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Une étude met en évidence la pollution atmosphérique issue de l'utilisation de l'E85

Selon une étude américaine parue dans la revue Environmental Science & Technology, l'utilisation de l'E85 polluerait autant que l'utilisation de carburant classique et aurait un impact sanitaire similaire voire plus grave.

Risques  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
   
Une étude met en évidence la pollution atmosphérique issue de l'utilisation de l'E85
   
Souvent plébiscité pour son impact réduit sur le phénomène d'effet de serre en raison d'émission de CO2 réduites voire neutres, l'E85 composé de 85% d'éthanol et de 15% d'essence est également présenté comme une alternative « plus saine » que le gazole ou l'essence par ses partisans. L'idée est que l'ajout d'oxygène par l'éthanol améliore la combustion et permet de réduire ainsi la quantité de particules, de monoxyde de carbone et de polluants. Mais seulement pour certains, et tout le problème est là.
Intrigué par le soudain regain d'intérêt des États-Unis pour les agrocarburants et plus particulièrement pour l'E85, un scientifique américain spécialiste de la chimie de l'atmosphère de l'université de Stanford s'est penché sur le produit. Selon Mark Jacobson dont l'étude a été publiée dans la revue Environmental Science & Technology, si l'ensemble du parc automobile actuel était converti pour utiliser de l'E85, cela pourrait avoir comme conséquence une augmentation de la mortalité, des hospitalisations, et de l'asthme lié à l'ozone : +9% à Los Angeles et +4% aux États-Unis. Par ailleurs, les taux de Cancer seraient semblables pour l'essence et l'E85.
Il est vrai que l'éthanol diminue quelques polluants, mais il en augmente également quelques autres, explique Mark Jacobson. Comparé à l'essence, l'éthanol tendrait à produire moins de benzène et de butadiène, mais plus d'acétaldéhyde et de formaldéhyde, une fois brûlé. Selon l'étude basée sur un modèle de simulation atmosphérique développé par le scientifique américain, cela entraînerait un surplus de pollution à l'ozone et environ 185 décès supplémentaires par an à travers les États-Unis, et 125 de plus à Los Angeles. Jacobson a étudié particulièrement cette ville confrontée à une pollution continue sous forme de smog. Les résultats suggèrent que l'éthanol ne doit pas être promu pour ses avantages sanitaires, estime le chercheur. D'autres facteurs doivent être étudiés avant que l'utilisation de l'éthanol soit répandue comme les émissions de gaz à effet de serre, la dépendance des États-Unis aux huiles étrangères et l'impact environnemental des cultures et des usines d'éthanol.

Si cette étude traite exclusivement des polluants chimiques issus de la combustion d'agrocarburants, d'autres vont jusqu'à remettre en cause le principal intérêt des biocarburants à savoir leur neutralité sur leurs émissions de CO2 au cours de leur cycle de vie. En juillet 2005, des chercheurs des universités Cornell et Berkeley estimaient que la transformation du maïs en biocarburant, nécessitait 29 % plus d'énergie fossile qu'elle n'en produit sous forme d'éthanol. Au final, chacun y va de ses chiffres et de ses statistiques. En France, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir déplorait en début d'année, le plan de développement des biocarburants en France qu'elle juge « aveugle » et « dispendieux ». Elle rappelait notamment que le bilan officiel de l'Ademe favorable au biocarburant était contredit par l'INRA et une étude de la Commission européenne.
Mais face au regain d'intérêt dont font preuve les gouvernements que ce soit en France, en Europe ou aux États-Unis pour ces carburants, des voix s'élèvent et des craintes concernant les conflits d'usage ou les impacts environnementaux se manifestent. Le débat semble donc loin d'être terminé.

Réactions12 réactions à cet article

 
Contre les biocarburants...

Je pense que la recherche dans les bio carburants est voué à l'echec et qu'elle est juste un pretexte pour faire plaisir aux agriculteurs. Je serai pour les bio carburant quand ils seront produit en respectant l'agriculture bio et quand les tracteurs n'utiliseront plus de carburant poluant. Mais je pense qu'actuelleemnt les bio carburant visent à favoriser l'agriculture intensive qui es topr néfaste à l'environneemnt. Je trouve que cela présente trop d'externalité négative pour qu'on finance la recherhce dans les bio carburant. Par contre je suis entierement d'accord pour favoriser les chaufferies aux bois, qui présente un bilan d'externalité plutot positif;

titeuf | 24 avril 2007 à 12h03
 
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L'E85 n'est pas LA solution

Le plus gros problème du siècle, c'est l'effet de serre. La production de grosses quantités de biocarburants pour remplacer le pétrole est pire que l'économie de relachement de CO2 revendiquée:
-on élimine les meilleures terres vivrières alors que le monde a faim,
-on pollue avec les engrais, l'ozone et
-la surexploitation tue l'écosystème.
La solution c'est d'abord la suppression des véhicules à moteur thermique au profit de transports en commun électriques(alimentés par des fils ou des piles à hydrogène).
L'électricité est disponible, à bas prix et en quantité suffisante par le nucléaire. C'est une énergie RENOUVELABLE car l'uranium ou le thorium, bien utilisés, ont des siècles de réserves.

