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Power to gas : produire du biogaz avec de l'éolien c'est possible

L'énergie éolienne compte comme un des piliers de la transition écologique. Mais que faire lorsque l'énergie produite ne coïncide pas avec les besoins, par exemple la nuit lorsque la consommation est faible ? Et comment alimenter les régions où il n'y a pas de vent ?

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Romain PernotActu-Environnement.com
Power to gas : produire du biogaz avec de l'éolien c'est possible

Alors que les batteries ne sont pas encore adaptées pour stocker l'énergie longtemps, transformer l'électricité en une autre énergie plus simple à manipuler est une réponse au problème de l'intermittence de la production.

Le power to gas consiste à transformer l'énergie éolienne en gaz de synthèse. L'électricité excédentaire est utilisée pour faire une électrolyse de l'eau. Ce procédé permet d'obtenir dans un premier temps de l'hydrogène, enrichi ensuite de CO2 afin d'obtenir du méthane de synthèse. L'intérêt de passer de l'hydrogène au méthane est de pouvoir injecter le gaz directement dans le réseau de transport existant. Il devient alors possible de stocker et transporter massivement l'énergie.

Le méthane de synthèse a les mêmes propriétés que le gaz naturel, il peut notamment servir à alimenter des voitures. C'est le cas du méthane produit à Werlte, en Allemagne, dans l'unité de production Power to Gasg du constructeur automobile Audi. Le site fournit environ 1.000 tonnes de méthane par an et permet à 1.500 voitures de fonctionner. En France, le réseau de stations est encore peu développé mais l'utilisation du gaz se développe dans le secteur du transport lourd.

Fin 2018, GRTgaz inaugurera un site de Power to gas expérimental, Jupiter 1000, à Fos-sur-Mer (Bouches du Rhône) afin de tester la technologie et trouver un modèle économique viable. Le gaz de synthèse restant plus cher à produire que le gaz naturel, notamment en raison du coût de l'électrolyse.

Réactions5 réactions à cet article

 

Juste une remarque... Le rendement global du procédé est catastrophique, dans la gamme des 30-40%... Appliquera-t-on des dispositifs genre RT2012 (comptabilité en énergie primaire) à la tarification de ce gaz ?!

dmg | 13 novembre 2017 à 13h17
 
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Bonjour dmg,

De mémoire, le rendement de l'énergie nucléaire, de l'énergie dégagée lors de la fission de l'atome, à la prise électrique du particulier est de l'ordre de 17 %.

Alors 30 à 40 % c'est déjà Byzance :-)

David Ascher

David ASCHER | 15 novembre 2017 à 10h17
 
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Si on utilise des éoliennes c'est justement pour avoir de l'énergie propre. Ce n'est pas du tout les cas du procédé décrit dans l'article: l'électrolyse de l'eau nécessite beaucoup d'énergie, et la combustion complète du méthane dégage du CO2 et de l'eau, donc retour à la case départ. C'est le serpent qui se mord la queue, bientôt on nous dira qu'il faut multiplier les éoliennes pour électrolyser l'eau! De plus la combustion INCOMPLETE du méthane dégage aussi du CO, monoxyde de carbone toxique, et des particules de carbone. Or il faut un grand apport d'oxygène pour avoir une combustion complète du méthane et rien ne nous prouve que ce sera le cas dans les véhicules prévus.

gaia94 | 28 novembre 2017 à 18h29
 
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@David Ascher. Le rendement d'une centrale EdF est de l'ordre de 30-35%. Une centrale de 900 MW électrique a une puissance de l'ordre de 2.5 GW thermiques, pas 5 GW !
@gaia94. Eh oui, c'est un circuit fermé sur le CO2, ça n'améliore absolument pas le contenu de l'atmosphère. Mais c'est toujours mieux que de brûler du méthane géologique, provenant de Russie avec des taux de fuites faramineux... ou de balancer du courant éolien à prix négatif sur le réseau. Bon, le papier ne parle pas du procédé de récupération du CO2...

dmg | 04 décembre 2017 à 21h02
 
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@dmg : je vous parle quant à moi du rendement global incluant la dissipation de l'énergie sous forme de chaleur du fait de la résistance des câbles du réseau de transport.

David ASCHER | 05 décembre 2017 à 15h34
 
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