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Actu-Environnement

La préparation du « Grenelle de l'environnement » est lancée

Dans le cadre de la préparation du « Grenelle de l'environnement » prévu en octobre prochain, le Président de la République a reçu hier les associations de protection de l'environnement en présence du ministre de l'écologie.

Gouvernance  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
À l'occasion de la rencontre organisée hier par le Président de la République avec les associations de protection de l'environnement et les experts du secteur, les préparatifs du « Grenelle de l'environnement » ont débuté. Cette conférence, dont l'intitulé fait référence aux accords sociaux de Grenelle qui ont conclu les grandes grèves de mai 1968, aurait lieu au plus tard durant la deuxième quinzaine du mois d'octobre.
Au cours de son intervention face aux ONG, Nicolas Sarkozy a assuré que le « Grenelle de l'environnement » ne sera pas un énième colloque pour constater l'urgence écologique et conclure qu'il faut agir. Selon lui l'époque des colloques est derrière nous et le temps est à l'action. Il a donc proposé que ces états généraux se présentent sous la forme d'un contrat entre l'État, les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et les associations. Je veux que ce contrat engage les responsables, a-t-il expliqué. Ces contrats pourraient porter sur une période de cinq ans avec une évaluation annuelle des engagements.

S'exprimant en présence du ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement Durables, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy a fixé trois priorités en vue de ce « Grenelle de l'environnement » : « prévenir le changement climatique et ses conséquences », « préserver la biodiversité » et « prévenir les conséquences des pollutions sur la santé ».

En attendant la tenue de la conférence, plusieurs groupes de travail devraient être mis en place dans les prochains jours. Un premier groupe « climat » s'intéressera aux transports, à l'aménagement, à la construction, à l'habitat et à l'énergie. Un groupe « biodiversité et ressources naturelles » traitera de l'eau, des espaces protégés, et inclura la pêche et les ressources halieutiques. Ils seront complétés par un groupe de travail dédié au thème « santé et environnement » et un groupe qui se consacrera à l'aménagement rural et au dialogue avec les agriculteurs. Enfin, un dernier groupe traitera de gouvernance écologique et notamment de l'amélioration de l'expertise et des outils économiques d'évaluation ainsi que de la réforme de la comptabilité nationale pour une meilleure prise en compte du développement durable.
Les groupes de travail seront composés de représentants de l'État, des partenaires sociaux, des organisations syndicales et patronales, des associations de la société civile et des collectivités territoriales. Alain Juppé a précisé qu'un point d'étape aurait lieu aux environs du 14 juillet. Nicolas Sarkozy a également proposé que soient organisées des consultations sous forme de réunions interrégionales ou de sondage pour que nos concitoyens puissent s'exprimer sur ce qu'ils considèrent prioritaire.

À l'issue de la réunion, les ONG semblaient plutôt satisfaites. Les représentants de Greenpeace, WWF, les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, la Ligue de protection des oiseaux (LPO), le Réseau Action climat (RAC), la Ligue ROC, la fédération France Nature Environnement (FNE) et Ecologie sans frontières ont salué une réunion historique qui a, selon eux, dépassionné le débat et les a rassurés. Il semblerait que les sujets qui fâchent comme les OGM ou le nucléaire n'aient pas été directement abordés. Le Président de la République a précisé qu'il y aura des points de divergence mais qu'il ne veut pas que les sujets difficiles soient esquivés.

L'après-midi, des experts de la climatologie et de la biodiversité, comme Jean Jouzel, Jean-Marie Pelt, ou le philosophe Edgar Morin ont été reçus à leur tour pour un premier échange en vue de la conférence d'octobre.

Réactions15 réactions à cet article

 
Et la forêt ?

Il me semble qu'on évoque très peu le sujet de la forêt. C'est pourtant un atout majeur que nous avons en main pour agir sur le plan du climat et de la diversité biologique. Dans les propos des responsables politiques on entend parler de l'industrie, des transports, de l'agriculture, etc. mais presque jamais de la forêt ni du bois.