Clément | 26 avril 2007 à 08h37
 
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Re:L'E85 n'est pas LA solution

Ah oui ! Les déchets radioactifs 1000 ans et plus avant biodégradation.
Allez voir l'extraction de l'uranium au BURKINA

roger | 26 avril 2007 à 09h10
 
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une petite faute d'ortho

dans votre article : "Mais face au regain d’intérêt dont font preuve les gouvernements que ce soit en France, en Europe ou aux États-Unis pour ces carburants, >>>> des voies

Anonyme | 26 avril 2007 à 09h36
 
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Re:L'E85 n'est pas LA solution

Je sais que cela ne fera pas plaisir à bcp de monde, mais je pense que la solution est la suppression de la propriété privée sur l'automobile, en tant que facteur polluant global. Encore une fois en matière d'environnement et de santé, ce sont les pauvres qui paient aussi pour les riches. Jusqu'à quand ????

Anonyme | 26 avril 2007 à 09h39
 
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La substitution est néanmoins indispensable

Vu la pénurie anoncée, la substitution est néanmoins indispensable pendant un temps à tout le moins !
C'est surtout de réalisme que nos dirigeants doivent faire preuve et oser aller contre les lobbys qui ne visent que le gain financier à très court terme.
La privatisation sans contrôle telle que pratiquée depuis des décennies par des "politiques" de mauvais niveau entourés d'incapables ou de timorés et qui n'entendent que ce qui les rassurent pour la durée de leur mandat sont la cause de toutes les dérives constatées.
Il faut admettre pour un temps de continuer à polluer , mais de moins en moins en mettant tous les moyens en oeuvre pour rendre les énergies renouvelables compétitives (regardez comment nous sommes devenus les champions du recyclage en Belgique ... et ce n'est pas fini, c'est par la sanction du coût des déchets dont le traitement est aussi devenu un centre de profit !)
Nous sommes et devons rester citoyens du monde car ce n'est que par cette démarche responsable que nous survivrons peut-être.
Evitons d'expatrier nos technologies vieillissantes en fin de vie vers le pays émergeants, imposons leur aussi à des prix compétitifs les bonnes technologies non polluantes.
le profit à tout crin nous creuse notre tombe mieux que le fossoyeur !
Que vive l'homme responsable, que meurent ceux qui n'y souscrivent pas !

Sergeï | 26 avril 2007 à 11h33
 
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Capitalisme pur et dur

Ben voila, on constate que l'éthanol devient une mode c'est à dire qu'il répond à un besoin d'activité et pas à la solution de problèmes. D'ailleurs, il va s'en ajouter des problèmes: revoir les catalyseurs des véhicules, donc faire de la recherche, donc accroitre le PIB; il faut aussi prévoir des dispositifs de condensation des vapeurs au niveau des stations services etc
Vive l'activité!! On est sur Terre pour faire du fric

Ah non j'oubliais, l'éthanol est là pour réduire la dépendance au pétrole (mais seulement le pétrole du Golfe) comme le déclare le gouvernement des Etats Unis.
Sinon, utiliser la biomasse ligneuse pour faire du carburant, ça peut en partie étancher la soif de consommation… après le développement de transports en commun et autres solutions économes

gugu | 26 avril 2007 à 11h35
 
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alcool ADEME - ou quand la haute fonction publique

LA DAME DE L’ADEME ET LES BIOCARBURANTS

Superbe exemple de parité administrative, la dame de la Dème, est en tous points conforme au modèle masculin dans les domaines techniques, comptables et fiscaux. Même inculture soixante huitarde, même langue de bois, même refus de l’évidence et des réalités physiques et financières.
Elle pérore sur les ondes autant sur le bluff de l’effet de serre que sur les biocarburants. Dans sa dernière intervention elle a expliqué que l’éthanol n’a pas les mêmes propriétés que l’alcool dit « éthylique », surtout quand, mélangé à l’essence, il devient du bi ou du diéthanol.
Selon cette dame, non seulement on sauverait l’agriculture betteravière, mais on réduirait les émissions de gaz carbonique et on ferait des tas d’économies.
Pour bien répondre il faudrait aligner des chiffres et ça, c’est fatigant à lire. On peut essayer de les remplacer par des mots.

