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Comment et à quel prix le pic de consommation électrique français a été franchi

La disponibilité du parc français et les importations ont permis de surmonter le record de consommation électrique établi le 7 février. Une pointe qui a coïncidé avec de fortes émissions de CO2 et de nouveaux records des prix du MWh.

Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com
Comment et à quel prix le pic de consommation électrique français a été franchi

L'information tourne en boucle depuis hier soir : mardi 7 février un nouveau record de consommation électrique a été battu en France aux alentours de 19 heures. Avec une demande mesurée à 100.500 mégawatts (MW), le nouveau record marque un bond de 3,91% par rapport au précédent datant du 15 décembre 2010.

L'exception française

"Un degré de baisse des températures représente 2.300 MW de puissance nécessaire pour faire face", explique Eric Besson, ministre de l'Energie, estimant que "les températures se situent [actuellement] 10 degrés en dessous de la normale saisonnière".

La raison de ce pic de consommation est bien connue et Eric Besson l'a rappelé sans détour : "compte tenu du poids du chauffage électrique, la France représente à elle seule la moitié de la pointe de consommation électrique de l'Europe", explique le ministre, pointant l'exception française. Et le Réseau de transport d'électricité (RTE) de rappeler que l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) évalue à 32,9% la part des résidences principales françaises équipées de chauffage électrique en 2009.

Plus précisément, RTE détaille l'impact d'une baisse des températures de 1°C en Europe et dans certains autres pays. Au niveau européen, la hausse de la demande s'établit alors à 5.000 MW, soit l'équivalent de la puissance nécessaire pour alimenter Paris et Lyon. Cependant, si la demande française augmente de 2.300 MW, elle ne progresse que de 600 MW en Grande Bretagne, de 500 MW en Allemagne et de 300 MW en Italie. En conclusion, "la France se révèle plus « électriquement sensible au froid » que ses compagnons européens", avance RTE.

Mobilisation des moyens de production

Pour faire face à ce pic, la quasi-totalité des moyens de production français ont été mobilisés. Ainsi, selon les chiffres avancés par Eric Besson, "EDF a mis en service 55 de ses 58 réacteurs, (…) les capacités hydroélectriques sont pleinement mobilisées [et] seules 5 centrales thermiques sont à l'arrêt". Une mobilisation du parc nucléaire "essentielle", puisqu'"à lui seul, le nucléaire représentait 63 % de l'électricité consommée à 19 heures".

RTE fournis des chiffres détaillés de la production électrique par pas d'un quart d'heure. Il apparaît que le nucléaire a répondu à 19 heures à 58,5% des 100,5 gigawatts appelés sur le réseau, soit près de 5% de moins que le chiffre avancé par le ministre. Une différence qui s'explique par le fait que le chiffre présenté par Bercy fait référence à la part du nucléaire dans la production française sans tenir compte des importations pourtant indispensables au franchissement du pic.

Par ailleurs, l'hydraulique a répondu à 11,5% de la demande, les centrales au fioul à 5%, les centrales au charbon à 4,7%, l'éolien à 3,6% et les centrales au gaz à 3,2%. Le poste "autres", qui regroupe divers moyens de production sous régime d'obligation d'achat, les cogénérations et autres productions thermiques dites diffuses, a répondu à 5,6% de la demande et les importations à 7,3%.

Quant aux émissions de CO2, elles se sont envolées à 11.950 tonnes par heure au moment du pic, soit un niveau moyen d'émission équivalent à 118 grammes de CO2 par kilowatt de puissance appelé. Un chiffre qui ne tient pas compte des émissions associées aux importations d'électricité…

 
Entente sur le marché de gros ? Hasard du calendrier ou non, des inspecteurs de la Commission européenne ont perquisitionné différents acteurs européens du marché de gros de l'électricité, parmi lesquels Epex Spot qui gère le marché français.
"La Commission s'inquiète du fait que les entreprises visées aient pu violer les règles européennes qui prohibent les cartels et les ententes entre les entreprises", indique sans plus de précisions la Commission.
 
Le prix de l'électricité au plus haut

Enfin, le record historique de la consommation s'est accompagné d'un bond des prix sur le marché de gros français. Le mégawattheure (MWh) en base, s'est établi à 129,56 euros le MWh en anticipation du pic de consommation et le prix pour la pointe s'est établi à 172,70 euros le MWh.

