En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Éolien : réduire les nuisances du balisage lumineux pour améliorer l'acceptabilité des parcs

Moins médiatisé que les nuisances sonores, le balisage lumineux des parcs constitue un problème pour leur acceptabilité par les riverains. Cela d'autant plus que certaines éoliennes terrestres atteignent des hauteurs considérables.

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com
   
Éolien : réduire les nuisances du balisage lumineux pour améliorer l'acceptabilité des parcs
   

À l'occasion d'une table ronde sur le balisage lumineux, organisée mardi 5 juillet 2011 par le Bureau franco-allemand de coordination des énergies renouvelables, professionnels du secteur et parties prenantes ont présenté différentes pistes pour concilier l'implantation d'éoliennes et la sécurité des aéronefs.

Pour l'armée, "le balisage lumineux est tout aussi important que la perturbation des ondes des radars par les parcs éoliens", explique la capitaine de frégate Annick Sarrade, ajoutant qu'"il est indispensable de signaler les obstacles à la navigation aérienne, en particulier pour les aéronefs naviguant selon la règle 'voir et éviter'." La question se pose d'autant plus que certaines éoliennes atteignent 180 m de hauteur, alors que l'aviation militaire effectue parfois des vols d'entraînement à une altitude de 100 m.

Si tous les participants s'accordent sur l'importance du sujet, il n'en est pas moins vrai qu'aucun d'entre eux n'a eu connaissance d'un quelconque accident. Seule Annick Sarrade apporte un bémol et indique avoir eu connaissance de certains problèmes lors de la construction des éoliennes avant que le balisage ne soit installé.

De nombreuses méthodes d'atténuation existent

   
Une lampe développée par Delta Box, entreprise spécialisée dans le balisage aérien © Florence Roussel
 
   
"Historiquement, les technologies de balisage ont progressé en quatre étapes", explique Benjamin Content, ingénieur chez Enercon France. À l'origine, les industriels utilisaient des lampes au xénon qui émettent de courts éclairs lumineux particulièrement intenses. En 2003, sont apparues les premières lampes à diodes électroluminescentes (LED), dont l'avantage principal est de réduire la consommation électrique.

C'est à partir de ces lampes LED que fut développée en Allemagne la technologie W-Rot qui délivre une intensité lumineuse variable selon la ligne de visée. Ainsi, la luminosité est plus intense pour un avion situé à la hauteur de la lampe que pour des observateurs situés au sol à proximité de l'éolienne.

La troisième technologie développée, toujours en Allemagne, permet d'adapter l'intensité du balisage en fonction de la visibilité. Ainsi, lorsque que la visibilité est supérieure à 5 km, l'intensité lumineuse est réduite de 70 % et si elle est supérieure à 10 km l'intensité est réduite de 90%.

Enfin, la dernière technologie, qui pour l'instant en est au stade expérimental, consiste à adapter l'éclairage en fonction du besoin. Il s'agit d'équiper les parcs de moyens de détection afin d'allumer le balisage lumineux uniquement lorsqu'un avion s'approche.

Souplesse de la législation allemande

Cependant, si ces technologies permettent de réduire les nuisances lumineuses, la législation française les interdit. En France, l'arrêté du 13 novembre 2009 relatif au balisage des éoliennes prévoit que celles dont la hauteur totale est inférieure à 150 m soient balisées à l'aide de feux lumineux. Ce balisage est effectué de jour par des feux à éclats blancs dont l'intensité est de 20.000 candelas (cd) et de nuit par des feux à éclats rouges de 2.000 cd. Ces feux d'obstacle sont installés sur le sommet de la nacelle et doivent assurer la visibilité de l'éolienne dans toutes les directions. Pour les éoliennes dépassant 150 m le balisage est complété par des feux rouges fixes de 32 cd installés à intervalles réguliers sur le mat. Par ailleurs, la réglementation n'autorise ni la technologie W-Rot, ni la modulation de l'intensité lumineuse en fonction de la visibilité.

"Du fait de la proximité des riverains, la question de l'acceptabilité des parcs éoliens s'est posée très en amont en Allemagne", explique Konrad Hölz, représentant le ministère de l'environnement allemand, pour justifier la plus grande souplesse du droit allemand qui accepte différentes techniques d'atténuation et autorise le marquage avec de simples bandes rouges pour la plupart des éoliennes de moins de 100 m. "L'Allemagne est en avance par rapport à la France" confirme Benjamin Content qui s'interroge sur les évolutions souhaitables en France : "Faut-il adopter le système W-Rot ? Faut-il adopter un balisage peint de jour ?"

