En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Hydroélectricité : l'Etat et les opérateurs s'entendent sur un potentiel de 10 TWh

Un inventaire, réalisé par les services de l'Etat et les producteurs d'électricité, révèle un potentiel de 10 TWh, conformément aux projections de l'UFE. Cependant, la liste contient des projets incompatibles avec la protection de l'environnement.

Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Faire converger les objectifs de développement de l'hydroélectricité portés par les producteurs d'électricité et le potentiel envisagé par les services administratifs français. Tel est l'objet du rapport "connaissance du potentiel hydroélectrique français" dont la synthèse a été publiée le 14 novembre par le ministère de l'Ecologie. Le document de 14 pages présente un potentiel hydroélectrique de création de nouveaux sites ou d'équipement de seuils existants, élaboré conjointement par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), la Direction de l'eau et de la biodiversité (DEB), les Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) et les producteurs réunis au sein de l'Union française de l'électricité (UFE).

Le document révèle le consensus entre les industriels et les services administratifs centraux et déconcentrés. Même si le potentiel dévoilé doit être affiné, il donne une idée du développement de l'hydroélectricité en France pour les années à venir calculé à partir d'une analyse cours d'eau par cours d'eau. Au total, quelque 2.750 mégawatts (MW) de puissance hydroélectrique font l'objet d'un consensus et pourraient être ajoutés, pour une production annuelle de l'ordre de 10 térawattheures (TWh). Compte tenu que certaines régions n'ont pu être étudiées, le potentiel maximal, calculé en ajoutant les projets proposés par l'UFE au potentiel validé, pourrait atteindre 3.350 MW pour une production de 12 TWh par an.

Le sujet est particulièrement sensible, ce qui explique probablement que le ministère n'ait fait aucune publicité autour du document. En revanche, l'UFE ne s'est pas privée d'en faire la promotion dans son éditorial du 2 décembre. La satisfaction de l'organisation représentant les producteurs d'électricité est bien compréhensible puisque l'étude publiée par le ministère de l'Ecologie valide les chiffres présentés par l'UFE dans le cadre du débat sur la transition énergétique. A cette occasion, l'UFE évaluait à 10,6 TWh le potentiel de production des sites inexploités et défendait un fort développement de ce potentiel. Une recommandation reprise dans le document de synthèse du groupe de travail "énergies renouvelables" et que France Nature Environnement (FNE) jugeait inacceptable. L'association avait alors menacé de quitter le débat

Pas de prise en compte des impacts environnementaux

Si de nombreuses études analysant le potentiel hydroélectrique français existent, elles restent difficiles à concilier car elles ont été réalisées à des dates différentes, sur la base de méthodes variées et à diverses échelles géographiques, explique le ministère. Pourtant une bonne connaissance du potentiel est indispensable pour définir des objectifs de développement à l'échelle nationale, à l'échelle des bassins et à l'échelle régionale, pour dimensionner les mécanismes de soutien, tels que la contribution au service public de l'électricité (CSPE) couvrant l'obligation d'achat ou d'éventuels appels d'offres, et pour réaliser les études d'impacts de la planification du développement hydroélectrique français.

Dans ce contexte, les services de l'Etat et les industriels du secteur ont confronté leurs études avec les avis des experts. Objectif : obtenir "la liste des projets réalisables techniquement et la liste des tronçons exploitables afin de disposer in fine d'une vision partagée du potentiel hydroélectrique français". Trois catégories sont prise en compte : l'optimisation des ouvrages existants, l'équipement de retenues existantes créées pour d'autres usages et la création de nouveaux sites. A cela il convient de retrancher la baisse des débits de certains cours d'eau, pour des raisons "naturelles" (baisse des débits d'étiage par exemple) ou "en raison notamment de mesures environnementales", ainsi que la fermeture pour raison économique de certains ouvrages.