Quant aux opérateurs qui n'ont pas suffisamment anticipé leurs besoins et ont acheté l'électricité manquante le jour même, ils ont payé le prix fort : 343 euros le MWh entre 18 et 19 heures et 233 euros durant l'heure suivante.

Des prix particulièrement élevés comparativement aux prix moyens de janvier 2012 qui s'établissaient à 41,9 euros le MWh pour la base et à 51,62 euros le MWh pour la pointe. De manière générale, les prix sur le marché de gros français au jour le jour pour l'électricité se sont envolés depuis le début de la vague de froid pour atteindre des sommets depuis deux ans et la précédente vague de froid.

Pour mémoire, quel que soit le prix payé par les opérateurs pour se fournir sur le marché de gros, le tarif de vente réglementé, qui sert de référence sur le marché français, est fixé à 42 euros le MWh pour les particuliers.

Réactions21 réactions à cet article

 

bonjour;
Pourquoi ne pas couper tous ces éclairages qui ne servent à rien dans les zones industrielles ? voir beaucoup de tronçons d'autoroutes et autres secteurs !
côté particuliers , une aide au ménage serait la bienvenue pour remplacer les convecteurs "grille pain" qui sont sont des gouffres à électricité pour un chauffage médiocre et malsain par les céramiques et panneau fonte ? Mais .....c'est aller contre les intérets EDF !qui freine des quatre fers dès l'intant ou l'on touche à son monopole

asters9160 | 09 février 2012 à 07h54
 
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UNE SOCIETE MAJORITAIREMENT COMPOSÉE DE COLS BLANCS DE PLUS EN PLUS CALFEUTRÉE DANS DES CLASSES,DES APPARTEMENTS ET DES LOGEMENTS CHAUFFÉS,PARFOIS SURCHAUFFÉS QUAND C EST LE PATRON QUI PAYE...UNE SOCIÉTÉ CITADINE POUR CEUX QUI PEUVENT ENCORE PAYER, ÉLOIGNÉE DES DURS TRAVAUX DE LA CAMPAGNE EXPOSÉS AUX VENTS ET AUX RÉALITÉS DES CHAMPS...LORSQUE NOUS FAISIONS 8 KM A PIEDS AR POUR ALLER A L ÉCOLE ET LOIN DE DISPOSER DE VÊTEMENTS CHAUDS, QU UN SEUL GRAND POÊLE A BOIS POUR CHAUFFER LA MAISON PUIS EXPOSÉ AUX TRAVAUX DES CHAMPS ET DES ÉTABLES POUR SOIGNER LES ANIMAUX,NOUS N AVIONS PAS LE TEMPS DE PENSER AU FROID...LA CACOPHONIE TÉLÉVISÉE ET DE LA RADIO NE PERTURBAIT LE MOINS DU MONDE NOS ESPRITS...LA FLOPPÉE DE JOURNALISTES N AYANT PLUS GRAND CHOSE A FAIRE ET A DIRE FONT UN VÉRITABLE RAMDAM DU FROID COMME SI CELA N AVAIT JAMAIS ÉXISTÉ...NOUS POUVONS ÊTRE ASSURÉ D UNE VÉRITABLE DÉGÉNÉRÈCENCE DE NOTRE SOCIÉTÉ QUI PORTE LES SIGNES INQUIÉTANTS DE DÉSÉQUILIBRE ANNONCIATEURS DE TEMPS DE PLUS EN PLUS DIFFICILES; DES HOMMES ( ♂+♀) CALAFEUTRÉS DANS UNE AMBIANCE PRESQUE ÉTOUFFANTE, DES HOMMES QUI MEURT DE FROID DANS LA RUE ET LEUR VOITURE (sans logements); DES HOMMES QUI DÉTIENNENT LES FICELLES DES COUTS DE L ENERGIE ET QUI S EMPRESSE DE SPÉCULER SUR LA MISÉRE DU MOMENT...IL Y A UN RÉEL BESOIN DE REMETTRE A PLAT CES SOCIÉTÉS EN DÉCOMPOSITION...

