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Nucléaire : l'ASN publie ses attentes concernant le prolongement au-delà de 40 ans des réacteurs de 900 MW

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Le 21 avril, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a rendu publique sa première position sur le dossier présenté par EDF en vue de la prolongation des réacteurs nucléaires de 900 mégawatts (MW) au-delà de 40 ans, c'est-à-dire au-delà de l'hypothèse de fonctionnement retenue au moment de leur conception. Cette position s'inscrit dans le cadre de la quatrième visite décennale de ces réacteurs qui débutera en 2019 avec le premier réacteur de Tricastin (Drôme).

Globalement, l'ASN considère que les thèmes retenus par EDF dans son programme correspondent aux enjeux de sûreté, mais elle demande à l'électricien "de compléter son programme sur plusieurs aspects".

"Le souhait d'EDF exprimé en 2009 de prolonger significativement la durée de fonctionnement des réacteurs au-delà de 40 ans implique de réévaluer leur sûreté au regard des exigences appliquées aux nouvelles installations, de l'état de l'art en matière de technologies nucléaires et de la durée de fonctionnement", explique l'ASN. La quatrième visite décennale doit aussi permettre de finaliser l'intégration des modifications prescrites par le gendarme du nucléaire à l'issue des études complémentaires de sûreté (ECS) réalisées après la catastrophe de Fukushima.

Le programme d'EDF doit être complété

La lettre de l'ASN liste une série de demandes d'amélioration du dossier présenté par EDF. L'Autorité de sûreté attend notamment des améliorations du contrôle de la conformité des réacteurs. "Compte tenu de l'importance des écarts de conformité récemment découverts affectant différents types de matériels, je vous demande d'étendre le champ des contrôles que vous proposez en matière de vérification de la conformité", demande l'ASN. De même, des essais particuliers complémentaires sont nécessaires pour s'assurer du maintien de la conformité du réacteur aux exigences définies lors de sa conception et de sa conformité aux exigences de sûreté réévaluées depuis.

La maîtrise du vieillissement des installations, en particulier des équipements indispensables à la sûreté (tels que la cuve du réacteur et l'enceinte de confinement), fait l'objet d'une attention particulière. Le programme d'études proposé par EDF "doit être complété, notamment en ce qui concerne la tenue mécanique des cuves, la prise en compte des effets d'environnement sur le phénomène de fatigue mécanique [et] l'évolution des propriétés des matériaux".

Concernant la réévaluation de la sûreté des réacteurs, l'ASN juge, entre autres, qu'EDF doit "justifier que l'impact radiologique de l'ensemble des accidents [nucléaires évalués] est aussi faible que raisonnablement possible". En matière d'agression, EDF doit améliorer sa démarche en révisant les niveaux d'agression étudiés et la défaillance matérielle la plus défavorable retenue. Le risque incendie fait l'objet d'attentes spécifiques.

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