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Bilan d'étape du programme national de coordination des politiques de recherche sur les transports terrestres

Lancé en 2008, le PREDIT 4 est déjà bien avancé. Près de 180 millions d'euros ont été engagés en deux ans sur des projets de recherche et d'innovation dans le domaine des transports terrestres, mobilisant acteurs publics et privés.

Transport  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
   
Bilan d'étape du programme national de coordination des politiques de recherche sur  les transports terrestres
© Soleg
   
Le rapport d'étape 2008-2009 de la quatrième édition du programme national de coordination des politiques de recherche sur les transports terrestres (Predit) a été présenté le 20 février. Issu d'un accord entre trois ministères (Ecologie, Industrie et Recherche) et trois agences (ANR, ADEME, OSEO), ce programme cofinance à hauteur de 400 millions d'euros des travaux de recherches et d'innovation menées par des équipes mixtes privé/public. Pour la période 2008-2009, 180 millions d'euros ont déjà été engagés.
L'ensemble des modes de transports (routier, ferroviaire, fluvial) sont abordés au travers de six thématiques : énergie et environnement, qualité et sécurité des systèmes de transport, mobilités dans les régions urbaines, logistique et transport de marchandises, compétitivité de l'industrie des transports et politiques de transport.
Cependant, le rapport d'étape note quelques déséquilibres entre les thématiques. Si la finalité compétitivité industrielle est ''très active et bien financée'' tout comme les recherches technologiques pour des véhicules propres et autonomes, ''la vigilance doit être de mise sur les budgets disponibles pour l'innovation dans les services de mobilité et sur les recherches mobilisant les sciences humaines et sociales''. Les thématiques qualité des systèmes de transport et transports de marchandises ''ne sont pas éloignées des prévisions''.
Selon Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat en charge des Transports,, présent lors de la présentation du rapport d'étape, ''le Predit sera renforcé par le Grand emprunt''. Ainsi, 2 milliards d'euros sont consacrés dans ce dispositif aux questions de transports, d'urbanisme durable et aux véhicules du futur. Le transport ferroviaire, les navires de demain et le TGV fret devraient faire l'objet d'une attention particulière : ''nous avons besoin de technologies de rupture pour nos grands moyens de transport. Nous sommes très demandeurs, par exemple, d'avancées technologiques dans le domaine du fret, notamment sur le problème du bruit des autoroutes ferroviaires''. Une augmentation du trafic nocturne liée au transport de marchandises entraînerait en effet de nouvelles nuisances.
Selon Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat en charge de l'Ecologie, ''il y a davantage de verrous technologiques sur le transport de marchandises que sur les véhicules particuliers''. Cette thématique doit donc être particulièrement renforcée. Face à la densification urbaine à venir, il faut également selon la secrétaire d'Etat, ''mettre l'accent sur la ville durable et développer davantage de projets. Les transports doivent configurer le développement urbain'' et non l'inverse.

Energie et environnement : priorité à l'efficacité énergétique et aux véhicules décarbonés

Parmi le projets développés pour le volet Energie et environnement, la priorité est donnée à l'efficacité énergétique et aux véhicules décarbonés. Par exemple, le projet SIMCAL, coordonné par le CEA-Liten, vise l'étude et la modélisation du vieillissement calendaire (véhicule en stationnement) des batteries nickel-métal-hydrure et lithium-ion, destinées aux véhicules routiers électriques et hybrides.
Autre projet : EGR Boost, coordonné par Renault, qui étudie les gains substanciels apporté par la re-circulation des gaz d'échappements (EGR refroidi). Ce dispositif permettrait une augmentation significative du rapport de compression du moteur, dans le but d'assurer un gain de consommation via une amélioration des rendements tout en conservant le niveau de performances spécifiques initial.
La connaissance des impacts n'est pas oubliée. Le projet Intermopes, coordonné par le Cemagref, analyse les effets des infrastructures de transport terrestre sur la capacité des paysages à maintenir la biodiversité et sur les jeux des acteurs sociaux (concertation, mise en œuvre, intégration des politiques publiques).

Mobilité dans les régions urbaines : périurbanité et faibles densité

La question de la mobilité urbaine est traitée sous plusieurs angles. Un projet coordonné par la société Setec travaille sur les infrastructures de covoiturage. L'idée est de définir les conditions de la mise en place d'une expérimentation devant aboutir à la création d'un réseau de stations de covoiturage sur le département de l'Essone, qui allie territoires ruraux et urbains.
Un projet, piloté par le Laboratoire d'économie des transports (CNRS, université Lyon 2, ENTPE), travaille sur une plateforme collaborative à l'échelle de la région lyonnaise. L'objectif est d'aider les collectivités territoriales à définir en amont leurs priorités en matière d'accessibilité des territoires, et replacer dans ce cadre les projets de grands équipements et les projets de service inclus dans le réseau Expresse de l'Agglomération lyonnaise.
Enfin, TIC-TAC, coordonné par Vu Log, vise à approfondir la connaissance sur le levier que constitue un service d'information voyageur dans la décision quotidienne d'utiliser une alternative à l'automobile particulière, en se concentrant sur l'organisation informationnelle du dernier maillon d'un déplacement intermodal, ''le dernier kilomètre'', avec 2 ruptures de charge (train-bus-navette).

Politiques de transport : améliorer les performances et changer les comportements

Le projet Aperol, coordonné par le Laboratoire d'économie des transports, travaille sur l'amélioration des performances des réseaux de transports publics urbains en optimisant les lignes.
Les travaux pilotés par Let et la société Enerdata, au sein de Prospective 50, visent à mettre en place un outil méthodologique pour les politiques publiques, afin de donner une clé de lecture des impacts possibles de la crise sur les comportements en matière de transport.

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