Quant au potentiel retenu, il s'agit du "potentiel technique expertisé", c'est à dire celui calculé à partir du potentiel brut du cours d'eau, qui se base sur le débit non exploité et le dénivelé, auquel est retranché le potentiel inexploitable avec les techniques actuelles. Contrairement au "potentiel technique acceptable", le potentiel présenté ne tient donc pas compte de la maîtrise des impacts environnementaux. En d'autres termes les chiffres présentés se basent sur une liste d'ouvrages parmi lesquels figurent "des projets qui ne sont pas acceptables du point de vue de l'environnement, c'est-à-dire qui ne pourraient pas obtenir une autorisation au titre du code de l'énergie pour les aménagements concédés ou au titre du code de l'environnement pour les aménagements autorisés".

En l'occurrence, le document totalise 2.476,6 MW de capacité pour l'ensemble des nouveaux sites qui pourraient être implantés sur les cours d'eau français, pour une production annuelle de 8,9 TWh. "Si l'on ajoute à ce potentiel, le potentiel majorant des régions pour lesquelles la convergence n'a pas eu lieu, celui-ci pourrait être porté à 2.885 MW et 10,3 TWh/an", précise le document qui indique que des projets proposés par l'UFE pour les régions Auvergne (340 MW), Bretagne (26 MW), Limousin (21 MW) et Lorraine (22,1 MW) n'ont pu être étudiés. Avec des potentiels de 753 MW, 613 MW et 530 MW, les régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-D'azur et Midi-Pyrénées forment, sans surprise, le trio de tête.

Quant à l'aménagement en centrales hydroélectriques des retenues d'eau existantes mais non équipées de turbines, le potentiel est évalué à 261 MW pour une production de 0,9 TWh. Les régions Franche-Comté (96 MW), Midi-Pyrénées (50 MW) et Champagne-Ardenne (44,6 MW) forment le podium. "Si l'on ajoute à ce potentiel, le potentiel majorant des régions pour lesquelles la convergence n'a pas eu lieu, celui-ci pourrait être porté à 477 MW et 1,6 TWh/an".

Réactions28 réactions à cet article

 

Les projets identifiés ne sont pas des projets réels de niveau APS, mais simplement d'une identification « à dire d’expert » voire même "sur carte dans un bureau". Ce rapport ne prend pas en compte ni les impacts sur l’environnement aquatique ni :
- les effets du changement climatique sur les débits
- les contraintes environnementales
- les contraintes techniques (en géologie par exemple : glissements de terrains, failles, etc.)et les contraintes sociales (ex : autre usage)
- les contraintes financières.
L’état des lieux de nos cours d’eau, établi dans l’élaboration du prochain cycle de la DCE 2016-2021, fait ressortir l’impact très fort sur nos cours d’eau des atteintes liées à la morphologie, l’hydrologie et la continuité écologique à l’origine desquelles, les installations hydroélectriques existantes occupent une place importante voire déterminante.
Dans le Bassin Rhône Méditerranée, ce ne sont pas moins de 69% des cours d’eau qui risquent de ne pas attendre leurs objectifs environnementaux en 2021 en raison de pressions hydromorphologiques ou liées à la continuité. D’autant que le bassin est déjà en deçà des objectifs 2015, issus du Grenelle de l’environnement, prévoyant 66 % des masses d’eau en bon état contre 52% aujourd’hui.
L’officialisation de données aussi partiales que partielles des "possibilités" de l’hydroélectricité dans notre pays constitue une pression intolérable de la part du lobby hydroélectrique au moment de l’élaboration des SDAGE 2016-202

Jacques Pulou | 06 décembre 2013 à 22h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Nous avons donc encore des ressources importantes à mettre en valeur! On peut comparer la puissance estimée comme sensiblement égale à celle de 3 tranches nucléaire de 1400MW. L'emprise au sol et les impacts environnementaux sont a comparer aux autres sources d'énergie.
Les stations de stockage d'énergie hydroélectrique pour absorber et réguler la production des énergies renouvelables est oubliée dans cette étude. Nous n'avons que trés peu de ces installations. Elles nécessitent deux réservoirs pouvant fonctionner, dans l'absolu, en circuit fermé. (Dans l'absolu parce qu'il faut tenir compte de la pluie)

ami9327 | 08 décembre 2013 à 21h31
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Ce ne sont que des projets potentiels travaillés en "bureau"...l'impact sur les cours d'eau n'a pas été pris en compte...la baisse des débits liés au climat non plus, je pense sincèrement que tout ce qui était possible de créer l'a été et que l'augmentation prévue ne pourra se réaliser. l'Etat peut revoir sa copie.

