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La pollution de l'eau par les nitrates diminue dans l'Union européenne

MAJ le 09/05/2018

La Commission européenne tire un bilan relativement positif de la lutte par les Etats membres contre la pollution aux nitrates pour la période 2012-2015. Mais certains pays doivent poursuivre leurs efforts.

Agroécologie  |    |  Fanny RoussetActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°381 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°381
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La Commission européenne vient de publier son cinquième rapport sur la protection des eaux contre la pollution causée par les nitrates venant de sources agricoles. Il prend en compte la période s'étalant de 2012 à 2015. Le document "montre que la directive ["Nitrates"] a permis de réduire la pollution des eaux par les nitrates dans les eaux de surface et les eaux souterraines au cours des deux dernières décennies. Néanmoins, [il] met en lumière certaines disparités entre Etats membres, qui appellent à renouveler les efforts", indique la Commission. "Les agriculteurs doivent trouver les moyens pour gérer le cycle des nutriments de manière plus durable", a déclaré Karmenu Vella, commissaire européen à l'environnement, les affaires maritimes et la pêche.

De meilleurs programmes d'actions

La conclusion du rapport est en premier lieu positive : les données sur la concentration de nitrates montrent que la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines s'est "légèrement améliorée" durant la période 2012-2015 par rapport à la période précédente (2008-2011). Les auteurs précisent que la principale amélioration concerne la qualité des programmes d'actions, avec "des mesures resserrées et des méthodologies améliorées pour atteindre une fertilisation équilibrée". Cela dit, dans certains pays membres où le programme d'actions est appliqué à tout le territoire, les mesures doivent être adaptées aux spécificités régionales et les producteurs doivent être mieux accompagnés. En France, l'Autorité environnementale a récemment réitéré sa recommandation de réaliser une évaluation combinée du programme d'actions national et des programmes régionaux. Autre point positif de ce bilan selon la Commission : le nombre de zones vulnérables aux nitrates (ZVN) définies par les Etats a augmenté depuis 2012. C'est dans ces zones que sont instaurés les programmes d'actions. La Commission ajoute cependant que "des améliorations peuvent être faites par certains Etats membres".

   
En bleu, zones vulnérables aux nitrates. En rouge, eaux souterraines où la teneur en nitrates est supérieure ou égale à 50 mg/l. (source : Commission européenne) © Commission européenne
 
   

Une surveillance qui diffère selon les eaux

Toutefois, deux aspects n'ont pas évolué par rapport à la période précédente. Comme c'était déjà le cas, aucune conclusion ne peut être tirée sur l'évolution de l'état trophique à cause du manque de données et des différences de méthodologies entre les Etats membres, selon le rapport. Le document pointe que les problèmes avec l'eutrophisation demeurent dans de nombreux Etats, comme dans ceux de la mer Baltique. Autre constante : l'intensité de surveillance des eaux souterraines. En revanche, concernant les eaux de surface ou les eaux douces, la surveillance a augmenté d'environ 23%. Les plus grandes densités d'eau douce surveillées sont en République tchèque, en Belgique et au Royaume-Uni. Mais ce n'est pas le cas pour les eaux salines. Pour elles, "le nombre total de stations signalées a diminué de 29% durant cette période". En France, leur nombre a même diminué de plus de 50%, tout comme en Espagne, en Grèce, en Pologne et au Portugal. "Les efforts déployés par certains Etats membres pour leurs eaux salines ne reflètent pas toujours l'étendue de leur surface côtière", concluent les auteurs.

D'autres enjeux à prendre en compte

Le document pointe encore d'autres enjeux à relever pour réduire cette pollution. Tout d'abord, il réitère la "nécessité d'améliorer la gouvernance et le dialogue entre les parties prenantes (autorités, agriculteurs, compagnies d'eau et d'usagers, …)". Le rapport préconise aussi de mieux prendre en compte tous les apports en nutriments, y compris ceux venant d'autres sources que les engrais minéraux et le fumier, et d'empêcher les pertes d'éléments nutritifs dans l'eau et l'air grâce à une gestion efficace du fumier. Il s'agit aussi de renforcer la recherche et l'innovation notamment contre l'eutrophisation et de "développer l'économie circulaire dans la consommation de nutriments".

Réactions1 réaction à cet article

 

Quel est donc ce bel endroit de la Bretagne où, apparemment et envers et contre tout "bon sens écologique" on s'obstine à PRODUIRE ?

Albatros | 11 mai 2018 à 11h16
 
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