BERTRAND | 09 février 2012 à 10h28
 
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Et quand on aura fermé nos centrales nucléaires. Il va se passer quoi ?
Bien sûr l'éolien va assurer... Cette fois il était là et a apporté ses 3 % (À voir ce qui arrive effectivement en bout de réseau...).
C'est à cause du chauffage électrique ! OK on le remplace par le gaz, le fioul, le charbon, le bois... On était déjà en pic de pollution CO2, ça arrangerait bien les choses...
Sans parler du coût des importations au moment où la balance commerciale se déglingue et que l'€ se dévalue.
Des détails ! L'important est de réquisitionner la pensée sur trois mots d'un ministre. On est peut-être un peu mal barré...

micocharly | 09 février 2012 à 11h17
 
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Le retour du boomerang nucléaire…
Rappel historique : Le lancement du programme "nucléaire civil", dans les années 1960-70 répondait à une stratégie plus idéologique que réellement économique : volonté d'"indépendance" énergétique, stratégie militaire de dissuasion (besoin de plutonium), conversion de l'opinion aux bienfaits de l'atome (non seulement utile mais indispensable!).
L'aveuglement des technocrates était tel qu'on se demandait alors comment pouvoir absorber cette manne d'électricité nucléaire quasiment gratuite. D'où le développement massif du chauffage électrique grâce à des tarifs sous-évalués, au matraquage publicitaire, à l'image fallacieuse d’une énergie «propre et moderne» que le monde entier nous enviait…
Trente ans après, on mesure l’étendue du fiasco - que vont devoir payer plusieurs générations - dû à la sous-évaluation des coûts de production (sécurité, retraitement, stockage,…) et aux charges délibérément ignorées (démantèlement, risques combinés)
Bilan idéologique : l’indépendance énergétique française balayée par le recours nécessaire à l’importation, en période de froid, c-à-d au moment précis où devrait se vérifier l’hypothèse originelle : un chauffage électrique sûr et bon marché grâce au nucléaire.
Belle revanche pour les pays exportateurs, qui sont justement ceux dont nos élites se gaussent pour leur abandon "déraisonnable» du nucléaire : Allemagne, Espagne, Italie. Merci à eux, on sait aujourd'hui où est la clairvoyance politique.

moudiblouz | 09 février 2012 à 12h19
 
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Exactement, le nucléaire, c'est comme les OGM, on sait très bien que ce n'est pas la solution, mais ont continue tête baissé comme des (les) cons qui nous dirigent !
En plus, c'est normal que nous soyons en zone rouge, puisque c'est toute l'U.E. qui a froid et nous leurs vendons l’électricité quitte à polluer la France avec le charbon...
Et c'est tout à fait logique qu'en hivers, entre 1 h et 5 h du matin,zones industrielles, mais aussi enseignes de pub, magasins, et même les rues des viles, ne devraient avoir qu'un lampadaire sur deux en fonction !
mais les gens qui nous dirigent sont trop nul pour cela et ils ne voudraient surtout pas réduire le business des spéculations EDF...

patrick25 | 09 février 2012 à 18h23
 
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@micocharly :

Plusieurs imprécisions classiques dans ce commentaire :

"Et quand on aura fermé nos centrales nucléaires. Il va se passer quoi ?"
déjà, le temps qu'on les ferme toutes (et qu'on les démantèle, une bien belle autre histoire...), on aura le temps de produire autrement...

"Bien sûr l'éolien va assurer... Cette fois il était là et a apporté ses 3 % (À voir ce qui arrive effectivement en bout de réseau...)."
Potentiellement, l'éolien peut assurer une partie de la production, quand on l'aura développé (au Danemark, il arrive d'avoir une production largement éolienne, dans des proportions comparables à l'atome dans nos contrées). Mais bien sur il ne peut assurer seul, le vent n'étant pas une ressource contrôlable et régulière.
Après, cette affirmation de se demander ce qui arrive en bout de réseau n'a pas lieu d'être : les électrons, ils sont bien malins, ils vont au plus près. Donc l'éolienne qui produit dans le champ à côté de chez vous vous envoi l'électricité directement, soit quelques kilomètres de ligne, alors que les centrales nucléaires, toute puissantes, sont très isolées, et loin des villes (c'est dangereux quand même, faut faire gaffe...) et c'est donc ce type d'électricité qui induit de lourdes pertes de transport (3 à 4% de la production, majoritairement nucléaire car c'est bel et bien pour elle que l'on a besoin de grandes infrastructures de transport).

