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Le potentiel d'économie d'énergie du secteur du bâtiment est confirmé par un rapport du PNUE

Un nouveau rapport du PNUE confirme que des gains considérables peuvent être réalisés dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique en réduisant la consommation d'énergie et en améliorant l'efficacité énergétique des bâtiments.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Dans un récent rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) intitulé « Bâtiments et Changement Climatique : Etat des lieux, Enjeux et Opportunités », l'organisation internationale démontre qu'une combinaison appropriée de réglementations gouvernementales associée à un plus grand usage des technologies de réduction de la consommation d'énergie et à des changements de comportements peuvent considérablement réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2) du secteur du bâtiment. L'Initiative Construction Durable (SBCI), le groupe de travail du PNUE rédacteur de ce rapport, est ainsi convaincu qu'il l'existe de nombreuses opportunités qui permettent aux gouvernements, aux industries et aux consommateurs de prendre les mesures appropriées au cours du cycle de vie des bâtiments pour réduire les impacts du réchauffement climatique.

Pour convaincre, le rapport se base sur la situation de l'Europe. Le rapport soutient que plus de 20% de la consommation d'énergie et plus de 45 millions de tonnes de CO2 par an pourraient être évitées d'ici 2010 par la mise en œuvre de normes plus ambitieuses pour les bâtiments existants et neufs. L'efficacité énergétique, alliée à des modes de production d'énergie plus propres et renouvelables, est un des piliers sur lequel un monde « décarbonisé » se dressera ou s'effondrera, a déclaré Achim Steiner, Secrétaire-général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE.
Au niveau mondial, le rapport estime, avec prudence, que le secteur de la construction pourrait éviter l'émission de 2 milliards de tonnes de CO2 grâce à une politique d'efficacité énergétique plus agressive soit près de trois fois le volume de réduction prévu par le Protocole de Kyoto, rappelle Achim Steiner. Le secrétaire général est donc convaincu que les économies pouvant être réalisées aujourd'hui sont potentiellement considérables, et que le coût de leur mise en œuvre peut être relativement faible si un nombre suffisant d'acteurs gouvernementaux, industriels et de citoyens s'engage.

En outre, le rapport rappelle qu'au cours du cycle de vie d'un bâtiment, la majorité de l'énergie est consommée durant la phase d'utilisation. Autrement dit, lorsque l'énergie est utilisée pour chauffer, climatiser, éclairer, cuisiner, ventiler, etc. C'est pourquoi, partant de cette constatation, le rapport encourage l'utilisation accrue de l'isolation thermique, de l'énergie solaire et des équipements électriques plus efficaces sans oublier une sensibilisation importante des habitants. Selon Olivier Luneau, Président de SBCI et Directeur Développement Durable de Lafarge, pour améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, il n'est pas forcément nécessaire d'avoir recours à des solutions technologiques très avancées et très onéreuses. Olivier Luneau cite notamment en exemple l'orientation solaire et la ventilation naturelle, l'amélioration de l'isolation de l'enveloppe du bâtiment, l'utilisation de matériaux de construction recyclables, l'adoption de tailles et de formes de bâtiments adaptées à l'utilisation souhaitée, etc.

Cependant, outre les technologies, le rapport du PNUE rappelle que les politiques gouvernementales ont également un rôle important à jouer notamment pour les prix de l'énergie, les codes de construction et les incitations financières qui encourageraient les réductions d'émissions liées à la consommation. Mais les outils à mettre en œuvre seront divers et variés et spécifiques à chaque région du monde. Dans les pays développés, le principal défi consiste à réduire les émissions essentiellement des bâtiments existants alors qu'en Chine ou près de 2 milliards de mètres carrés sont construits chaque année, le défi consiste à passer directement à l'utilisation de solutions de construction plus efficaces en énergie.

En France, rappelons que le secteur de la rénovation bénéficie d'une toute nouvelle réglementation thermique spécifique à son secteur à travers le décret n° 2007-363 du 19 mars 2007. Ainsi, à compter du 1er novembre prochain, tous les travaux de rénovation devront aboutir au respect d'un seuil d'exigence qui sera fixé prochainement. Cette disposition concernera l'enveloppe du bâtiment, le chauffage, la production d'eau chaude sanitaire, le refroidissement, les équipements d'énergie renouvelable, la ventilation et d'éclairage des locaux.
Dans le cas de la rénovation d'un bâtiment d'une surface supérieure à 1.000 m2* et dont le coût des travaux est supérieur à 25% de sa valeur, le maître d'ouvrage devra améliorer sa performance énergétique en réalisant une étude de faisabilité technique et économique des diverses solutions d'approvisionnement en énergie pour le chauffage, la ventilation, le refroidissement, la production d'eau chaude sanitaire et l'éclairage des locaux. Cette étude devra examiner par exemple le recours à l'énergie solaire et aux autres énergies renouvelables ou encore le raccordement à un réseau de chauffage ou de refroidissement collectif ou urbain. L'étude devra présenter tous les avantages et les inconvénients de chacune des solutions et justifier le choix effectué par le maître d'ouvrage. Cette obligation sera en vigueur à compter du 1er avril 2008.
Par ailleurs, pour tout permis de construire déposé à compter du 1er janvier 2008 dans le cadre d'une construction de bâtiment nouveau ou de partie nouvelle de bâtiment dont la superficie est supérieure à 1.000 m²*, le maître d'ouvrage devra également réaliser l'étude de faisabilité.

Les modalités d'application de ces nouvelles exigences thermiques et énergétiques seront précisées prochainement dans plusieurs arrêtés.


* surface hors oeuvre nette

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