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La politique de cohésion de l'UE doit promouvoir une ville compacte, selon le JRC

Le Centre commun de recherche (JRC) de l'Union européenne a estimé les impacts territoriaux et environnementaux de la politique de cohésion de l'Union européenne pour la période 2014-2020. Il préconise des mesures pour une ville compacte.

Aménagement  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Quels impacts territoriaux et environnementaux potentiels comportent la future politique de cohésion 2014-2020 de l'Union européenne ? Et comment les réduire ? Ce sont les questions sur lesquelles s'est penché le Centre commun de recherche (JRC) de l'Union européenne à travers une étude commandée par la Direction générale de la politique urbaine de la Commission européenne (DG REGIO).

1/3 du budget de l'UE

Cet instrument s'avère l'un des principaux de la boîte à outils de l'Union. Avec environ 322 milliards d'euros, il représente environ 1/3 du budget de l'UE pour la période 2014-2020.

La politique de cohésion vise l'atteinte des objectifs de la stratégie Europe 2020 : créer de la croissance économique et des emplois, s'attaquer au changement climatique comme à la dépendance énergétique mais également réduire la pauvreté ainsi que l'exclusion sociale dans les régions et villes européennes.

Ses investissements se répartissent entre la recherche et le développement (12%), l'aide au secteur privé (12%), l'environnement (17%), les infrastructures (32%), les ressources humaines (22%) et l'assistance technique (5%).

Pour mesure les impacts potentiels de cette politique, le JRC s'est basé sur l'étude de quatre pays européens : l'Autriche, la République tchèque, l'Allemagne et la Pologne (anciens et nouveaux Etats membres). La modélisation établie repose sur le postulat que les effets de l'utilisation des terres provoqués par les investissements futurs seront similaires à ceux observés dans le passé.

Les scientifiques ont ensuite comparé différents scénarios : un de référence celui qui ne comprend pas la politique de cohésion et deux autres qui l'intègrent. Pour le premier, le  processus d'urbanisation suit la réglementation et les grandes tendances déjà observées. Pour les deux autres scénarios intégrant la politique de cohésion, l'un simule une urbanisation classique (scénario politique-classique) et l'autre (politique-Compact) impose une densification des zones déjà construites pour réduire la consommation des terres.

Un développement tentaculaire pour les trois scénarios

Résultats ? Pour les trois scénarios et l'ensemble des pays, les taux d'urbanisation s'avèrent plus élevés que ceux de la croissance démographique. La réduction de la densité de population moyenne laisse envisager un effet de "développement tentaculaire."Les simulations montrent toutefois que si des politiques d'aménagement du territoire plus restrictives sont en vigueur, cet effet peut être minimisé", pointe le rapport.

En Autriche et en République tchèque, la politique de cohésion du scénario politique-Compact semblerait produire un effet positif sur l'emprise des sols. Toutefois, si les politiques urbaines permettent de réduire la pression pour un usage résidentiel, elles laissent en revanche une place pour le développement industriel, commercial ou de services. "Ce genre de compromis ou effets indésirables doit être anticipé lors de la conception des politiques d'aménagement du territoire", estime le JRC.

Selon le rapport, les améliorations attendues sur le réseau routier européen auront un impact sur la répartition de la population et par conséquent sur les modes d'urbanisation. Le scénario politique-classique est celui dont l'étalement urbain du fait de l'amélioration de l'accessibilité est le plus important.

Les auteurs recommandent donc la mise en place de politiques de planification qui encouragent une utilisation plus efficace de l'espace urbain et des investissements dans des aménagements de type coulée verte, pour préserver la fourniture de biens et services par les écosystèmes.

"La politique de cohésion pourrait entraîner une augmentation de l'emprise des sols à cause des investissements directs dans les infrastructures et de la forte demande en raison de la croissance économique", constate le rapport.

Les simulations menées pour l'Autriche, la République tchèque, l'Allemagne et la Pologne montre néanmoins que certains de ces effets pourront être compensés en 2030 grâce à des politiques d'urbanisation adéquates : "l'urbanisation, la croissance économique et le Fonds de cohésion ne seront pas préjudiciables à l'environnement si les recommandations sur la compacité urbaine sont prises au sérieux dans l'élaboration des politiques à différentes échelles territoriales", souligne le JRC.

 

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