Les promesses du balisage intelligent

Reste que les problèmes ne sont pas complètement réglés en Allemagne et, malgré sa plus grande souplesse, "la réglementation actuelle entraîne un rejet par la population des parcs éoliens, en particulier s'agissant de l'éclairage nocturne", regrette Thomas Herrholz, responsable du projet de balisage intelligent chez Enertrag. "Certes les riverains sont favorables au balisage lumineux car ils reconnaissent le danger, mais ils ne comprennent pas qu'on ne puisse pas désactiver le balisage lorsqu'il n'y a pas d'avion à proximité", explique-t-il.

Il préconise donc de développer les technologies d'activation du balisage en fonction des besoins, c'est-à-dire approximativement durant 10% du temps. Néanmoins, "tous les problèmes du balisage intelligent ne sont pas encore réglés" pondère Konrad Hölz, reconnaissant cependant qu'"il y a un consensus sur l'intérêt de la technique."

En l'occurrence, les opérateurs misent sur trois techniques. Il est tout d'abord possible d'installer des radars sur les mâts des éoliennes. Actuellement testée en Allemagne, la technologie a le désavantage de coûter cher. En effet, il faut mettre en réseau plusieurs radars sur les éoliennes en périphérie du parc pour assurer une couverture dans toutes les directions. Autre problème, le recours aux radars nécessite l'octroi d'une fréquence alors que les utilisateurs habituels sont déjà en concurrence pour l'attribution des fréquences disponibles. "Un test effectué en Allemagne sur le parc de Nadrensee a montré que la technique fonctionne", explique Thomas Herrholz, précisant qu'"il a aussi montré que la coordination en matière d'usage des fréquences reste à définir, en particulier avec l'armée."

Une autre technologie se base sur l'utilisation de radars secondaires captant les émissions des transpondeurs qui émettent les informations relatives à la position des avions. Si la solution est simple et peu onéreuse, elle dépend de l'équipement des avions qui ne disposent pas tous de transpondeurs.

Enfin, une troisième solution se base sur l'installation de radars passifs dont la particularité est de détecter les avions en utilisant les réflexions des ondes émises par des sources variées, telles que les émissions radiophoniques. Il n'est donc plus utile d'attribuer une fréquence aux radars des parcs éoliens, néanmoins la technologie dépend des émissions d'autres utilisateurs qui peuvent interrompre leurs émissions. De plus la mise en œuvre de la technologie est lourde car elle nécessite d'intensifier les signaux reçus du fait de leur faible intensité. En l'état, cette option reste à l'état de projet et n'a pas encore fait l'objet de tests.

Réactions23 réactions à cet article

 

Normal que Annick sarrade mette un bémol sachant que Sarkozy prone et prèche pour le nucléaire.
Les avions de chasses sont tous très sophistiqués et bourrés de technologies cela ne doit pas tellement perturber les pilotes, sinon eux meme l' auraient savoir.

fides | 07 juillet 2011 à 08h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 

L'hérésie ambiante
Quel est le bon sens entre l'installation d'un radar dans un aéronef et l'installation de dizaines de radar en différents points des parcs éoliens?

Un aéronef lambda, n'apporte rien à la communauté locale, de plus il consomme du carburant et en général il est bruyant. Il semble logique qu'il devrait s'équiper de moyen de détection des obstacles. ON ne va pas équiper tous les obstables de balises lumineuses. C'est simplement délirant.

arthur duchemin | 07 juillet 2011 à 09h26
 
Signaler un contenu inapproprié
 

6 machines en facade, 6 machines derrière la maison. On se bat contre 5 nouvelles machines sur la gauche, à 600 m.
Notre campagne va ressembler à Roissy, le soir. Les promoteurs n'habitent pas là...
On est dans le VENT dalisme.

laurence | 07 juillet 2011 à 09h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 

je suis étonné que dans le cadre de la biodiversité on ne s'occupe pas de la protection de la faune, oiseaux, ....etc , et que puisque l'on veut produire de l'énergie propre l'on ne prenne pas en compte le milieu Nature ...c'est à se demander ce que veut dire être écologue!

ubu22 | 07 juillet 2011 à 16h04
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@Laurence : quand votre campagne ressemblera aux alentours de Tchernobyl, vous regretterez peut-être de vous être battue contre l'éolien...
Il est assez hallucinant de voir comment les gens peuvent se braquer quand on parle d'implanter de l'éolien, alors qu'ils tolèrent parfaitement ces usines polluantes (autant en termes de santé que d'odeurs) et les centrales nucléaires...
Il faudrait penser à arrêter un peu le NIMBY!

