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Pollution de l'air : Airparif publie une première évaluation de la fermeture des voies sur berges

Risques  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

La qualité de l'air s'est améliorée le long des quais de Seine parisiens depuis la fermeture à la circulation d'une partie des voies sur berges. En revanche, la pollution a augmenté autour des carrefours dans cette zone et à l'est, dès la fin de la portion piétonnisée. Les impacts sur les itinéraires de report sont moins marqués. Tels sont les principaux résultats de la première campagne de suivi de la fermeture des voies sur berge publiés ce vendredi 31 mars par Airparif.

En septembre 2016, la Mairie de Paris a décidé de piétonniser une portion des voies sur berges sur la rive droite de la Seine. La décision a soulevé de vives polémiques, notamment entre la capitale et la Région Ile-de-France. Airparif a proposé aux différents acteurs de réaliser une étude de l'impact de la fermeture des voies sur berges sur la qualité de l'air. L'association agréée a mené une première campagne de mesures de mi-novembre à mi-décembre 2016. Une seconde campagne aura lieu au printemps pour pouvoir prendre en compte les variations saisonnières. Cette nouvelle campagne permettra en outre d'identifier d'éventuelles modifications de comportements des automobilistes par comparaison entre les deux campagnes. Le bilan complet des deux campagnes est annoncé pour septembre 2017.

L'heure de pointe matinale pose problème

Pour réaliser cette évaluation, Airparif a disposé un point de mesures tous les 300 m le long des voies sur berges. Parallèlement, l'association a recalculé, heure par heure, les niveaux de pollution qui auraient été observés sans la fermeture des voies sur berge en combinant les conditions de trafic de 2015 et les conditions météorologiques de 2016.

A l'issue de ces travaux, Airparif constate une amélioration sur les quais de Seine. Celle-ci est marquée par une baisse de la pollution "pouvant atteindre jusqu'à 25%". "La suppression totale de deux voies de circulation sur les quais bas compense les augmentations des quais hauts dont le nombre de voies est resté identique", explique Airparif.

En revanche, elle constate une hausse de la pollution de l'air "plus ou moins marquée", surtout en fin de zone piétonnisée, en direction de l'est parisien. A l'extrémité est de la partie piétonnisée, la pollution a augmentée de 5 à 10%.

De la même manière, la qualité de l'air s'est dégradée le long des itinéraires de report. La hausse de la pollution est de l'ordre de 5%. A l'échelle de la métropole francilienne, "les variations sont beaucoup moins marquées et se limitent surtout aux grands axes", explique l'association agréée, ajoutant qu'"elles ne sont vraisemblablement pas toutes liées aux voies sur berge". En effet, selon la direction régionale et interdépartementale de l'équipement et de l'aménagement d'Île-de-France, les voies sur berge représentent 0,16% du kilométrage annuel francilien.

Airparif constate aussi des variations en fonction des moments de la journée. Le matin, à l'heure de pointe, la dégradation de la qualité de l'air est plus marquée. Elle touche le quai haut de la Seine, davantage d'axes au nord de la Seine et une portion plus longue du boulevard Saint-Germain. "En revanche, les impacts sont moins marqués à l'heure de pointe du soir, qui est plus étalée dans le temps, et avec en général des conditions météorologiques plus dispersives que le matin".

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