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Pollution sonore : la Commission européenne tire la sonnette d'alarme

Les États membres peinent encore à contenir la pollution sonore qui constitue pourtant un risque important pour la santé des citoyens. La Commission européenne les encourage à s'améliorer et envisage des mesures plus contraignantes.

Transport  |    |  N. Gorbatko
Pollution sonore : la Commission européenne tire la sonnette d'alarme
Actu-Environnement le Mensuel N°435
Cet article a été publié dans Actu-Environnement le Mensuel N°435
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Des progrès, mais peut mieux faire : telles sont les conclusions du rapport, publié lundi 20 mars par la Commission européenne, sur la mise en œuvre de la directive sur les bruits dans l'environnement. Loi principale de l'Union européenne (UE) sur cette question, le texte a notamment pour objectif de déterminer l'exposition des citoyens à un niveau sonore trop élevé et ses effets sur la santé, de prévenir cette pollution et de la réduire. Il impose aussi aux États membres de publier des cartes du bruit et des plans d'action tous les cinq ans : pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants, les grands axes routiers, les grandes voies ferrées et les grands aéroports. En revanche, il ne fixe pas de valeurs limites et ne prescrit pas non plus de mesures spécifiques.

Pas de changement notable

Depuis 2017, année de son dernier rapport, la Commission note une surveillance plus systématique – bien qu'incomplète – de cette pollution sur le territoire et l'adoption de plans de lutte au sein des États membres. Mais l'exposition des habitants n'a pas été réellement réduite. Les projections faites par les rapporteurs laissent en outre augurer des résultats bien en-deçà de l'objectif de réduire de 30 % le nombre de personnes affectées par le bruit lié aux transports, d'ici à 2030 par rapport à 2017, prévu dans le plan d'action « zéro pollution » de l'UE.

Les commissaires estiment donc que les démarches des États doivent encore s'intensifier. Ils leur suggèrent par exemple de mieux tenir compte du bruit dans leurs plans de mobilité urbaine durable, de favoriser la promotion des modes de déplacements actifs, d'élargir le réseau des transports publics ou de réduire les vols de nuit. Les gouvernements pourraient aussi imposer des limitations de vitesse sur les routes, l'utilisation de revêtements peu bruyants, de pneus ou de rails silencieux, de renouveler les flottes, d'encourager la conception de technologies moins bruyantes... Tout en impliquant mieux la société civile, le rapport souligne également la nécessité de motiver et de coordonner les différentes autorités compétentes : pouvoirs publics, collectivités locales, opérateurs d'infrastructures de transport et de modes de transport... L'exemple des 100 signataires pionniers de l'accord sur la ville verte pourrait à ce titre se révéler inspirant.

Un Européen sur cinq touché

Outre les bénéfices en termes de santé publique, la Commission juge ces actions et ces investissements très rentables dans le domaine sociétal à long terme. Pour sa part, elle envisage d'améliorer son action en précisant certaines notions trop vagues de la directive, comme celle de « zones calmes », en renforçant ou en faisant mieux appliquer certaines règlementations en termes de bruit : sur les pneumatiques, sur le fret, les décollages et l'atterrissage des avions… Elle pourrait également fixer des objectifs plus précis aux États et élargir ses études aux impacts du niveau sonore sur la biodiversité.

Avec plus de 100 millions de citoyens exposés à des niveaux sonores excessifs, soit 20 % de la population de l'Union, le bruit représente en effet la deuxième menace la plus importante pour la santé environnementale. Elle trouve son origine dans le trafic routier, ferroviaire et aérien. « Le bruit augmente notre niveau de stress, perturbe notre sommeil, affecte nos capacités d'apprentissage et accentue même les accidents vasculaires cérébraux et les maladies cardiaques, explique Virginijus Sinkevičus, commissaire chargé de l'Environnement, des Océans et de la Pêche. Le rapport publié aujourd'hui montre que nous devons résolument agir pour faire face à cette menace, souvent sous-estimée, pour la santé publique. »

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