DECAVIPEC | 09 décembre 2013 à 10h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Enfin une étude sur une énergie renouvelable dont le prix de revient est sans concurrence. Un jour peut être les idéologues de salon cesseront leurs manipulations en arrêtant de nous ressasser à qui veut l'entendre que les seules énergies renouvelables sont, le solaire et l'éolien.
Alors j'invite certains qui pourraient encore l'ignorer, à regarder sur leur facture EDF le montant qui figure au bout de la ligne CSPE et de prendre connaissance, de la destination de cette somme. Cette "contribution" permet de financer la différence entre un prix d'achat plus élevé que le prix de revente (obligation d'achat d'énergie renouvelable de la part de l'opérateur publique) ce manque à gagner est compensé par ce fameux CSPE.
Cette minorité effervescente, ne s'agite pas pour le bien-être des consommateurs, là j'en doute puisqu'au final c'est ce dernier qui paie ces folies idéologiques.
Pour finir rêvons que le bon sens l'emporte !

GASPARD | 09 décembre 2013 à 11h16
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ami: comment faites vous pour trouver que 3 tranches de 1400 MW équivalent à 2900 MW (potentiel donné en fin d'article et qui est sans doute encore optimiste.)?

@decapivec:
l'état doit revoir sa copie? l'état a demandé une chose, il l'a eu. pourquoi reverait-il sa copie?
Ce rapport n'a pas l'ambition d'établir la liste des projets à mettre en chantier.
C'est juste un fichier national (apparemment ça n'existait pas encore, chacun faisant sa popote dans son coin avec ses propres méthodes) référençant le potentiel maximal hors considération environnementales et économiques (et il ne prétend pas être autre chose).
ça permet à l'état et autres acteurs d'avoir une meilleur vue d’ensemble. c'est tout.

dolgan | 09 décembre 2013 à 14h59
 
Signaler un contenu inapproprié
 

1) Effectivement le document indique avec plus ou moins de détails les limites que j’ai mentionnées … mais ce que retiendra le public c’est le chiffre de 10,3 TWh même s’il est dénué de toute réalité… S'il fallait une preuve de ce fait regardez donc les réactions à cet article !

2) La CSPE finance l’Obligation d’Achat de la production des centrales hydroélectriques d’une puissance installée inférieure à 12 MW. Sans cette aide publique beaucoup de projets de petit hydraulique resteraient dans les limbes.

3) Difficile de comparer les moyens de productions sans prendre quelques précautions. Du fait de leur disponibilité de 80% un réacteur nucléaire de 1400 MW (arrêts programmés ou non) offre un service supérieur à 1400 MW d’hydroélectricité au fil de l’eau qui peut n’offrir qu’une disponibilité de 40 % (3500 h chiffre utilisé dans la synthèse) du fait des variations de débits. Avec ces chiffres là on pourrait conclure qu’1 kW nucléaire vaut 2 kW hydraulique fil de l’eau, en fait l’hydraulique au fil de l’eau existant est plus près de 60 voire 70%.que des 40%. Il s'agit de moyennes annuelles qui ne permettent pas de comparer hydraulique fil de l’eau et nucléaire sur le plan de la puissance garantie à une date donnée qui constitue pourtant une donnée importante pour l’approvisionnement électrique du pays. L'hydroélectricité nouveau ne jouera qu'un rôle marginal et l'enjeu essentiel est celui de la biodiversité et du maintien des fonctionnalités naturelles de nos cours d'eau.

