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Actu-Environnement

Les eaux douces européennes sont gravement menacées par les substances chimiques organiques

Eau  |    |  Cyrielle ChazalActu-Environnement.com

Lundi 16 juin, l'Académie des sciences américaine a publié un compte-rendu alarmant sur l'impact des substances chimiques organiques sur les eaux douces européennes. Elle pointe les effets néfastes de ces produits sur la biodiversité et les services écosystémiques.

Parmi les 223 substances chimiques prises en compte dans l'étude, on trouve des pesticides, le tributylétain, les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les retardateurs de flamme bromés. L'étude établit un lien entre la présence de ces substances dans les eaux douces et les espaces agricoles ou urbains situés en amont. L'Académie rapporte également que la gravité des effets observés augmente avec le nombre de substances présentes sur le site, ce qui pose la question des effets cumulés des polluants.

Elle précise que l'impossible prise en compte de tous les types de polluants a abouti à une étude qui sous-estime très certainement le risque pour la biodiversité, bien que ses conclusions soient déjà inquiétantes.

L'étude s'est basée sur l'état des espèces sensibles de poissons, d'invertébrés et d'algues. Elle distingue les effets létaux des effets chroniques à long terme. Dans 14% des 4.000 sites européens étudiés, ces polluants chimiques sont suspectés d'avoir exercé un effet létal aigu sur ces espèces. Le pourcentage grimpe à 42% des sites s'agissant des effets chroniques à long terme.

Cette étude menée à l'échelle européenne démontre la dimension continentale du problème de la pollution des eaux douces, relève l'Académie. Ainsi, l'étude conclut que seules des mesures holistiques de grande ampleur sont de nature à lutter contre ces effets néfastes et à restaurer la santé des écosystèmes.

Réactions12 réactions à cet article

 

C'est de l'intox : mettre encore des charges sur les économies européennes pour les rendre moins concurrentielles.

Laurent Berthod | 19 juin 2014 à 18h30
 
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Ils sont fort ces americains.
Ils ont prouvé dans le passé aux anglais qu'ils gagneraint en proteines a ne pas sécurisé aussi fort leurs farines de viande pour l'alimentation animal ,mais ne ils ne l'on pas fait chez eux.....on se souvient de l'épisode dramatique des farines de viande (dramatique pour la filière de l'élevage )...
Et maintenant il viennent nous "aider" pour évaluer nos problèmes????
Ben oui chez eux tous va bien ils s'embètent et ne font cela que par altruisme..LOL
L'europe n'a pas besoin des escropolitico américain pour gerer les problème de l'eau et à lancée dès 2000 la DCE qui a déjà fait bouger les choses positivement.

PB tous les croyants bio peureux de leurs ombres vont tomber dans le panneau!

Ils sont trops fort les amerloc et nous trop c..

yannquirigole | 20 juin 2014 à 09h59
 
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Curieusement, je pensais que c'était essentiellement l'agriculture bio qui utilisait des pesticides issus de la chimie organique.

JFK | 20 juin 2014 à 11h28
 
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un lien vers l'étude de l'académie des sciences serait intéressant. Ainsi, il serait possible de comprendre quelles analyses ont été effectuées sur quelle base de temps et sur quels territoires. Par ailleurs quel est le financement des tests effectués ?

loucoule | 20 juin 2014 à 12h20
 
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@JFK :

"Un composé chimique est dit « organique » lorsque sa molécule possède au moins un atome de carbone (C) lié, au moins, à un atome d'hydrogène (H). Il existe donc une très grande diversité de composés organique (...)"

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Compos%C3%A9_organique

"on trouve des pesticides, le tributylétain, les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les retardateurs de flamme bromés".

Je doute que l'agriculture "bio" (à définir) utilise tout ça.

Zugzwang | 20 juin 2014 à 12h50
 
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Nous invitons l'aimable Académie... à aller mesurer les taux de chlore dans ses poulets et d'hormones dans sa viande pour citer des exemples et plus généralement à s'occuper de ses oignons.
Certes nous avons encore beaucoup à faire pour purifier nos rivières mais on doit mesurer aussi les progrès accomplis en 50 ans !
Nous contestons toute validité à cette étude.

Le Glaude | 20 juin 2014 à 13h00
 
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Je ne faisais référence qu'aux pesticides, mais je pense qu'il faudrait différencier, pesticide organique de synthèse et pesticide organique dans ce cas précis.
Non l'agriculture bio n'utilise aucun pesticide de synthèse en théorie, mais des pesticides organiques, pyrethrine, roténone, nicotine... dont les effets sont parfois sous-estimés. Avec des questions sur la finalité de cette étude.

JFK | 20 juin 2014 à 15h08
 
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@ loucoule
Bonjour,
Nous venons de rajouter le lien vers les résultats de l'étude de l'Académie des sciences américaines.

Cdlt

La rédaction | 20 juin 2014 à 15h33
 
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Bonjour JFK, pouvez nous préciser quelle différence vous faites, chimiquement parlant, entre:
- une molécule "naturelle" et la
- même molécule issue de la synthèse organique ?

Par exemple entre la molécule de nicotine [
(S)-3-(1-méthyl-2-pyrrolidinyl)pyridine] naturelle (extraite de la feuille de tabac par exemple) et la même molécule obtenue par synthèse ? (même diastéréo-isomère, même composition isotopique, sans autre impureté en quantité significative mêmes résultats analytiques : analyse élémentaire, IR, RMN, HPLC - Masse, etc.)
Même question pour la pyréthrine
Même question pour la roténone

Merci par avance

Le Glaude | 20 juin 2014 à 16h40
 
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A priori aucune, à supposer que la pyrethrine et la roténone existe en synthèse, si votre question suggère qu'il est impossible de les différencier, la mienne porterait plutôt sur l'amalgame que peut entretenir un terme trop générique, alors qu'à priori chaque molécule a pu être identifiée, parmi ces 223 substances.

JFK | 20 juin 2014 à 17h41
 
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@JFK :

Même question : pouvez-vous m'expliquer la différence entre la composition d'un pesticide organique de synthèse et la composition d'un pesticide organique ?

Zugzwang | 20 juin 2014 à 18h28
 
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J'ai répondu à une première question que je considérais déjà sans grand intérêt, mais j'ai trouvé une partie de ma réponse en suivant le lien proposé. Posez plutôt vos questions aux producteurs bio ou à ceux qui établissent les normes et le cahier des charges, eux semblent y attacher de l'importance, qu'elle soit justifiée ou pas.

JFK | 20 juin 2014 à 19h20
 
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