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Grenelle des ondes : les résultats de mesures d'exposition restent inférieurs aux seuils réglementaires

Si les niveaux d’exposition mesurés par le comité opérationnel du Grenelle des ondes sont inférieurs aux seuils réglementaires, des expérimentations d'abaissement de ces niveaux à 0,6 V/m se poursuivent.

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
   
Grenelle des ondes : les résultats de mesures d'exposition restent inférieurs aux seuils réglementaires
   

Le député (PS) de l'Isère François Brottes, président du Comité opérationnel ''radiofréquences" a présenté mardi 30 août, devant les ministres de l'Ecologie et de l'Industrie, l'état des lieux de l'exposition aux ondes électromagnétiques des antennes-relais menée dans 9 quartiers pilotes. Etaient concernées les villes de Grenoble (Isère), de Paris (14ème et 15ème arrondissement), de Thiers (Puy-de-Dôme), de Kruth (Haut-Rhin), de Grand-Champ (Morbihan), de Courbevoie (Hauts-de-Seine), de Brest (Finistère) et de Cannes (Alpes-Maritimes). Prévue dans le cadre du Grenelle des ondes, cette première phase d'expérimentations, lancée début 2010, visait à examiner ''la faisabilité technique'' d'un abaissement de l'exposition de la population aux ondes des antennes de téléphonie mobile. Des premiers résultats de mesures d'exposition avaient déjà été dévoilés en février dernier pour 6 quartiers exceptés Paris 15e, Brest et Cannes.

Des niveaux ''globalement assez faibles''

Conclusions : les niveaux moyens d'exposition mesurés restent ''globalement assez faibles'' situés entre 0,1 et 5 Volt/mètre (V/m) et ''confirment'' les résultats des 6 premiers états des lieux, souligne le comité. ''99,9% des valeurs mesurées sont sous 5V/m, et environ 95% sous 1,5V/m'' comme notamment à Thiers, à Kruth ou Grand Champ, selon le rapport. Quelques points dits ''atypiques'' ont toutefois ''dans certains cas'' atteint des niveaux plus importants jusqu'à une dizaine de volts par mètres. A Paris, dans le 14e arrondissement, le niveau d'exposition maximal mesuré "sur un des points les plus exposés" est de 5,86 V/m et à Courbevoie, il atteint 8,01 V/m.

Mais ces points atypiques restent "toujours très inférieurs'' aux 41 à 61 V/m fixés par la réglementation française, assure le comité. Pour rappel : les valeurs limites sont de 41 V/m pour la téléphonie mobile 2G de type GSM 900, 58 V/m pour la 2G de type GSM 1800 et 61 V/m pour la téléphonie 3G de type UMTS. Ces seuils sont suggérés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour protéger la population de l'échauffement des tissus du corps humain. Alors que l'OMS a classé en mai dernier les champs électromagnétiques liés à l'usage du téléphone mobile comme "cancérogènes possibles pour l'homme'', ces seuils n'ont toutefois pas été révisés. Les associations écologistes jugent ces taux dangereux et réclament un seuil d'exposition de précaution aux antennes-relais à 0,6 V/m.

 
Les recommandations du comité opérationnel Le comité a formulé des recommandations relatives aux niveaux d'exposition des populations. Il préconise notamment de recenser d'ici fin 2012 les points atypiques du territoire national en application de la loi Grenelle 2 de juillet 2010 et "s'engager vers une réduction effective du nombre de points atypiques".

Le rapport recommande aussi de mettre en place, dès 2012, le dispositif instauré par les lois de Grenelle permettant à toute personne de faire mesurer gratuitement (par un organisme accrédité indépendant) le niveau des champs magnétiques dans son logement à proximité d'une antenne relais. Il préconise également d'engager des travaux de simulation sur l'impact d'antennes 4G.

La loi Grenelle 2 a déjà notamment interdit la commercialisation de téléphones portables pour les moins de six ans et l'utilisation par les élèves du téléphone portable dans les écoles et les collèges.
 

Détérioration de la couverture à 0,6 V/m

Rien de nouveau donc mis à part la réalisation de travaux de simulation de la réduction de l'exposition des riverains visant justement à traiter ces points atypiques dont les résultats ont été présentés fin juillet. Les simulations montrent que "l'exposition est réduite, selon les points de 3 à 6 V/m par rapport à l'état des lieux et que la couverture du réseau n'est pas affectée par ce traitement ou à la marge".

Des simulations d'abaissement de puissance des antennes-relais jusqu'à 0,6V/m ont également été effectuées à Paris 14e, Grenoble et Grand Champ mais une forte détérioration de la couverture du réseau 2 G notamment à l'intérieur des bâtiments a été relevée : pertes en moyenne de 82 % de la couverture intérieure à Paris 14e, de 44 % à Grenoble et de 37 % à Grand Champ par rapport à la situation avant abaissement de puissance. Idem pour la 3G.

Seconde phase d'expérimentations lancée cet automne

Mais la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet et le ministre de l'Industrie Eric Besson se veulent prudents et attendent la confirmation des résultats de ces travaux de simulation lors d'expérimentations menées cet automne. Initialement prévue en avril dernier, cette seconde phase de travaux concernera la modélisation et l'expérimentation terrain d'un abaissement de la puissance d'émissions. Ces expérimentations consisteront en effet en une diminution de la puissance de plusieurs antennes (valeur cible 0,6V/m) de certains sites étendus à 17 quartiers pilotes (outre Strasbourg, Saint Denis ou La Rochelle) sur une seule et même fréquence (1.800 MHz) et au contrôle de la couverture à l'aide d'appareils sélectifs. Aux termes de ces dernières expérimentations, les ministres décideront un abaissement ou non des seuils d'expositions qui reste conditionné à l'état de la couverture du réseau et la qualité de service. Le seuil de précaution à 0,6V/m préconisé par les associations Priartem et Robin des toits semble déjà compromis…

Réactions1 réaction à cet article

 

l'incompétence fait des ravages dans ce communiqué !!! on lit " les niveaux moyens d'exposition mesurés restent ''globalement assez faibles'' situés entre 0,1 et 5 Volt/mètre (V/m) "

Il est incroyable de lire des aneries de cette gravité puisque la documentation des appareils électroniques médicaux utilisés a domicile ainsi que la table 5 de la norme IEC60601-1-2 disent que 3V/m ne doit pas être dépassé dans les lieux ou sont utilises ces appareils .
Dépasser 3V/m c'est donc mettre en danger la vie des utilisateurs de ces appareils comme les détecteurs de chute dans le piscines , les lecteurs de glycémie tensiometres thermometres etc..

Les organismes officiels commettent un faute lourde en prétendant qu'une limite de 41 a 61V/m ne protégeant que des effets thermique ne protégeant pas de tous risques connus comme le reconnait l'ICNIRP dans son guide suffirait a respecter la loi alors que les principale exigences de la loi (12° de l'article L32 du code des P et T) sont :

"On entend par exigences essentielles les exigences nécessaires pour garantir dans l'intérêt général la santé et la sécurité des personnes, la compatibilité électromagnétique entre les équipements et installations de communications électroniques "

61V/m c'est 20 fois plus important que la limite normative de 3V/m permettant de respecter toutes les principales exigences de la loi !!!

Ceci est le resultat du noyautage des institutions par le lobby !

IEC60601 | 08 septembre 2011 à 23h03
 
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