Des labours à la pompe

Avant de sortir « l’éthanol » de l’alambic, il y a eu du travail et des dépenses d’énergie considérables.
Le tracteur qui laboure, sème et engraisse pour finir par arracher puis transporter aux camions qui continuent vers la « sucrerie » reconvertie en distillerie. Cela représente une bonne quantité de carburants. Si l’on y ajoute tout ce que consomme l’usine AZF pour produire les ammonitrates qui engraissent les terres à betteraves on obtient beaucoup de calories.
On n’a pas fini. L’usine va laver triturer malaxer, chauffer et pressurer pour sortir le jus fermentescible chargé de saccharose (le sucre). Même, si les levures travaillent sans salaires ni syndicats, elles vont consommer 33% du carbone pour produire le gaz carbonique qui fait pétiller le champagne, et les yeux de nos dames.
Ces levures vont produire de l’alcool, jusqu’au plafond de leur empoisonnement qui se situe à environ 15%, dans les mélasses, diluées en conséquence. Comme quoi les levures sont moins fragiles que les hommes qui n’en supportent que moins d’un demi pour cent de leur masse, avant le coma létal.
Ce n’est pas encore fini, car, le mélange eau alcool, limité à 12° pour des questions de productivité, devra être distillé de manière à éliminer 84% d’eau par évaporation. L’énergie nécessaire se calcule très facilement, mais il est encore plus précis d’utiliser les chiffres globaux de la comptabilité analytique de la production. En tout, il aura fallut plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre d’alcool et il faudra 1,56 litres d’alcool pour donner l’énergie d’un litre d’essence.
Bien entendu, en brûlant ce coûteux produit, on va encore produire du gaz carbonique, ce qui devrait faire de la peine aux illusionnistes des gaz à effet de serre.
Si on raisonne, sans tenir compte de la fiscalité, comme le fit notre Ministre frisé de l’économie et des finances, mal « instruit » par son service des douanes, on peut produire l’illusion, si c’est le but cherché.
Si on est une Directrice de l’ADEME gouvernementale compétente, on doit enquêter auprès des distillateurs, analyser les comptabilités et conclure sur la comparaison de choses comparables.
Lors de sa conférence radiodiffusée sur ce sujet, le Capitaine au long cours HADDOCK (de la section Flandres-Artois en Belgique) qualifiait l’alcool d’ « ennemi du marin ». Il aurait pu ajouter « ennemi du contribuable »
Que reste-t-il de ces élucubrations avec si peu de chiffres ? Seulement la conclusion du vieux paysan :

« Si c’est pas malheureux de brûler de la nourriture »

Va-t-on encore nous parler de FAIM DANS LE MONDE ?










Pour ceux qui aiment les calculs


On retiendra les masses atomiques suivantes qui servent de base de tous les calculs : C=12 - O=16 - H=1
On notera ainsi que le sucre C12H22O11 voit sa « mole » peser : 342 grammes qui, en s’hydrolysant, vont donner 2(C6H12O6) de glucose d’une masse de 360 grammes.

A son tour la mole de glucose va fermenter en libérant 2 moles d’alcool éthylique (C2H5OH) et deux moles de gaz carbonique CO2.

En résumé on calcule facilement que 46 grammes d’alcool, avant d’être brûlés dans les moteurs, ont déjà produit 44 grammes de CO2

En brûlant, ces mêmes 46 Gr d’alcool vont encore produire 88 Gr de CO2
Soit au total 3X44 = 132 Gr de CO2 taux d’émission de CO2 132/46 = 2,87 Gr par Gramme d’alcool

L’essence, qu’on peut ramener au benzène qui la constitue en majorité, a pour formule C6H6 donc une masse molaire de 78 grammes qui vont produire 264 grammes de CO2 donc taux d’émission de CO2 :
264/78 = 3,38 grammes par gramme d’essence

Or il faut 1,56 grammes d’alcool pour produire l’énergie d’un seul gramme d’essence ce qui remonte le, taux de CO2 de l’alcool à 2,87 X 1,56 = 4,48.
Vous voulez plus simple ?
1)- pour équilibrer les masses entre l’alcool et le benzène on appliquera à l’alcool le cœfficient :
78/46 = 1,696
2)- pour équilibrer les pouvoirs calorifique on multipliera ce chiffre par 1,56 soit :
1, 696 X 1,56 = 2,646

Aux 6 CO2 produits par la combustion du benzène on opposera les 3 X 2,646 = 7,94 CO2 de l’alcool.
Conclusion : 7,94/6= 1,32 à l’avantage du benzène.