jacques Pulou | 10 décembre 2013 à 07h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Jacques Pulou nous fait de belles affirmations venant de je ne sais où.
Quelle doctrine vous permet d'écrire de tels mensonges !
Le CSPE sert à financer l'obligation d'achat du solaire et de l'éolien et non de l'hydroélectricité.
Le prix de rachat de l'hydroélectricité est de plus ou moins 6 centimes d'Euro le Kw, bien en dessous du prix de revente d'EDF, alors pas besoin d'être expert en math pour se rendre compte d'une affirmation complétement fantaisiste.
Pour compléter l'énergie hydraulique est disponible en tenant compte de la maintenance sur la base de 8000 heures par an tandis que l'éolien et le solaire c'est tout à fait aléatoire, le soleil ne brille pas tous les jours et encore moins la nuit et que dire du vent qui est bien souvent au repos.
J'espère que Jacques Pulou n'est pas dans les instances décisionnaires si c'est le cas il ne faut pas s'étonner de toutes les incohérences que l'on retrouvent dans la gestion des cours d'eau de notre belle France.

GASPARD | 10 décembre 2013 à 11h23
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Monsieur Putou
J'aimerais connaitre vos compétences au niveau énergétique et arrêter de dire des inepties en pico et micro électricité
des chiffres 0euro de subvention 8000h de fonctionnement a l'année et 0,06euro le prix de rachat et pas un kopeck de frais de fonctionnement pour le contribuable qui dit mieux ?
Quant a la bio diversité j'ai le meilleur lieu de pêche du département ou je ne remet pas un poisson ni alevin mais les viandards sont proscrits

bonnet noir | 10 décembre 2013 à 20h03
 
Signaler un contenu inapproprié
 

@ dolgan Effectivement sur une base de 2900 MW on peut se contenter de deux tranches de 1400MW, il manquera 100MW...

ami9327 | 11 décembre 2013 à 00h07
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Les tarifs de l’obligation d’achat (financée par la CSPE et donc par tous les consommateurs français riches ou pauvres) en ce qui concerne l’hydroélectricité (sous une forme simplifiée) sont consultables sur le site du MEDD.
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-tarifs-d-achat-de-l,12195.html
A tire d’exemple, dans une étude récente du SAGE Drac Romanche, trois usiniers (HYDRO MR, Force Motrice Poller et Vicat) turbinant le canal d’arrosage de la Romanche ont annoncé des tarifs de l’obligation d’achat à leur bénéfice de 10 cts d’Euros/kWh en moyenne annuelle : il ne faut pas oublier de compter les primes diverses qui se rajoute au tarif de base ...
La disponibilité importante à considérer est la disponibilité de la puissance. Les entreprises hydroélectriques sont en général fiables mais, pour ce qui concerne l’hydraulique au fil de l’eau, restent tributaires des débits naturels c’est ce qui explique leur disponibilité en puissance plus faible que le nucléaire rapporté au kW installé : quand le débit est faible, l’usine hydroélectrique produit peu. D'où les chiffres annoncés que tous le monde peut vérifier. Le rapport "connaissance du potentiel hydroélectrique français" retient le chiffre de 3500 h (note infrapaginale page 12) et si l'on divise 8900 GWh par 2,4766 GW (chiffres avancés, entre autres,par le rapport) on trouve 3593 Heures contre 80% de 8760 h soit 7008 h pour le kW nucléaire en 2012 QED

jacques Pulou | 11 décembre 2013 à 00h16
 
Signaler un contenu inapproprié
 

un exemple réel de notre moulin donne une mise sur le réseau de 7200 heures par an. Nous avons une toute petite installation qui fonctionne depuis 2008, sans aucune aide et rentable. Et nous pouvons vous dire que la remise en fonction de notre moulin a fait revivre la rivière, sans accumulation de sédiments et que les pêcheurs se battraient presque pour venir pêcher au moulin. Alors revenons à la réalité et pas avec des débats de pseudo scientifiques qui n'ont jamais vu un moulin en activité quelque soit son moteur hydraulique. Vu tous les inventaires fait au cours des années et siècles antérieurs on peut avoir des quasi certitude sur le potentiel d'une éventuelle production des moulins au fils de l'eau. Mais c'est bons d'avoir enfin des chiffres qui ont été étudiés par toutes les parties.

