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Des pistes pour améliorer la qualité de la nuit sur l'île de Porquerolles

Aménagement  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

L'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (ANPCEN) a mesuré, pendant six mois, la pollution lumineuse sur l'île de Porquerolles (Var). L'objectif était de réaliser un état des lieux de l'éclairage public et privé, en basse et haute saison, et de croiser ces informations avec les données de biodiversité (insectes, oiseaux migrateurs…) de cet espace protégé.

L'île, située en partie dans la zone cœur du parc national de Port-Cros, compte 300 habitants permanents mais accueille plus d'un million de touriste chaque année. Elle subit donc une pression différente selon la saison. "Elle présente des milieux naturels diversifiés (forêts, maquis, plaines cultivées, littoral avec côtes rocheuses dans la partie Est et Sud de l'île, …) autour d'un pôle de vie principal (village et port) équipés d'éclairages extérieurs publics et privés et de quelques habitations isolées sur le reste de l'île", souligne l'ANPCEN. De fait, les sources lumineuses sont concentrées sur 3% de l'île, dans le village (113 points lumineux pour l'éclairage public) et le port (231 points lumineux, dont 115 bornes de balisage).

En basse saison, "la qualité de nuit de l'île est globalement « moyenne » par ciel clair et en début de nuit. Elle peut varier de « bonne » en cœur de nuit par ciel clair à « faible » par ciel nuageux. [… Elle] reste globalement « moyenne » en haute saison même si elle est dégradée en début de nuit au cœur et à proximité du village localement jusqu'à 50%". L'île est également polluée par les lumières du littoral, qui contribuent à distance "entre 25% et jusqu'à plus de 75% suivant l'éloignement du site mesuré, par rapport au village de Porquerolles". Mais l'extinction ou la réduction de puissance des lumières du continent à partir d'une certaine heure permettent d'améliorer la qualité de la nuit. Les bateaux en mouillage éclairent quant à eux "directement le milieu marin dans le cœur marin du parc national de Port-Cros".

L'association préconise une baisse de la puissance installée de l'éclairage public insulaire pour éviter le sur-éclairement, d'améliorer l'orientation de la lumière, de réduire les temps d'éclairage et d'expérimenter une extinction nocturne. "Pour progresser, il ne s'agira pas forcément d'éclairer moins mais certainement d'éclairer mieux, afin que la lumière nocturne soit repensée de façon à concilier les besoins des hommes en matière de sécurité, d'esthétique et de santé et ceux de la nature. Cette expérience sur un site pilote insulaire bénéficiera aux communes littorales de l'aire d'adhésion", analyse Isabelle Monfort, Présidente du conseil d'administration du parc national de Port Cros.

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