Valentin A | 10 février 2012 à 14h46
 
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@micocharly, suite :
Oui c'est en grande partie à cause du chauffage électrique, probablement la plus grosse inepties induite par la choix du nucléaire, mais ce n'est pas seulement à cause de ça. C'est bel et bien le mésusage général de l'énergie qui est en cause ! Éduquons les populations correctement et donnons leur les moyens de bien utiliser l'énergie disponible : les éoliennes, panneaux solaires & cie sont peut-être "moches" (bien que les goûts et les couleurs ça se discute pas... perso les cheminées géante je trouve pas ça existant) mais ça a au moins un aspect pédagogique : parfois il y a de l'énergie, parfois il n'y en a pas. Et quand il n'y en a pas, ben soit on a été malins et on l'a stockée, soit non et ça coûte cher. Voilà comment rééquilibrer intelligemment cette équation.
Enfin, les importations/exportations menées par chaque pays sont nécessaires à la bonne stabilité du réseau européen (interconnecté de l'océan Atlantique à la Russie), donc parfois on consomme l'électricité carbonée polonaise, parfois l'électricité éolienne espagnole ou allemande, l'intérêt étant surtout d'éviter un blackout général. Concernant les prix, c'est la logique des marchés qu'il faut remettre en cause, mais ça va bien plus loin que le débat sur l'énergie...
Alors non ce ne sont pas des détails, mais le cercle "d'experts" qui conseille le ministre ne sachant pas se remettre en question pour utiliser d'autres ressources plus propres et intelligentes, et bien il ne se passe rien.

Valentin A | 10 février 2012 à 15h08
 
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Bonsoir Valentin A.
Je viens juste de vous lire avec attention, et quelque chose ne me parait pas clair:
"...à cause du chauffage électrique, probablement la plus grosse ineptie ..."
Quel est donc, a votre avis, le meilleur moyen de chauffage ?
Cordialement.

Tireman | 10 février 2012 à 17h29
 
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Bonsoir Tireman,
Le choix du "presque tout" nucléaire (parce que tout ce n'est pas possible, les centrales nucléaires ne pouvant pas faire face aux pointes aiguës de consommation, comme celle que l'on retrouve tous les soirs d'hiver, vers 19h), donc le choix du nucléaire induit, parce que l'on produit de grandes quantités d'énergies pendant longtemps, de consommer ces grandes quantités, d'où l'intérêt d'inciter les gens à utiliser du chauffage électrique, comme l'indique moudibiouz dans son commentaire. C'est pour ça qu'on se retrouve aujourd'hui avec 1 foyer sur 3 équipé de chauffages électriques (plus communément appelés "grille-pain" :), comme indiqué dans l'article.
Le problème est que l'électricité nucléaire est produite avec environ 30% de rendement (comme d'autres types de centrales thermiques). Ainsi, si l'on ajoute aussi le rendement des radiateurs les plus utilisés, le manque de confort général associé à leur usage (dès qu'on les coupe, c'est comme si on n'avait rien fait...), et bien c'est la pire des solutions !
Mais bon, ça a permis à la France de faire plein de belles centrales nucléaires, qui nous ont coûté une fortune, et qui vont nous coûter encore plus cher, parce que même quand elle ne produiront plus elle continueront à nécessiter de nombreux M€ pour les démonter (comparables avec aucune énergie d'aujourd'hui).
Quand à la meilleure solution, au vues de la quantité de technologies alternatives et de situations, 1500 mots pour le commentaire, c'est peu !..

Valentin A | 10 février 2012 à 19h04
 
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Bonjour Valentin A, et merci d'avoir pris la peine de me répondre.
Mais, je dois vous avouer que je reste sur ma faim.
Je pose ma question différement :
Quel est à votre avis, la meilleure énergie pour se chauffer ?
L'électricité ?
Le Fuel ?
Le gaz ?
Le charbon ?
Le bois ?
Une autre solution ?
Cordialement.

Tireman | 13 février 2012 à 13h08
 
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La meilleure énergie pour se chauffer, c'est celle qu'on ne consomme pas.
Nos ancêtres l'avaient bien compris qui utilisait les peaux de loups ou d'ours pour essayer de passer la nuit.