meunier1806 | 11 décembre 2013 à 11h10
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Mais qui est donc ce Pulou, et que connait il de l'hydro, pour raconter de telles bêtises...
De grâce M. Pulou arrêtez ce discours truffé d'âneries!

jacques1215 | 11 décembre 2013 à 19h17
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Quand on n'a plus d'argument on en vient aux insultes. Il m’est particulièrement délectable de me faire prendre à parti par des hydro-électriciens, et non moins plaisant de se voir demander son pedigree par des interlocuteurs anonymes. Surtout si nous pouvons nous retrouver sur un point : si mes contradicteurs affirment ne rien coûter ni aux contribuables ni aux usagers, accordons nous sur une mesure d’assainissement des finances publiques et supprimons l’obligation d’achat des kWh hydroélectriques. L’hydroélectricité est une technique si ancienne et si mature qu’elle devrait facilement pouvoir se passer de l’aide publique… surtout en des temps de difficultés budgétaires. Après les niches fiscales supprimons les aides inutiles.
Comme pour ma part je suis loin d'être à court d'arguments. En voici un nouveau puisé dans la publicité du syndicat FHE (in dernière livraison de l'Usine Nouvelle) : La petite hydroélectricité (connectée au réseau et profitant en général de l’obligation d’achat) représente 2170MW de puissance installée, 7 TWh de productible et 1870 centrales. Soit 3225 h (disponibilité en puissance de 37% contre 80% pour les réacteurs nucléaires en 2012).

jacques pulou | 12 décembre 2013 à 16h23
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonsoir,

Ne prenez surtout pas ce message pour des insultes, il s'agit tout simplement d'un constat....
Jacques1215

jacques1215 | 12 décembre 2013 à 17h40
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Bonsoir également

Le seul constat c'est votre absence d'argument

jacques Pulou | 12 décembre 2013 à 21h14
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Monsieur Putou
vous devez travailler dans la communication et au profil des lobbies , des fédérations de l'environnement (écolos)2% qui essaient de noyauter tout notre beau Pays avec des raisonnements de "BOBO".
Priez que des politiques intelligents ne coupent pas le courant provenant du nucléaire et de l'Hydroélectricité qui dans les années soixante représentaient plus de 50% de notre production énergétique et si super Phoenix avait été mené à son terme nous n'aurions plus de problèmes de déchets avec la fusion.

bonnet noir | 13 décembre 2013 à 10h43
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Toujours aucun argument. Un tel vide devient préoccupant.

jacques pulou | 13 décembre 2013 à 10h55
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Mais mon cher Jacques Pulou il ne faut pas vous mettre en boule quand on est prit en flagrant délit de mensonge !
Mais je sais lorsque l'on fait partie d'un lobby minoritaire agissant c'est difficile d'être désavoué. Cela me rappelle une réunion avec un confrère de Jacques Pulou qui intervenait chez les Amis de la Nature, qui sans sourciller ne faisait pas de différence entre un seuil de 2 mètres et un barrage de 20 mètres de hauteur, la même malhonnêteté intellectuelle.
Sachez que l'hydraulique n'est pas le même domaine que l'informatique, on ne traite pas les débits comme les bits, nous ne jouons pas dans la même cour.
Jacques Pulou n'étant pas sectaire il va, pour alimenter le débat nous informer du prix de rachat de l'éolien, du photovoltaïque et de la biomasse avec les derniers tarifs actualisés bien sur.
Les Agences de l'Eau furent crées en 1964 ce qui fait déjà presque 50 années dans le but de garantir la ressource et la qualité de l'eau, quel bilan pouvons-nous dés à présent en tirer ? un fiasco pourquoi ?
On peut facilement avancer un élément de réponse, l'énoncé des problèmes n'ayant jamais été défini clairement for logiquement les problèmes ne sont toujours pas réglés.
Exemple tout simple, années 1950, des seuils, des moulins, des poissons, années 2000, moins de seuils, moins de moulins, moins de poissons cherchez l'erreur ?
Nos illuminés ont ciblés comme responsables les seuils des moulins qui favorisaient la pollution au lieu de s'attaquer aux vraies causes.

