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Actu-Environnement

La pollution aux métaux lourds peut modifier radicalement la composition du plancton marin

Eau  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Une étude de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) montre que les pollutions humaines peuvent changer radicalement la composition du plancton marin. Publiés dans la revue Current Biology, les résultats des travaux de l'Ifremer « montrent que la Seconde Guerre mondiale et l'agriculture intensive ont bouleversé » l'écosystème de la rade de Brest (Finistère).

Les chercheurs de l'Ifremer ont étudié les traces d'ADN laissées par les organismes marins dans les sédiments du fond marin afin d'étudier les communautés de microalgues et d'espèces du passé. « Résultat : les scientifiques ont pu retracer le cocktail d'espèces planctoniques présentes dans l'eau depuis environ 1 400 ans », expliquent l'Ifremer, précisant que « sur toute cette période remontant au Moyen-âge, les variations les plus radicales n'apparaissent qu'à partir de la Seconde Guerre mondiale ».

Pollution extrême puis chronique

L'étude met en lumière l'augmentation de l'abondance de microalgues toxiques, notamment le dinoflagellé Alexandrium minutum, à partir de 1980. En cause ? « Un environnement marqué par une pollution extrême puis une pollution chronique » aux métaux lourds.

La pollution débute avec les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale. Cette pollution « extrême » est caractérisée par de fortes teneurs de métaux lourds dans les couches de sédiments de l'époque. Les sédiments des années 1980 et 1990 montrent ensuite une pollution chronique, la rade de Brest étant devenue « le réceptacle d'une pollution [par] des contaminants issus notamment de l'agriculture intensive ».

Si la capacité de résilience de l'écosystème reste ouverte, l'Ifremer estime toutefois que « ce changement du plancton marin côtier semble irréversible car on ne retrouve plus dans les temps présents les communautés microbiennes de l'époque préindustrielle ».

Réactions2 réactions à cet article

 

L'on peut donc affirmer sans verser dans l'approximation, que l'agriculture intensive est bien une arme de destruction massive.

Tonton Albert | 27 avril 2021 à 12h27
 
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Tiens, une nouvelle étude qui met en évidence le rôle de l'agriculture intensive dans la pollution des écosystèmes, qui plus est menée par un organisme de recherche public qui a pignon sur rue ! Je suis curieux de savoir ce que le vice-président de la Région Bretagne en charge de l'agriculture et de l'agroalimentaire, ardent défenseur du modèle industriel breton, en déduit ? De même ses collègues élu(e)s.
Les auteurs de cette étude sur une réalité mal connue - mais qui démontre à quel point la contamination est générale - vont-ils faire l'objet d'une descente de la brigade de Gendarmerie Démeter afin d'intimider et mettre au pas ces dangereux activistes aux publications susceptibles de nuire à des intérêts catégoriels jalousement gardés ?

Pégase | 27 avril 2021 à 14h07
 
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