Le matin on évacuait les cadavres de la grotte.
Un avantage (?) : pendant des dizaines de milliers d'année l'augmentation de la population a flirté avec les zéro pour cent.

C'était le bon temps ! Pas de centrales nucléaires pour se chauffer... Pas d'émission de CO2 hors quelques brindilles.


Tout ce qui précède est idiot, merci de ne pas répondre.

micocharly | 13 février 2012 à 14h51
 
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Hehehe oui c'est sur, la meilleur énergie, c'est celle qu'on se consomme pas !

Mais quitte à en consommer, il y a beaucoup de solutions possible, toutes plus ou moins efficaces et nocives pour leur environnement, puis selon que l'on vive en collectivité, en maison isolée, dans une région forestière, agricole, plus ou moins ensoleillée, ventée, avec un système de récupération de déchets plus ou moins avancé, etc... on pourra choisir une solution face à une autre.
Celui qui trouvera la solution miracle et universelle ira au paradis, c'est sur !

Valentin A | 13 février 2012 à 18h50
 
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@moudiblouz
"une stratégie plus idéologique que réellement économique"
oui, pour la période que vous citez, mais c'est différent après le choc pétrolier de 73-74.
"L'aveuglement des technocrates était tel qu'on se demandait alors comment pouvoir absorber cette manne d'électricité nucléaire quasiment gratuite. D'où le développement massif du chauffage électrique grâce à des tarifs sous-évalués, au matraquage publicitaire, à l'image fallacieuse d’une énergie «propre et moderne»"
Demandez a vos grands parents, et peut être même a vos parents si se chauffer a l'électricité était moins cher que de se chauffer au fioul ...Ce qui induit d'ailleurs que les logement chauffés a l'électrique sont en général mieux isolés que ceux cahuffés au gaz et au fioul. Mais, vous oubliez tout de même les cout de maintenance et d'installation dans cette affaire.
"Trente ans après, on mesure l’étendue du fiasco - que vont devoir payer plusieurs générations - dû à la sous-évaluation des coûts de production (sécurité, retraitement, stockage,…) et aux charges délibérément ignorées (démantèlement, risques combinés)"
La cour des comptes vient de publier un rapport qui démontre le contraire tout récemment ...

Pour le reste, nous verrons qui, se gaussera lorsque les quotas de CO2 ne seront plus gratuits pour les entreprises européenne 2013
AU fait l’Italie est constamment importatrice de 7500 MW, et pas que de France. Allemagne, Espagne, Italie, on est loin des 17 autres pays qui soutiennent le nucléaire !

AtomicBoy44 | 22 février 2012 à 06h57
 
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@patrick25
"Exactement, le nucléaire, c'est comme les OGM, on sait très bien que ce n'est pas la solution, mais ont continue tête baissé comme des (les) cons qui nous dirigent !"
Si vous entendez par là que seule la France ne voudrait pas sortir du nucléaire en Europe et dans le monde. Vous êtes mal renseigné : Obama en 2009 a relancé le programme de constriction de réacteurs qui avait été arrêté en 1979 suite a l'accident de TMI. Récemment 17 pays ont réaffirmés a Paris auprès de EBesson qu'il continuait leur programme nucléaire ...etc
"c'est normal que nous soyons en zone rouge, puisque c'est toute l'U.E. qui a froid et nous leurs vendons l’électricité quitte à polluer la France avec le charbon..."
La, soit vous n'avez pas lu correctement l'article, soit encore une fois vous etes mal informé. -1 plus de mines de charbon en activité en France depuis 2004 ! - 2 il est écrit qu'a 19h, le charbon représente 4.7% de l'appro ! (5% de 100Gw => 5Gw) !

Sur l'éclairage, d'accord pour les 1/2 en ville. mais pour les zones industrielle et commerciales, on ne peut pas systématiser ce que vous demandez. Dans ces 2 types de lieux, il y a des biens de valeur, et la première barrière antivol est un éclairage puissant qui vous rend visible dés que vous entrez ou sortez...Assez simple mais efficace. Pour rappel ce type de solution a été mis en place a la révolution (pas sûr de l'époque mais avant la revol indus) pour éviter les agressions et autres vols en pleine rue la nuit.

