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PPRT : l'association Amaris publie un livre blanc sur la protection des entreprises riveraines

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Seize ans après la loi Bachelot, la totalité des plans de prévention des risques technologiques (PPRT) ne sont pas encore tous approuvés, malgré les rappels récurrents des ministres de l'Environnement. Conçus après l'accident AZF de Toulouse pour maîtriser l'urbanisation autour des sites Seveso seuil haut, l'accompagnement des riverains concernés s'est focalisé, jusque-là, sur les seules habitations. Pourtant, « plus de la moitié [des PPRT] impacte des activités économiques », qui vont de l'industriel voisin au petit commerçant, en passant par l'assistance maternelle, rappelle l'Association nationale des collectivités pour la maîtrise des risques technologiques majeurs (Amaris). Cette dernière publie avec la Métropole de Lyon un livre blanc dédié à ces situations.

« Des milliers d'entreprises doivent mettre en œuvre des mesures de protection pour leurs salariés et leurs visiteurs, et les plus exposées d'entre elles font l'objet de mesures foncières », rappelle le livre blanc que l'association compte remettre à la ministre de la Transition écologique d'ici la fin de l'année. Un bilan inquiétant ressort de cette étude lancée en 2017 et menée sur six territoires : Port-Jérôme, Dunkerque, Le Havre, Montoir-de-Bretagne, Vallée de la chimie et Fos-sur-Mer. « Les entreprises riveraines disposent d'un très faible niveau d'appropriation des enjeux des PPRT et de la culture du risque en général. Très peu d'acteurs économiques ont engagé des démarches. Quand tel est le cas, ils le font exclusivement dans le cadre d'initiatives collectives et partenariales », rapporte l'étude.

Si le nombre de logements à traiter reste considérable, du fait de points de blocage liés au financement, « tout reste à faire » sur l'accompagnement des entreprises, révèle Delphine Favre, déléguée générale d'Amaris. Et ce, malgré la publication d'une ordonnance en octobre 2015 donnant plus de souplesse aux entreprises pour mettre en œuvre leurs obligations. « Les chefs d'entreprises sont laissées à l'abandon », estime Yves Blein, le président de l'association, par ailleurs député LReM du Rhône. D'où une série de recommandations à l'attention des différentes parties prenantes mais, en premier lieu, de l'État, en vue de lever les différents blocages techniques et financiers. Les manques sont criants tant en ce qui concerne l'accompagnement financier, que les guides techniques adaptés aux activités économiques, ou l'accompagnement à la mise en œuvre de mesures organisationnelles, indique en effet Delphine Favre.

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