l'ambroisie : pour lui, plus que des études, ces mesures auraient nécessité des plans d'actions concrètes.

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