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Le PNUE lance un appel à agir rapidement pour la planète !

Changements climatiques, taux d'extinction des espèces, faim dans le monde : les menaces les plus graves pour la planète persistent selon le quatrième rapport du PNUE ''Etude globale sur l'environnement'' GEO-4 publié le 25 octobre.

Gouvernance  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
Le quatrième rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), intitulé ''Etude globale sur l'environnement GEO-4'', évalue l'état actuel de l'atmosphère, de la terre, de l'eau et de la biodiversité et décrit les changements survenus depuis que la Commission mondiale pour l'environnement et le développement (''Commission Brundtland'') ait produit en 1987 son rapport séminal ''Notre futur commun''. Ce rapport de 540 pages est le résultat du travail de près de 390 experts et révisé par plus de 1.000 autres, précise le PNUE. Il compile observations, études depuis 20 ans et établit également des prévisions jusqu'à 2050.

Selon ce rapport, les menaces les plus graves pour la planète, notamment le changement climatique, le taux d'extinction des espèces et la faim persistent. Le PNUE soulève que malgré des avancées dans le domaine de la protection de l'environnement, des problèmes ''persistants'' et chroniques restent sans solution. Des problèmes anciens demeurent et de nouveaux problèmes apparaissent, depuis la hausse rapide de ''zones mortes'' dans les océans jusqu'à la résurgence de maladies anciennes et nouvelles liées en partie à la dégradation de l'environnement, a déclaré Achim Steiner, Secrétaire général adjoint et directeur exécutif du PNUE. Le Programme relève également d'autres problèmes liés à la croissance de la population, à la hausse de la consommation des riches et au désespoir des pauvres.Pendant ce temps, des institutions telles que le PNUE, établies pour s'attaquer aux causes profondes des problèmes, restent faibles et souffrent d'un manque de ressources, a souligné Achim Steiner.

Si selon le PNUE, aucun des problèmes majeurs soulevés dans ''Notre futur commun'' ne connaît de prévisions d'évolution favorables, l'objectif n'est pas de présenter un scénario catastrophe, mais un appel urgent à l'action. GEO-4 préconise la réduction de 60 à 80% des émissions de gaz à effet de serre (GES) et souligne que 60% des écosystèmes de la planète sont endommagés et ne sont plus viables à long terme.

D'après le rapport, trois millions de personnes meurent chaque année dans les pays en développement de maladies liées à la pollution de l'eau, la plupart sont des enfants de moins de cinq ans. La qualité de l'eau décline car elle est polluée par des pathogènes microbiens et des nutriments excessifs, souligne le PNUE. D'ici 2025, les prélèvements d'eau devraient selon les prévisions augmenter de 50% dans les pays en voie de développement et de 18% dans le monde développé. La contamination de l'eau reste la cause la plus importante de maladies et de décès à l'échelle mondiale, indique le rapport.

Le rapport avertit également que la population humaine est désormais si importante que ''la quantité de ressources nécessaires pour la faire vivre dépasse les ressources disponibles''. L'empreinte de l'humanité (c'est-à-dire les besoins relatifs à l'environnement) est de 21,9 hectares/personne, alors que la capacité biologique de la Terre est, en moyenne, seulement de 15,7 ha/personne..., explique-t-il.
La capacité du secteur de la pêche est par ailleurs quatre fois supérieure à ce qui serait viable pour la planète, ajoute le rapport. La consommation de poisson a plus que triplé ces 40 dernières années, mais les prises ont stagné ou décliné depuis 20 ans. Concernant la biodiversité, les espèces meurent cent fois plus vite que ce que montrent les études fossiles et 12% des oiseaux, 23% des mammifères et plus de 30% des amphibiens sont menacés d'extinction. L'introduction d'espèces étrangères ou exotiques est un problème croissant, indique le rapport. Une sixième extinction majeure serait en cours, cette fois-ci causée par le comportement humain, affirme-t-il.

Aussi, GEO-4 recense les effets du changement climatique dans sept régions. En Afrique, la dégradation du sol voire la désertification sont des menaces, selon le rapport qui observe que la production de nourriture par habitant a chuté de 12% depuis 1981. Les priorités pour l'Asie et le Pacifique incluent la qualité de l'air urbain, le problème de l'eau douce, la dégradation des écosystèmes, l'utilisation de la terre agricole et la hausse des déchets. En Europe, la hausse des revenus et le nombre croissant de foyers entraînent une consommation d'énergie plus élevée, une mauvaise qualité d'air urbain et des problèmes de transport. Les autres priorités de la région sont la perte de biodiversité, les changements d'utilisation de la terre et les problèmes d'eau douce. En Amérique latine et aux Caraïbes, les scientifiques observent une biodiversité menacée, des dégâts côtiers et une pollution marine. En Amérique du Nord, le rapport fait état d'une hausse des émissions de gaz carbonique et des problèmes d'eau douce liés aussi au changement climatique.

Il y a eu assez d'avertissements depuis Brundtland. J'espère sincèrement que GEO-4 est le dernier, a souhaité Achim Steiner. Le rapport GEO-4 conclut que si ''les gouvernements doivent être au premier plan, les autres acteurs sont tout aussi importants pour réussir à atteindre le développement durable''. Nous comprenons mieux les défis actuels et le moment est venu d'agir rapidement afin de sauvegarder notre survie et celle des générations futures, a souligné le PNUE.