GASPARD | 13 décembre 2013 à 11h13
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Faute d'argument, la diversion est une échappatoire bien connue. Qu'ont à voir la politique de l'eau en France et l'impact supposé ou avéré des moulins d'antan avec les tarifs de l'obligation d'achat (dont j'ai donné l'URL du site du Ministère qui en traite), la disponibilité en puissance de l'hydroélectricité "au fil de l'eau" ou le "soit disant"" potentiel hydroélectrique français" ? Pouvez vous expliciter les mensonges dont vous me créditez ?

jacques pulou | 13 décembre 2013 à 13h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Faute d'argument, la diversion est une échappatoire bien connue. Qu'ont à voir la politique de l'eau en France et l'impact supposé ou avéré des moulins d'antan avec les tarifs de l'obligation d'achat (dont j'ai donné l'URL du site du Ministère qui en traite), la disponibilité en puissance de l'hydroélectricité "au fil de l'eau" ou le "soit disant"" potentiel hydroélectrique français" ? Pouvez vous expliciter les mensonges dont vous me créditez ?

jacques pulou | 13 décembre 2013 à 14h05
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Faute d'argument, la diversion est une échappatoire bien connue. Qu'ont à voir la politique de l'eau en France et l'impact supposé ou avéré des moulins d'antan avec les tarifs de l'obligation d'achat (dont j'ai donné l'URL du site du Ministère qui en traite), la disponibilité en puissance de l'hydroélectricité "au fil de l'eau" ou le "soit disant"" potentiel hydroélectrique français" ? Pouvez vous expliciter les mensonges dont vous me créditez ?

jacques pulou | 13 décembre 2013 à 14h30
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Puisque l'ami Jacques ne veut pas nous renseigner sur les tarifs de rachat de l'électricité produite par les énergies renouvelables, je vous les communiquent, prix au Kw/h.
Hydraulique = 6,07 cts + prime comprise entre 0,5 et 2,5 cts pour les petites installations + prime d'hiver comprise entre 0 et 1,68 ce qui fait un total dans le meilleur des cas de 10,25 cts d'€
Eolien terrestre = 8,2 cts pendant 10 ans puis entre 2,8 et 8,2 pendant 5 ans
Eolien maritime = 13 cts pendant 10 ans puis entre 3 et 13 cts pendant 10 autres années
Photovoltaïque = 46 - 40,6 - 40,25 ou 35,2 cts selon l'usage du bâtiment, le tarif minimum se situe à 11,688 cts (hors concours)
Donc en résumé pour que la CSPE ne s'envole pas il faut privilégier l'éolien terrestre en priant que le dieu Eole n'oublie pas de souffler. L'énergie la moins chère produite est celle provenant du nucléaire qui s'établit aux environs de 5 cts d'€ démantèlement inclus. Comment se passer de l'hydraulique qui est discret, ne défigure pas le paysage, peut produire environ 8000 heures par an sur 60 000 sites en France qui pourraient être équipés avec du matériel Français performant de dernière génération, mais malheureusement il existe une poignée d'idéologues qui refusent l'hydroélectricité ainsi que le nucléaire d'ailleurs.
Un autre argument plaide en faveur de l'hydroélectricité, la faculté de mobilisation de son énergie pratiquement à la demande, l'ouverture d'une vanne suffit, qui dit mieux ?