Nico | 07 juillet 2011 à 16h32
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Je tiens à signaler que des efforts sont fait par les compagnies éoliennes pour limiter les désagréments liés à ces flashlights, comme par exemple synchroniser les lumières d'un parc pour n'avoir qu'un signal lumineux.
De même, la nature et la biodiversité sont réellement prises en compte lors des études pour la construction d'un parc, puisqu'une étude avifaune est par exemple menée obligatoirement sur une période d'un an... Rien n'est négligé et des études sont encore menées au moment de l'exploitation pour s'assurer que les espèces ne sont vraiment pas menacées.
Enfin, il faut savoir que malgré ce qu'on peut penser, les éoliennes ne sont vraiment pas bruyantes, même lorsqu'on se trouve à leur pied, c'est une idée reçue et totalement fausse.

Mel | 07 juillet 2011 à 19h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 

DES EOLIENNES

Rappelons l'avis d'expert:

Bernard LAPONCHE: si je développe les énergies renouvelables au milieu d’un système productiviste qui explose ça n’a aucun sens".
Hors chaque année nous battons un nouveau record de consommation

Une très grosse éolienne c'est 2MW disponible un jour sur 4 et on ne sait pas lequel.
Une unité thermo électrique nucléaire ou à brûleur c'est 1600 MW disponible 95 % du temps
Il est évident que même si on défigure de jour et de nuit tous les paysages de France avec des éoliennes, ça ne permettra d'arrêter aucune centrale conventionnelle.

des priorités:
les économies drastiques d'énergie sans lesquelles développer les ER n'a pas de sens
- les ER de substitution, sûrs stables, programmables : biomasse sous toutes ses formes (bois, méthanisation, carburants d'origine végétale), hydraulique, géothermie

Oui il faut arrêter d'élever des éoliennes, non pas seulement à cause de leurs nuisances mais d’abord parce que ce n'est pas une priorité et que tous les budgets disponibles doivent servir à financer des économies.
Benjamin Dessus, : - "Il est moins coûteux d'économiser l'énergie que de la fabriquer"


prendre conscience que le SER (syndicat des énergies renouvelables) est un syndicat professionnel comme un autre dont l'unique objectif est d'assurer la promotion des fabrications de ses adhérents.

erbé | 07 juillet 2011 à 22h37
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@Nico : Totalement vrai!L'éolien est l'exemple parfait du mouton noir des énergies renouvelables!

On est dans le brassage de VENT avec sans cesse les même redites qui ne font pas avancer le sujet (l'éolien, c'est moche, ça fait du bruit, l'avifaune se fait tuer, c'est que de la comm', on met un moteur diesel pour faire tourner quand le vent n'est pas là, ça inverse la rotation de la terre)

Il faudrait mieux séparer le bon grain de l'ivraie des arguments "anti" pour un peu plus de sérieux.

Laurent F. | 08 juillet 2011 à 12h40
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Hé oui les oiseaux, les papillons, les poissons etc... La question est connue depuis la nuit des temps pour les phares. Attendons la réaction de la LPO et de la SPNB dans l'ouest.
Kenavo

IEAA | 08 juillet 2011 à 16h06
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Acceptabilité des parcs - Intégration dans paysage !
Vols plus bas que 150 mètres ! on peut se demander si c'est vraiment là où il y a des éoliennes ou des habitations qu'il faut voler aussi bas !! 1ère question ! Ce type de vols d'entrainement peut se faire dans des zones dédiées, propices. Donc de là à devoir faire un éclairage type arbre de Noël, la question se pose !
Secondo, si les mâts et nacelles plutôt que ''blanc'' étaient mis en ''couleur paysage'', au moins ''gris_vert_kaki'' (de belles Juwi vues récemment en Bavière, grises avec 2 bandes rouges en bout de pales) voire ''couleur camouflage'', et évidemment à plus de 500m des habitations, de préférence disposées pour rehausser le spot (belle enfilade ou arc de cercle...) plutôt que n'importe comment ... Et à des endroits ventés, pas là où à l'arrêt 90% du temps, of course !
Voilà qui faciliterait l'acceptabilité....
A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91) | 09 juillet 2011 à 13h25
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Il n'a jamais été dit qu'il fallait remplacer les centrales par des éoliennes. C'est impossible actuellement. Mais comme dit précédemment, il n'y a pas que l'éolien, d'autres ENR sont tout à fait viables, si tant est qu'on se donne les moyens de les développer.
Mais là encore ce n'est pas suffisant. Il faut penser à arrêter également la surconsommation d'énergie. En effet, les ENR seules ne peuvent pas assurer les besoins énergétiques de la France aujourd'hui. Et c'est sur ce point que l'on voit le double langage du gouvernement (schizophrénie?). Dans un seul et même texte (la loi POPE de 2005), on déclare le développement des ENR et qu'il faut faire des économies d'énergie (notamment par le biais d'un programme très ambitieux de réhabilitation énergétique des bâtiments), et dans le même temps on programme la construction de nouvelles centrales de 3ème génération (EPR) en attendant que la technologie soit suffisamment avancée pour lancer celles de 4ème génération! Ou est la logique dans tout ça? On veut réduire la consommation, mais on augmente l'énergie produite...

