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Décharge d'Entressen : la blessure peine à cicatriser

La décharge d'Entressen, près de Marseille (13) a fermé en mars 2010. Une décharge transformée aujourd'hui en unité de valorisation de biogaz grâce à la dégradation des déchets. Mais la pollution de la nappe phréatique et de l'environnement aux sacs plastiques reste d'actualité. Reportage.

Reportage vidéo  |  Déchets  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Décharge d'Entressen : la blessure peine à cicatriser

En 1912, date de la création de la décharge d'Entressen, la réglementation n'était pas aussi stricte qu'elle ne l'est aujourd'hui. Ce n'est qu'en 1997 qu'un arrêté précise les conditions d'enfouissement pour les installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND). L'ancien centre d'enfouissement d'Entressen était très loin de respecter ces normes. Sans aucune protection (géomembrane) pour préserver la nappe phréatique, cette masse d'eau sera gravement polluée pendant des décennies. Par ailleurs, dès l'apparition des sacs plastiques dans les années 60, la pollution s'est propagée avec leur dispersion un peu partout aux alentours ; des paysages consternants : des arbres, des champs, des canaux, même des animaux d'élevage couverts de sacs plastiques.

L'ex-communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) est contrainte de fermer cette décharge en 2002 mais cela mettra près de 10 ans pour trouver un autre exutoire aux déchets de la collectivité… qui sera finalement l'incinérateur de Fos-sur-Mer.

Essayer de gommer les traces du passé

Aujourd'hui, sur le site on ne parle plus de décharge mais plutôt "d'une unité de valorisation de biogaz". Autrement dit, le méthane issu de la dégradation des déchets est capté et valorisé. Pour cela, il a préalablement fallu recouvrir les déchets par un système de couverture semi-perméable pour limiter l'infiltration des eaux de pluie et mettre en place plusieurs systèmes pour réduire la pollution de la nappe phréatique (voir le reportage).

La combustion du biogaz par Verdesis, une filiale de Dalkia, permet de produire de l'électricité : 40 GWh/an soit la consommation électrique de 16.000 foyers. L'installation valorise aussi la chaleur qu'elle produit pour assécher les lixiviats qui seront incinérés.

A dire vrai, le paysage a radicalement changé, on oublierait presque que sous cette colline des millions de tonnes de déchets ont été déchargés. Une végétation abondante, des arbres : "on finit par avoir un couvert végétal qui pourrait même permettre d'imaginer la création d'un parc naturel avec une vocation ludique d'ici 30 à 40 ans", déclare Guy Teissier, président du Conseil du territoire Marseille-Provence. Pourtant il faudra 30 ans au moins selon les estimations, pour que le site cesse de polluer la nappe phréatique.

Par ailleurs, la question de la pollution aux sacs plastiques reste entière à l'instar du canal du Centre Crau dont le fond est recouvert de lambeaux plastiques. Ce canal débouche sur la réserve naturelle du marais de Vigueirat. Mais ici, selon Guy Teissier, "ce n'est pas sur notre territoire"… En somme, pas de responsable, pas de payeur et donc aucune action en justice pour cette affaire !

Réactions3 réactions à cet article

 

MERCI pour votre excellent reportage qui souligne l'efficacité de notre travail associatif sur la suppression des sacs plastiques mais qui démontre aussi l'impact des inconséquences de l'activité humaine et de la société de consommation qui génère des produits dont on peut se passer.
Le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas

Cdlt

Alain Matesi
Pdt fondateur de CoLLecT-IF

CoLLecT-IF environnement | 31 mai 2016 à 11h19
 
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Bonjour,

Un géotextile ne sert pas à protéger la nappe. Je pense que vous faites référence à une géomembrane (imperméable).

Je vous invite donc à faire la modification en conséquence.

Cordialement

Loïc | 06 juin 2016 à 15h51
 
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@ Loïc
Merci de votre vigilance.

Baptiste Clarke Baptiste Clarke
06 juin 2016 à 17h40
 
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