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Générations futures appelle à mieux connaître et réduire la pollution aux PFAS dans l'eau

Eau  |    |  Dorothée Laperche

Une pollution très étendue, mais mal suivie : c'est l'une des conclusions de Générations futures après sa tentative de brosser la situation de la contamination aux substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) dans les eaux superficielles françaises. L'association a analysé dans cette optique les données de surveillance de la qualité des eaux de rivières et des lacs répertoriés dans la base Naïades. Résultats ? Seulement cinq départements n'ont pas retrouvé de PFAS dans leurs eaux en 2020, parmi les 18 substances recherchées. « L'interprétation de ces résultats est rendue compliquée du fait de grandes disparités dans les méthodes d'analyses utilisées dans chaque département et pour chaque PFAS », regrette François Veillerette, porte-parole de Générations futures. Les limites de quantification varient ainsi selon les départements. « Les PFAS pour lesquelles une limite de quantification basse (1 ng/L) a majoritairement été utilisée sont logiquement celles qui ont été le plus souvent quantifiées, constate l'association. Les substances pour lesquelles une LOQ élevée a été appliquée (20 à 200 ng/L) sont les moins retrouvées. »

Dans la perspective du plan national d'encadrement de l'usage des PFAS promis par le Gouvernement, l'association appelle à une surveillance renforcée de ces substances. Elle souhaiterait que le suivi porte sur les 24 PFAS considérées comme prioritaires dans la proposition européenne de révision de la liste de polluants recherchés dans les eaux.

Autre demande : uniformiser les méthodes d'analyses et privilégier celles avec les limites de quantifications les plus basses possibles. Elle encourage également le Gouvernement à soutenir les actions mener au niveau européen pour limiter la contamination. Ainsi la proposition de restriction proposée par cinq pays européens (Danemark, Allemagne, Pays-Bas, Norvège et Suède) devrait être soumise à l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) le 13 janvier.

Dans tous les cas, la connaissance de cette pollution devrait s'améliorer dans les années à venir : l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) devrait lancer une nouvelle campagne d'évaluation des niveaux de contaminations. Et actualiser ainsi les données de la précédente datant de 2011.

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