GASPARD | 13 décembre 2013 à 19h19
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Donc la petite hydraulique est bien financée par la CSPE (et donc par les usagers riches ou pauvres) et les chiffres que j’ai annoncé donnés par trois industriels de la Romanche sont confirmés (10 cts/kWh) : merci de le reconnaitre. Il faut savoir que les syndicats des hydrauliciens se sont battus comme des chiens pour obtenir le prolongement de ces tarifs au-delà de la limite de leur contrat (H07, H97) ce qui prouvent combien ils sont attachés à cette subvention (je maintiens ma proposition de supprimer toutes ces aides). En ce qui concerne les 8000 h la démonstration a été donnée qu’un tel chiffre ne correspond ni au parc existant de la petite hydraulique (3225h) ni à la valeur donnée par le rapport de convergence (3500h environ). Cette valeur de 8000h ne peut être atteinte que pour des usines hydroélectriques dont le débit d’équipement est calé sur l’étiage du cours d’eau ce qui pouvait être le cas des moulins d’antan (qui ne constituent qu’un élément anecdotique du fait « petite hydraulique ») comme l’a indiqué un des intervenants. Aujourd’hui les centrales hydroélectriques au fil de l’eau sont calées sur des débits voisins du débit moyen (module M) du cours d’eau (dans les Alpes on trouve couramment des débits d’équipement compris entre M et 2M) ce qui conduit à des chiffres variant entre 4500 et 3000 heures.

jacques pulou | 16 décembre 2013 à 09h59
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Mon petit Jacques vous êtes prit la main dans le pot de confiture, je vous ait donné les chiffres de rachat des principales énergies renouvelables et vous n'avez vu que les 10 cts de l'hydroélectricité, vous faites vraiment une discrimination maladive de l'énergie hydraulique (c'est vrai le hérisson n'aime pas l'eau)
Pourquoi ne parlez-vous pas du photovoltaïque qui a un cout de rachat allant jusqu'à 62 cts pour d'anciens contrats de 20 ans ?
Le rachat de l'hydroélectricité à 10 cts c'est pas bien !
Le rachat du photovoltaïque à 40 cts ça c'est bien !
Belle logique !
Sans oublier que le photovoltaïque et l'éolien sont de fabrication étrangère alors qu'il existe des fabricants Français pour l'hydroélectricité de toutes puissances, ceci n'est pas à négliger dans ces périodes de restrictions.
Ne soyez pas sectaire mais tout simplement logique.

GASPARD | 16 décembre 2013 à 18h31
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Je n'ai pas dit un mot sur l'éolien ni sur le photovoltaïque dans cette rubrique qui portait, faut-il le rappeler, sur le soi-disant inventaire hydroélectrique de convergence publié par l'Etat ! Donc merci de ne pas m'attribuer des propos qui n'existent que dans votre imaginaire. Par contre vous utilisez un des arguments les plus fallacieux de la petite hydraulique qui consiste à s’affubler des mérites de la grande hydraulique (93% du parc en puissance, 90% en productible). Seule la grande hydraulique de lacs et d’éclusées permet de mobiliser de grandes puissances dans des délais réduits (qqs mn) et ne peut être concurrencé que par des turbines à gaz. La petite hydraulique et à plus forte raison les moulins d’antan reconvertis pour l’hydroélectricité, ne produisent à l’instar de l’éolien et du PV qu’une énergie fatale dont l’injection instantanée sur le réseau est impérative sous peine d’être perdue. La petite hydraulique n’assure en rien les variations rapides de la demande ou de la production et ne produit qu’1% de l’électricité consommées en France (0,2 % de l’énergie) : On peut donc s’en passer sans regret ni contrainte…Personne ne demande la suppression de l’hydraulique, elle doit simplement être plus respectueuse de l’environnement aquatique et s’en tenir à l’existant (qui valorise déja plus de 90% du potentiel) pour garder à nos cours d’eau le caractère naturel auquel nos concitoyens sont attachés cf. consultation « Sauvons l’eau » dans le Bassin Rhône-Méditerranée