L’ALCOOL GENERE 1,32 FOIS PLUS DE CO2 QUE L’ESSENCE

Si l’on ajoute à cela tout le CO2 produit en amont pour fabriquer le sucre, nul doute que les déchets de CO2 émis avec l’alcool dépassent plus que largement ce qu’on obtient avec les produits pétroliers.
Rendez vous sur internet et regardez les élucubrations verbeuses et abondantes de l’ADEME sur le sujet. On dirait la constitution giscardo-européenne adaptée aux disciplines scientifiques.

Par un écran de fumée dialectique on assiste à une démonstration visant essentiellement à faire croire à la bonne affaire.

Comment de superbes hauts fonctionnaires, issus des prestigieuses écoles de la république, comme Sciences Po ou l’ENA, peuvent-ils prendre ainsi les braves Français pour des imbéciles ?
Propager des idioties comme les gaz à effet de serre ; la pompe à chaleur (ça c’est polytechnique (voir SIROTA et l’Inspection des finances) n’est pas digne d’un pays qui, par le passé, fut à l’avant-garde des sciences.

C’est ainsi qu’on voit le triomphe d’AIRBUS (avions fabriqués à l’envers des saucissons) finir dans une panade financière incroyable et la liste est longue des fantastiques gaspillages qu’on doit à la malhonnête inculture de nos dirigeants.

artilleur | 28 avril 2007 à 11h37
 
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Re:alcool ADEME - ou quand la haute fonction publi

Bonjour,

Bien envoyé. Il faudra peut-être un jour réconcilier la chimie et la thermodynamique avec l'économie.
Se ruer sur l'éthanol c'est céder à la mode du bio. L'important n'est pas de résoudre le problème énergétique mais d'avoir de l'activité. Les bureaux d'études qui fabriquent les usines de biocarburants se font des couilles en or en ce moment.10
Un des arguments de ceux qui voient l'économie de l'hydrogène à très long terme sinon jamais est qu'il faut créer un réseau de distribution et que cela coûte cher.
Il n'y a pas de réseau de distribution d'éthanol (le célèbre 85) mais tant pis, on y va quand même, son réseau ne coutera rien, c'est curieux non?

gugu | 28 avril 2007 à 12h06
 
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Re:alcool ADEME - ou quand la haute fonction publi

Entièrement d'accord avec vous sur la supercherie des biocarburants !
Par contre, dans votre démonstration chiffrée, vous commettez une erreur grossière, qui plus est en votre défaveur :
Vous assimilez l'essence au BENZENE (produit cancérigène), alors qu'il n'est présent que sous forme de traces dans l'essence.
L'essence est un mélange de dizaines d'hydrocarbures divers (alcanes linéaires et ramifiés, alcènes et aromatiques), identifié par un "composé moyen" : l'OCTANE, C8H18, masse molaire 114.
Et si vous reprenez vos calculs sur cette nouvelle base, vous trouvez un rapport de 1.45 en défaveur de l'alcool !!

Vous avez du déstabiliser de nombreux chimistes par votre démonstration erronée alors que votre cause est juste. Quand on avance des chiffres, il faut être rigoureux pour ne pas créer la suspicion.

lebreton

lebreton | 30 avril 2007 à 12h13
 
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Re:Contre les biocarburants...et l'huile

Si le bilan énergétique est vraiment négatif, il ne reste que l'intérêt pour l'agriculture et toute la filière blé ou betterave.
Tous les biocarburants n'ont pas le même bilan, les huiles végétales auraient un bilan plus favorables mais malheureusement pour l'industrie un faible coût d'extraction. Il me semble que certains sites, comme manicore, présentent différents bilans comparatifs.

Raphaël | 19 mai 2007 à 16h45
 
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Re:Re:alcool ADEME - ou quand la haute fonction pu

J'ai effectivement ete ennuyee par cette reponse, mais de plus j'aimerai savoir d'ou est ce que vous tenez les chiffres montrant qu'il faut 1.56 g d'alcool pour produire la quantite d'energie de 1g d'essence... Moi je trouve qu'un g d'essence produit 40 kJ alors qu'un g d'ethanol en produit 155 kJ (au pire si je me suis trompee dans les ratios 1g d'ethanol produit 75 kJ)...
A verifier... Car du coup c'est bien l'essence qui produit plus de CO2...

Lilie | 30 mai 2007 à 11h47
 
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