Réactions7 réactions à cet article

 
Le PNUE lance un appel à agir rapidement pour la p

Il ya de quoi fondre en larme au regard de la certitude avec laquelle notre planète se noie.Nous sommes déjà en train de perdre de nombreuses espèces d'êtres vivant suite aux effets néfastes de changement climatique.
A mon humble avis , les politiciens et les institutions financières à l'échelle mondiale, portent le devoir de rassembler tous les chercheurs sur le changement climatique dans des lieux où ils peuvent échanger et discuter sur les conclusions de leurs recherches , avec pour objectif , lancer un front commun contre les ménaces d'extinction de la vie sur le globe terrestre .Ils vivront momentanément comme des prisonniers ; travaillant durant le jour et rentrant le soir dans leurs familles respectives; tenus hors des besoin matériels par une remunération descente;ils trouveront une solution au défi actuel du changement climatique.

Quant aux institutions finacières , elles sont invitées à une souplesse de nature à ne pas trop s'accrocher aux formalités rigides qui freinent le financement de la lutte contre les ménacent d'extinction de la vie sur notre globe .

Hautes Considérations

Georges ILUNGA KAPONSOLA
15-Quartier K(Anciens Combattants)
Commune de Ngaliema
Kinshasa
République Démocratique du Congo
Afrique Centrale

Anonyme | 27 octobre 2007 à 17h24
 
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Nous connaissons aujourd'hui les solutions

Bonjour, je suis expert en communication pour le développement durable et sur le terrain, en Afrique , j'ai participé à l'appui de nombreux projets pour la protection environnementale financés par de nombreuses organisations internationales sérieuses. Les projets ont donnés des résultats significatifs en matière de démarche participative en associant les populations à la protection de la nature CES /DRS . Maintenant , les experts et les pays ont capitalisés des réponses techniques valables. Mais nous n'avons pas de financement bien organisé pour des actions d'envergures. Le PNUE n'est pas doté de moyens pour répondre aux besoins identifés. Alors nous continuons à parler sur les questions de la protections de l'environnement de la lutte contre la pauvreté et de l'atteinte des OMD . Les actions développées par les ONGs ou associations généreuses ne sont que des pis-eller qui nous donnent bonne conscience et ne peut résoudre le problème à moyen et surtout à long terme. Les actions de coopération sont trop souvent sectorielles au lieu d'être transversales. A quand la mise en place d'une véritable organisation environnementale pour garantir l'avenir des générations futures.
Arrêtons les grandes réunions mondiales et passons à l'action avec ce que nous savons faire avec les hommes et les femmes qui vivent de l'agriculture , de l'élevage et de la pêche . Ce sont eux les véritable experts donnons leur la parole et écoutons les. Ce qu'ils nous dirons sera certainement dans les magnifiques PANE élaborés suite à la Conférence de Rio. Ces PANE sont là où sont les moyens pour les mettre en oeuvre ?

jean yves | 27 octobre 2007 à 17h42
 
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Solutions..... ou raison ?

Les raisons des dégradations environnementales, on les connait : la terre ne peut supporter les 6 milliards et bientôt 9 milliards de la population terrienne.

Alors, qui va prendre des mesures politiquement incorrecte pour se mettre dans l'écologiquement durable ??

Poil_a_gratter | 29 octobre 2007 à 16h06
 
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Moins n'est pas égal à mieux

Une population réduite à 3 milliards mais qui continuerait de consommer au même rythme que les pays occidentaux aujourd'hui ne permettrait pas une gestion plus viable des écosystèmes.
Le problème n'est donc pas tant de savoir combien la terre peut supporter d'êtres humains (d'autant plus que la population se stabilisera d'ici un siècle) mais surtout de savoir comment vivent (consomment) ces êtres humains.
Quant à la croissance démographique, on sait bien qu'elle est due en premier lieu à la pauvreté, qui est donc le problème essentiel à résoudre. Prendre des mesures politiquement incorrectes comme a pu le faire la Chine...? Et comment gérera-t-elle qu'un tiers de sa population aura plus de 65 ans en 2030...?

charlie | 01 novembre 2007 à 13h15
 
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oui mais

merci pour ce constat édifiant, je crois a l'acte individuel, et en la conscience de chaque ètre humain sur la belle planète terre ...mais où je grince concerne notre monde économique et industriel, l'économie de marché est-elle d'accord pour changer son comportement de bénéfice "à tout prix", je viens de rerevoir "We feed the world", le discours du pdg de Nestlé est édifiant de mauvaise foi ....mais je continue ma goutte de colibri .

laurence | 06 novembre 2007 à 05h22
 
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Patrice, Laurence, continuez!

Votre larme de colibri, Laurence est une pépite scintillante, une perle, un morceau de ''l'inaccessible étoile'' de Brel. Sans des gens comme vous, notre planète serait dans un état encore plus désastreux. Laissons l'ONU, la FAO, le PNUD, le PNUE, le CITES ... à leurs ''grand'messes''. Les larmes de colibri sont plus belles que les larmes de crocodile.Grim, ingénieur civil des eaux et forêts.

Grim | 18 janvier 2008 à 01h51
 
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Re:Le PNUE lance un appel à agir rapidement pour l

je cherche des informations depuis plus d'une année sur un plan qui consisterait à limiter les naissances pour sauver la planète. Pouvez-vous me dire où chercher?

catilie | 19 février 2008 à 16h08
 
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