Alors oui, on continuera à construire des centrales en France si aucune alternative n'est proposée. A chaque fois qu'un collectif met à mal la construction d'une éolienne, c'est une argument de plus en faveur du nucléaire. Et c'est le cercle vicieux.

Et maintenant, soyons honnêtes 2 minutes : en quoi un parc éolien gâche-t-il plus le paysage qu'une centrale?

Nico | 11 juillet 2011 à 11h25
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Quand on sait que les vendeurs d'éoliennes espèrent en placer plus de 10000 en France métropolitaine, on imagine ce que serait le paysage de notre pays, hérissé de mâts gigantesques éclairés la nuit, et dans les sites les plus en vue.
On se demande quel écologiste, ou simplement toute personne sensible à la beauté peut ainsi accepter la dénaturation de tout un territoire.
Ce déni de la quiétude collective sert en fait le profit de quelques uns, car cet envahissement ne produirait que 10 % de l'électricité .
Et, puisque le nucléaire fait peser une menace de mort,
pensons plutôt à la décroissance de notre consommation.

sirius | 11 juillet 2011 à 11h28
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Cher Sirius, bien des éoliennes ne sont que des moulins à paroles pour pomper du pouvoir dont le respect du patrimoine paysager n'est qu'alibi. Idée farfelue : j'ai toujours pensé qu'en remettant des ailes aux moulins de la digue de la baie du Mont Saint Michel (par exemple) au lieu de les transformer en résidence secondaire l'on pourrait obtenir de l'énergie. Continuons en réfléchissant aux milliers de sites de moulins à eaux pouvant rendre le même service (mon grand père "je suis grand père" avait installé une turbine à la sortie de son étang qui alimentait des accus pour les besoins de la ferme. Un double effet car obligeant à une bonne gestion de l'eau en terme de qualité et de débit sur le long terme tenant compte des moments de sécheresse pour préserver son bétail et ses cultures. L'industrie de l'eau des romains au XVIIIéme était sévérement contrôlée dans ce sens. Faisons l'inventaire de tous les anciens sites d'étangs, de biefs... aujourdh'ui vasiéres, ronciers, éboulis... nous serons surpris du gâchi et en même temps de la puissance offerte autant en terme d'énergie, que de sécurité agricole ou de bien être pour les populations. Les petits ruisseaux font etc... le vent est caprice.

IEAA | 11 juillet 2011 à 16h38
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Un autre problème du balisage des éoliennes est leur effet hypnotique en voiture. En remontant de Limoges, quand on arrive vers le péage de Saint arnould. Il y a des dizaines de kms avec des éolinnes en bord d'autoroute. La nuit leur lumière est vraiment hypnotique et quand on est un peu fatigué ca ne fait qu'amplifier cet effet. En tout cas c'est l'impression que j'ai eue.

