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Air intérieur : les produits ménagers augmentent les concentrations de composés chimiques dans l'air

Bâtiment  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

L'Institut national de l'environnement et des risques industriels (Ineris) a réalisé, avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et l'Ircelyon, une étude de trois ans sur les émissions dans l'air intérieur de polluants volatils issus de 54 produits d'entretien représentatifs du marché (projet Adoq). Cette étude s'inscrit dans le cadre du plan national santé environnement (PNSE), qui prévoit de réglementer certaines catégories de produits polluant de l'air intérieur.

Les produits d'entretien ont été testés en condition d'usage, en hiver et en été, afin de refléter au plus près leur comportement. Conclusions : "La réactivité chimique des substances émises, entre elles et avec d'autres composés présents dans l'air intérieur, conduit à la formation de composés dits « secondaires » dont l'impact sur la qualité de l'air n'est pas négligeable. Il est donc indispensable d'en tenir compte pour évaluer précisément à quoi les utilisateurs sont susceptibles d'être exposés". Ce dernier point fera l'objet de travaux complémentaires, indique l'Ineris.

"On constate ainsi une augmentation systématique des concentrations en composés organiques volatils (COV) dans l'air intérieur lors de l'utilisation de produits ménagers, et très fréquemment une augmentation des concentrations en aldéhydes, dont le formaldéhyde qui peut être présent initialement dans le produit (émis dans 91% des produits testés) mais aussi en tant que composé secondaire", indique la note de synthèse de l'Ineris.

Cette formation d'aérosols organiques secondaires (AOS) serait due à une réaction des substances primaires avec l'ozone présent dans l'air, notamment du limonène, très réactif en présence d'ozone.

"Bien que ces AOS soient peu importants en masse, ils sont constitués de substances qu'il convient de prendre en compte du point de vue sanitaire. Outre le formaldéhyde aux effets reconnus, on compte de nombreuses particules de petite taille (<100 nm) et des composés oxygénés (comme le méthylglyoxal et le 4-oxopentanal) dont les effets sur la santé sont suspectés. Ces composés sont présents sous forme gazeuse et particulaire".

Réactions2 réactions à cet article

 

@ Sophie Fabregat
Il aurait été plus complet d'introduire dans le titre la suspicion de dangerosité de ces composés chimiques.

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 26 novembre 2013 à 11h53
 
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Le limonène est cité comme posant des problèmes: en clair se méfier de l'odeur de CITRON.
D'une façon plus générale tous les produits qui sont en spray, en aérosols ou qui ont une odeur polluent l'air intérieur. La pulvérisation permet aux produits non volatiles d'être dispersés dans l'air.
Les réactions ENTRE divers produits sont sans doute prévisibles quand on connait les compositions exactes ET que l'on a les connaissances chimiques suffisantes. Autant dire que pour le grand public ça reste hors de portée.
On peut toute fois signaler que le Chlore libéré dans l'air (par de l'Eau de Javel ou des "pastilles d'eau de javel") a une tendance trés nette à réagir sur les autres substances organiques (COV) qu'il rencontre dans l'air intérieur: les produits de réactions seront toujours irritants.

ami9327 | 27 novembre 2013 à 00h39
 
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