AtomicBoy44 | 22 février 2012 à 07h11
 
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@Valentin A
Oui, rappelez moi le taux de CO2/Mwh électrique déjà ?
Sur le fait que les éoliennes soient la ou l'on a besoin de l'électricité, j'aimerais que vous m'expliquiez pourquoi les allemands arrpêtent des éoliennes qui produisent trop dans le nord de l'allemagne alors que l'électricité est demandée dans le bade-wurtemberg au sud de l'allemagne. Surtout depuis que les réacteurs nucléaire de ce même land sont a l'arrêt ...Voir ici : https://www.actu-environnement.com/ae/news/pic-consommation-importation-electricite-14988.php4#reactions-form

Et puis l'éolien : https://www.actu-environnement.com/ae/news/etude-xerfi-eolien-offshore-freins-parcs-15009.php4 (183.6€/mwh !!!!)

Vous dites que les pertes sont principalement dus a la centralisation du nucléaire, mais je ne vois pas ce qui vous permet d'affirmer cela.Pour ma part, je pencherait plus pour les réseau d'interconnexion avec nos voisins... Et je n'ai pas le souvenir que les éoliennes soient toutes proches de villes non plus... Enfin, les centrales nucléaire sont en moyenne a moins de 150 km des grandes agglomérations d'après le réseau sortir du nucléaire ...
3 a 4% de pertes je suis dubitatif. j'ai regardé le site de RTE lors des pointes et il affichait au plus haut 2300MW de pertes (sur 100GW) donc en dessous de 3%.

AtomicBoy44 | 22 février 2012 à 07h29
 
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@Valentin A
"Éduquons les populations correctement et donnons leur les moyens de bien utiliser l'énergie disponible : les éoliennes, panneaux solaires & cie sont peut-être "moches" (bien que les goûts et les couleurs ça se discute pas... perso les cheminées géante je trouve pas ça existant)"
Oui, alors si vous regardez les rendements du solaire et de l'eolien, on va pas aller loin. et c'est pas avec cette électricité au prix dissuasif qu'on va "ré-industrialiser" la France ...
"soit on a été malins et on l'a stockée" Le meilleur moyen de stockage est le lac de retenue d'un barrage et il ne reste que peu de possibilités en France dans ce domaine. Mais l'hydraulique a fourni plus de 14% a +-30 minutes avant et après la pointe. Le rendement du pompage /turbinage n'est pas de 100% mais c'est un des meilleurs rendements de cette industrie. Demandez aux suisses qui achète a la France son électricité nucléaire pas chère la nuit. Autrement, nous ne savons pas faire sauf a utiliser d'autres ressources comme les lanthanides(dont le lithium) et autres métaux lourds dans des batteries au rendements inférieurs a 50% !
Sinon, rien ne vous empêche de vous présenter comme expert si vous avez de meilleurs conclusions avec les même infrastructures et réseaux de mesures et connaissances pour décoder tout çà.

AtomicBoy44 | 22 février 2012 à 07h50
 
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@Valentin A
A vous lire, on sent que vous êtes plutôt pour le chauffage aux énergies fossiles, même si vous esquivez la réponse, et je comprend la question postée a deux reprises par Tireman ...

"Celui qui trouvera la solution miracle et universelle ira au paradis, c'est sur !" Je sais pas trop ce que vous sous entendez mais, pour ma part, je suis athée, et je préfère penser que le paradis est ici.

Récuser, d'une manière générale, l'idée de recourir à l'électricité pour se chauffer, en expliquant que la perte au moment de la conversion de la chaleur en électricité (dans la centrale) est trop pénalisante et qu'il vaut mieux utiliser directement la chaleur chez soi. De fait, si l'électricité est produite avec des combustibles fossiles, il vaut effectivement mieux brûler directement ces combustibles dans une chaudière domestique que de commencer par en faire de l'électricité pour ensuite utiliser cette électricité pour se chauffer.

Suite au dessus.