taz | 12 juillet 2011 à 11h08
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Reponse a Nico, le pro eolien, a Mel la mal entendante.
L'opposition nucleaire_- eolien me semble abusive, et ne doit pas etre un argument de defense de l'un ou l'autre point de vue.Car les lieux d'implantation sont souvent bien different. On ne construira jamais une centrale nuclaire sur des montagnes sauvages et venteuses.
J'habite le sud aveyron ou depuis la folie eolienne il n'est plus besoin de decorer nos maison car c'est noel tout les soir! Grace aux centaines de mats alentour nous avons droit aux flashes surpuissant qui nous rapellent que nous n'avons plus de paysages de cretes naturels et sauvages dans les Parcs Regionaux des Grands Causses et du Haut Languedoc. Fini les balades bucoliques, sur des crete montagneuses vierges de toutes antropisation ostentatoire..(flashes visibles a plus Cinquante km!)
Et pendant qu'a coup de pelle mecanique, de grues, de betonage, on detruit notre patrimoine paysager unique...les footballeurs et autres citadien innondent leur stades et villes de mega watt lumineux.
NON, nous n'aimons pas les eoliennes ,bruyantes, (si,si n'en deplaise aux sourd et autre personnes de mauvaises fois, cf Mel), ostentatoires, qui ne remplacerons pas les centrales nuclaires (nico tu n'a pas encore compris ca?),et qui nous rapellent que les interets financier auront toujours le dernier mots.
Car evidemment on ne peut etre que pessimiste quant a l'avenir, les projets vont fleurissant, et le sud de la france va ressembler a une infinie usine a vent! snif

saisai | 22 décembre 2011 à 13h30
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Joyeux Noël Saisai. Dans mon coin du Pays de Morlaix la guerre des monde approche avec ses étranges créatures brasseuses de vent politique pour moissonner à tout vent du vent de l'histoire ceux qui ne sont que vent de troupeaux bêlant. Bref, dans ma paroisse il a été recommandé de ne pas éclairer la Créche symbole d'humilité et de pauvreté. Sans doute qu'il faut protéger les "nouvelles énergies" impuissantes pour protéger leurs financeurs et justifier leurs exploitations de notre naiveté. Comme eux, mais sans eux, j'aimerai passer quelques jours de vacances à St Domingue, où la pauvreté des natifs est loin du bruit de leurs fantasmes, pour regarder un ciel non pollué d'éclairs de domination. Bloavez mad.

IEAA | 22 décembre 2011 à 15h07
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@saisai : Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit : il n'a nullement été question dans mes propos de remplacer le nucléaire par l'éolien uniquement. Pro-éolien, certes, mais je prône plus le mix énergétique des ENR et la réduction de la consommation d'énergie. Alors après, oui, dans l'état actuel des choses, ni l'éolien ni les ENR en général ne remplaceront pas le nucléaire, ce n'est pas l'ambition du gouvernement. Encore une fois, je trouve quand même stupéfiante l'énergie dont font preuves les riverains quand on tente d'implanter une éolienne (ou un parc éolien), alors que personne ne bronche lorsqu'il est question de centrales thermiques, celles là mêmes qui ont un impact nocifs à la fois sur l'environnement (CO²) et sur la santé.
L'impact sur les paysages est une réalité, je le concède, mais au même titre que toute infrastructure d'origine humaine. Encore une fois, le raffut n'est pas le même quant on construit une éolienne ou complexe ciné avec ses parkings routes et Cie.

Quant à la question du bruit, même si ce n'est pas moi qui suis visé, j'ai pu personnellement constater,tant au pied d'une éolienne que du village le plus proche, qu'il n'y avait aucun bruit (à peine le bruit du vent quand on est en-dessous). Peut-être que ton souci provient de la vétusté des installations.Toujours est-il que les plus récentes sont quasiment silencieuses.

Nico | 22 décembre 2011 à 21h35
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Oui je persiste et signe les eoliennes sont relativement bruyantes. Et ici l=c'est le relatif qui est important. Lorsque on vit dans un environnement (citadin!)on n'a pas la meme definition du bruit que lorsque on vit (comme moi et d'autres) dans le millieu peu habité et donc tres calme, montagnard.Je concede qu'une eolienne fait moins de bruit qu'un marteau piqueur, mais quand on implante une ferme eolienne de monstres de 120 metres dans un parc naturel (sensé proteger les paysages!!si, si!!), ça s'entends! on entends meme que ca car normalement il y avait du SILENCE! ce que vous ne connaissez plus dans vos villes, vos rues, vos stades..on ne vis pas dans le meme monde...Laissez nous nos horizons infini,nous sommes des poetes vous etes des destructeurs de patrimoine paysager uniques. (qui dis eolien dis forcement construction de centrales a gaz. dû a l'intermitence des vent..renseignez vous.)Economisons d'abord drastiquement, eteignon vos stades de foot et autres jeux de ballon, et protegeons nos belles montagnes du sud qui sont deja bien saccagées, merci .

