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Actu-Environnement

Les premiers effets de l'Accord de Paris

16 décembre 2015
Spécial COP - Retrouvez toute l'actu Cet article vous est offert par Citae

L'Accord de Paris, adopté samedi 12 décembre à l'issue de la COP21, a produit ses premiers effets sur les marchés boursiers. Les grands gagnants sont les énergies renouvelables : l'indice MAC Global Solar Energy Index a bondi de plus de 5% le 14 décembre. REC Silicon, qui fournit la matière première des panneaux solaires, a gagné 10% tandis que les fabricants d'éoliennes comme Vestas Wind, Nordex et Gamesa ont tous pris entre 2 et 5%.

Côté charbon, la tendance est clairement à la baisse : Peabody Energy, le plus gros producteur de charbon américain coté en Bourse, a encore chuté de plus de 13% hier, portant ses pertes à 93% sur un an. En Europe, l'industrie charbonnière s'attend à être maltraitée : dans une lettre adressée à ses membres, consultée par Euractiv, le Secrétaire général de l'Association européenne du charbon et de la lignite (Euracoal), Brian Ricketts, regrette que "les combustibles fossiles [soient] dépeints par l'ONU comme l'ennemi public numéro un". Il demande dès à présent à l'UE de revoir ses ambitions climatiques à la baisse. L'industrie pétrolière et gazière fait preuve de plus de diplomatie. L'Association internationale des producteurs de pétrole et de gaz (IOGP) "se félicite de l'accord historique". "Le pétrole et le gaz seront une partie essentielle de la palette énergétique pour les décennies à venir - même en travaillant à l'objectif 2°C", explique-t-elle tout en entamant une évaluation des implications de l'Accord pour ses membres.

Des investisseurs de plus en plus conscients des risques carbone

Reste que, pour les investisseurs, cet accord donne de la visibilité sur les énergies de demain. Dans une note d'analyse de la COP, la banque d'investissement Barclays mise sur l'accélération du déploiement de sources d'énergie bas-carbone. "Les entreprises des combustibles fossiles devront être plus prudentes en ce qui concerne les investissements futurs dans des projets à haute teneur en carbone, car ce seront les plus vulnérables". La banque précise clairement qu'elle compte s'inscrire dans le mouvement en "stimulant les fondamentaux à long terme des biens d'équipement et les secteurs de production d'énergie à faible émission de carbone tout en affaiblissant les fondamentaux à long terme des industries des combustibles fossiles".

Dans sa note, l'établissement financier rappelle également qu'en parallèle de la COP, le Conseil de stabilité financière a annoncé qu'il travaillait sur la mise au point d'une norme d'information globale et cohérente pour les entreprises sur les risques liés au climat auxquels elles sont exposées. Il s'agira de donner aux intervenants financiers l'information dont ils ont besoin pour répartir le capital grâce à une prise de conscience accrue du risque carbone, dérivée d'une communication plus transparente.

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