AtomicBoy44 | 22 février 2012 à 08h14
 
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@Valentin A
Mais en France, personne ne peut directement exploiter la chaleur d'une réaction nucléaire chez soi (!). La bonne question devient alors de savoir si il vaut mieux - du point de vue de l'environnement - se chauffer avec de l'électricité nucléaire, même avec un petit complément du au charbon, un rendement de Carnot qui ne vaut que 33% dans la centrale, et les pertes de transport de l'électricité, ou se chauffer avec "autre chose". Si "autre chose" est du gaz, du charbon ou du fioul, l'électricité française se positionne mieux.
Si "autre chose" est du bois ou du solaire thermique, il vaut effectivement mieux utiliser ces sources renouvelables, mais pas nécessairement pour moins produire d'électricité nucléaire. On pourrait aussi utiliser cette électricité devenue "inutile" pour remplacer du pétrole...

AtomicBoy44 | 22 février 2012 à 08h15
 
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@Atomicboy44 :

Parce qu'il ne faut pas oublier de quoi on parle, d'une énergie qu'on nous promet révolutionnairement propre et sure, quand ce n'est pas le cas !
Il y a beaucoup de points sur lesquels il faudrait revenir, et je n'ai malheureusement ni le temps ni l'espace (1500 mots) pour y répondre. Mais rapidement :
Ce rapport de la cour des comptes, il dit quoi exactement ? Parce que ce qui est sur, c'est que l'on a pas financé un seul centime d'euro pour le démantèlement des centrales, donc il faudra les payer, et ce sera au moment où elles ne produiront plus qu'il faudra le payer ! et c'est un problème ! Problème qui ne se pose pas avec les sources d'énergie "nouvelles" puisque leur démantèlement doit être compris dans les plans de financement, et est donc compris dans le prix de revient. On paie plus cher oui, mais on paie tout, du début à la fin.
Après, je ne suis absolument pas pour les solutions de chauffage à énergie fossile, surtout quand on a les moyens de faire mieux, avec la biomasse en particulier, bois + déchets organiques. Ainsi on peut faire tourner des chaudières, voir même des turbines à gaz en cogénération au biogaz. Ces ressources ne sont pas soumises à la raréfaction (en opposition à l'uranium) si elles sont bien gérées, et le potentiel énergétique disponible est immense.

Valentin A | 22 février 2012 à 10h15
 
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Et puis rapidement, sur les pertes en ligne :
Un plus grand maillage du réseau est nécessaire à la bonne utilisation des EnR aussi, avec les pertes en lignes qu'elles induisent (effectivement 2 à 3%, pardonnez l'imprecision). En effet, si on prend l'exemple d'un pays comme l'Allemagne, il y a du vent au Nord, du soleil au Sud, et il faut bien de l'électricité partout !
Mais, en mixant un maximum les sources d'énergies (et en réduisant avant tout la consommation, bien entendu) on peut optimiser consommation et ressource, pour minimiser les besoins de transports et les pertes qui y sont liées.
Enfin, et malgré le recours quotidien aux fiouls, charbons et gaz Français pendant l'hiver, et bien sachez que ces jours-ci nous importons quotidiennement de l'électricité en semaine, jusqu'à 3 voire 4 GW par moment (source RTE). Et c'est seulement les week-ends que nous exportons. Arrêtons de nous croire le réacteur de l'europe, parce qu'en hiver, nous en somme plus le trou (merci à la Pologne et confrères...) !!
(et puis d'ici quelques années, quand les interconnexions avec l'Espagne seront meilleures, c'est bel et bien leur éolien qui participera à notre consommation !)

Valentin A | 22 février 2012 à 10h24
 
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le demantellement des eoliennes ne comprend que la partie aérienne. les -00 tonnesd de beton et 63 de ferraillages restent dans le sol de nos campagne et les 20 tonnes de pales ne sont pas non plus recyclable. au total donc c'est 30 % maxi de recyclable.
5 eoliennes de 1,8 MW ne fournissent pas de l'electricité pour 20000 foyer comme dit par les promoteurs éoliens mais 1160 foyers ou par exemple à 5500 foyers non compris le chauffage durant 84 jours/an .c'est a dire que vous avez de l'elec par exemple du lundi matin au mardi midi, le reste faut des centrale thermiques. d'ou augmentation de GES alors que l'on met des éoliennes pour l'éviter !!
le Japon vient de réduire sa conso en 1 an de 20%en augmentant la productivité industrielle de 2%. la seule chose valable c'est la reduction de la conso et il reste beaucoup à faire quand on voit le gachis la nuit dans les villes !!! c'est lamentable

bigard | 11 mars 2012 à 23h16
 
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