saisai | 24 décembre 2011 à 08h17
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Les flashs sont utilisés pour avertir les avions, alors pourquoi arrosent ils le sol et surtout à proximité?
Il suffirait simplement d'installer un dispositif materiel pour que les flux lumineux ne soient pas dirigés vers les riverains.
CQFD

paco dit paco | 22 mars 2012 à 21h09
 
Signaler un contenu inapproprié
 

que dire de plus a vous tous qui etes tranquillement installé dans votre appart, dans votre travail, dans votre ville? Des ZDE qui fleurissent sur des cretes de moyenne montagne, au coeur des parcs naturels régionaux,(Grands Causses, Haut Languedoc... dans des zones absolument vierges de toutes constructions humaines, devraient recevoir la benediction des amoureux de la nature, amoureux des espaces derniers espaces sauvages de france, sensible au paysage montagnard, sensible au silence?
NON!!! c'est un saccage, une spoliation, et quand je lit sur ce forum que les etudes sont respectueuses de l'environemment et que les eoliennes sont silencieuses!!!!je suis outré! c'est faut archi faut!
Les eoliennes sont bruyantes effectivement, et le serons de toute maniere toujour plus que le silence qui régnait avant qu'on les implante! ou est l'ecologie lorsqu'on passe des coup de bull pour creer ou elargir des pistes pour amener les "machines sur les hauteurs ou il n'y avait que pelouse d'altitude ou foret??? Et le fret de camions ? et les centaines de beton au pieds de chaque machine....
Saccage, saccage, saccage. thats it! vive les antieoliens!!!
éteignez vos villes, vos stades d'abord, installez vos eolienne de M...dans des zones deja sacrifié sur l'hotel de l'agriculture productiviste, ou autre, mais aretons de caussionner ce saccage dans les dernier paysages vierges du sud!!!!
merci

saisai | 27 mars 2012 à 16h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

à quelle distance minimale les éoliennes doivent elles être vues par les avions, et donc à quelle distance les voit on depuis le sol ? de jour comme de nuit

curieux | 17 décembre 2012 à 22h04
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Le gars qui tombe du cinquantième étage d'un building s'écrie , en passant devant les fenêtres du cinquième "jusque là tout va bien" C'est exactement ce que vous faites en négligeant la prise en considération du risque. Quand deux ou trois avions ou autres aéronefs seront passés à la moulinette on en reparlera. Mais moi, ce qui me préoccupe le plus ce sont les éoliennes off shore installées évidemment en milieu hostile puisque l'océan et la mer se fâchent de temps à autres et drossent vers les côtes des pétroliers, des porte-containers, et des bateaux de croisière chargés de 5 à 8.000 pékins pour ceux qui vont bientôt sortir chez Costa Croisières. On a déjà vu les dégâts des pétroliers sur les côtes françaises et les colères des écologistes mais alors que diront-ils ces mêmes utopistes quand il faudra compter les milliers de cadavres que leurs solutions miracles auront provoquées. C'est pourtant ce qu'il faut attendre du broyage d'un paquebot de croisière privé de moteurs par les centaines d'éoliennes off shore installées au large de nos ports de Manche et de Mer du Nord ou d'ailleurs. Honnêtement j'attends ceci avec délectation car pour le moment je n'entends aucune réserve de précaution en ce sens. Que diront-ils, les couillons qui auront laissé faire tout cela.
Encore une fois, comme pour le sang contaminé, responsables mais pas coupables ....!!!! Bandes de charlots. Moi je vous le dis, avec une seule vague scélérate de trente mètres vous verrez la catastrophe

Saint Martin | 05 décembre 2013 à 12h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réflexion intéressante, Saint-Martin. J'en déduis donc que pour vous que le risque de l'impact d'une éolienne est plus important que le risque de l'impact du nucléaire. Et quand je parle de nucléaire, j'entends exploitation de centrales, transports de matières neuves et usagées (sur les routes et par les villages, avec les accidents qui se produisent déjà aujourd'hui) et gestion des déchets (pour information, l'Etat prévoit de faire de la Lorraine la poubelle nucléaire de l'UE avec le centre d'enfouissement de déchets radioactifs).
Vous sous-entendez sûrement aussi que l'éolien est plus dangereux et nocif que les centrales à énergies fossiles (gaz et charbon) qui dégagent des polluants atmosphériques responsables, en partie, de l'augmentation des cancers et autres maladies cardio-vasculaires.
Si vous voulez parler de risques, comparez toutes les sources d'énergie. Oui l'éolien peut avoir des défauts, oui il est loin d'être parfait, surtout dans la logique de centralisation des sources de production. Mais est-il pire que les autres moyens de production d'électricité?

Nico | 05 décembre 2013 à 13h08
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…