jacques pulou | 17 décembre 2013 à 11h59
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Inutile de perdre son temps en discussion avec des intégristes !
Une seule et unique idée trotte dans leurs têtes, supprimer tous les seuils de nos bons vieux moulins d'antan sous un prétexte complètement fallacieux d'atteinte au bon état physico-chimique des cours d'eau et pour cela en plus, dire que les moulins polluent et qu'ils ne seraient pas capable de fournir de l'hydroélectricité parce que trop insignifiant. Ce mini lobby qui malheureusement noyaute toutes nos Agences de l'eau veut tout simplement priver nos concitoyens d'une énergie propre et respectueuse de l'environnement sous couvert de motifs erronés et de rapports en tous genres non partiaux.
Quelles sont les vraies raisons de ce refus de voir les moulins produire de l'hydroélectricité ?
Ils sont trop petits donc il faut les ignorer !
Si ce n'est pas de la discrimination cela y ressemble fortement.
Tant pis pour les générations futures qui apprécieront le gâchis imposé par une minorité.
Ce texte clôture mes interventions et je vais de ce pas allumer une bougie et refaire le stock

GASPARD | 18 décembre 2013 à 11h17
 
Signaler un contenu inapproprié
 

M. Pulou

Je constate que vous racontez tout et rien pour hurler avec les loups contre la petite hydroélectricité. Je pense que vous avez des idées écologiste inquisitoire. Les propriétaires de moulins qui installent des micro centrale ne le font pas avec de l'argent public, mais avec leurs deniers personnel Ces seuils de moulins sont construits depuis environ mille ans pour certains et plus encore pour d'autres.Or jusqu'en 1983 l'ifremer, et les organismes qui s'occupent de ces questions nous informent que la population des poissons dans nos rivières étaient abondante. Par contre vous ne citez pas les perturbateurs endocriniens, pour ne citez que les principaux ,les estrogènes et les anti biotiques qui féminisent les mâles et font pousser des testicules sur les ovaires des femelles ce qui les rendent stérile. Mais chut !il ne faut pas en parler car cela pollue l'eau. Par contre les seuils des moulins sont porteurs de tout les maux De grâce monsieur arrêtez de raconter n'importe quoi!!! Vous utilisez les moyens qui sont mis à votre disposition l'électricité les véhicule, les appareils ménagers, la liste est trop longue pour la citée entièrement, vous faites partie des personnes qui sont pour ce qui est contre et contre ce qui est pour ce qui vous permet de toujours avoir gain de cause Mais réfléchissez un peu bientôt nous fabriquerons de l'électricité avec nos moulins pour produire de l’hydrogène pour faire fonctionner des véhicules exempt de GES.


Cordialement

Meunier | 19 décembre 2013 à 09h33
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Cette rubrique rassemble des réactions à la « convergence » entre l’UFE et l’État sur un prétendu « potentiel hydroélectrique Français » qui recouvre pour l’essentiel des petites centrales hydroélectrique (PCH ) d’une P comparable à la P moyenne des 1870 PCH existantes (P totale 2170MW) soit 1160 kW. Les anciens moulins convertis en PCH dans leur consistance ancienne (débit, hauteur de chute) ont une puissance moyenne d’environ 50 kW : les moulins sont anecdotiques dans cet inventaire comme au plan national. Leur seul intérêt peut être patrimonial ce qui n’est pas rien.
Les moulins convertis connectés au réseau (et seuls ceux-là), bénéficient en général de l’obligation d’achat financée par la CSPE qui est un impôt payé par tous consommateurs d’électricité. Il s’agit donc bien d’une subvention.
Les impacts supposés faibles des anciens moulins ne répondent pas des impacts des moulins convertis qui ont un fonctionnement différent même s’ils respectent l’ancienne consistance: naguère les périodes de chômage étaient fréquentes (jours de fêtes plus nombreux sous l’ancien régime que de nos jours, quand il y avait de l’ouvrage à faire…) aujourd’hui on turbine 24h sur 24, 7j sur 7 et 356 jours/an car plus on turbine plus on gagne! De plus les turbines et roues anciennes n’ont pas la même transparence aux migrateurs en avalaison que leurs antiques prédécesseurs.
Enfin pointer les impacts de l’hydroélectricité ce n’est pas ignorer les autres pressions que subissent nos cours d’eau.cdt

jacques Pulou | 19 décembre 2013 à 21h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Philippe Collet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…