Or une politique forestière digne de ce nom permettrait d'orienter la sylviculture dans une voie extrêmement positive pour la France.

En ce qui me concerne j'imagine deux axes pour la mise en place d'une telle politique : 1) l'incitation à des sylvicultures proches de la nature, et 2) l'encouragement à l'utilisation du bois (construction, ameublement, chauffage, etc.).

Qu'en pensez-vous ?
Jacque Hazera (sylviculeur)

Jacques Hazera | 24 mai 2007 à 07h03
 
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Le problème est glocal

Bonjour,
Les directives, les règlementations, les lois ne manquent pas ! ! le problème est de les faire appliquer localement car la plupart des élus considèrent tout ceci comme des contraintes, voire même comme du superflus. Il faut dire que la formation des élus sur le sujet est quasi-inexistante. La plupart se servent des associations lorsque ça les arrangent parce que cela fait bien d'être avec sur la photo. Rares sont les PLU et autres Plans de Développement Durable des communes qui soient prescriptifs et ambitieux. On reste dans le vague et on continue de sacrifier des gisements de patrimoine qu'ils soient paysagers, historiques, vivants, économiques (tourisme, agriculture...) Localement, les associations engagées passent une énergie folle à essayer de contrer de malheureuses orientations au lieu de travailler sereinement.
Le problème glocal, c'est-à-dire à la fois global et local et tant que l'on arrivera pas à faire entendre, les résultats resteront insuffisants et le patrimoine continuera d'être détruit.
Brigitte Compain-Murez
présidente de l'Association Saint-Fiacre Loire-Baratte

Saint-Fiacre | 24 mai 2007 à 10h00
 
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le bois-énergie Oui, mais !

La France est le premier producteur de bois européen. Le secteur du bois-énergie est en plein développement et l'Etat y contribue avec le crédit d'impôt sur les chaudières.
La filière se structure mais la formation et la distribution sont les points d'achoppement. Le bois-énergie offre de réelles possibilités de création d'emplois en région. La valorisation des rémanents, déchets, écorces en granulés, sciures en granulés (pellets) est en développement. Le bois, ressource abondante aujourd'hui ,risque à 10 ans d'être lui-aussi vicitime de son succès. D'ores et déjà, on assiste à des conflits d'usage. Les fabricants de panneaux regardent d'un oeil circonspect les fabricants de pellets. La question qui se pose déjà est surtout celle de la gestion des ressources. D'autre part, la biomasse aux seules fins de produire de l'électricité est hautement critiquable car la production de chaleur doit être associée.
Alors le bois-énergie oui ! mais là encore attention à la bonne gestion des ressources.

bois-énergie | 24 mai 2007 à 10h23
 
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Re:Et la forêt ?

bonjour!

Bravo pour votre réaction qui rappel l'oubli de la forêt

effectivement une politique forestière est d'autant importante pour votre Pays mais également pour les Pays du Sud
au niveau de ces Pays il ne serait inopportun d'envisager la création de puits de carbone dans la perspective du rétabissement de la biodiversité mais également pour lutter contre les changements climatiques
ce qui a été démontré par ailleurs
aussi vous encourageons à poursuivre dans cette direction et dans la mesure du possible vous soutenons
le Président de l'association reboiser le sahara

DAOUD | 24 mai 2007 à 10h26
 
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Re:Le problème est glocal

Bonjour!

sommes tout à fait d'accord avec vous lorsque vous dite que le problème est global, s'agissant de changement climatique
l'initiative de M le Président de la République Française
pour l'organisation d'un grenelle de l'environnement est très importante dans la mesure où c'est un décideur de la Droite, une première dans le Monde
mais permettez nous d'attirer votre attention, le sujet nous interesse du fait du caractère global que vous évoquiez, sur le coté firestier qui semble ne pas avoir été pris en considération
vous conviendrez que la foret a un grand role à jouer dans la lutte contre les réchauffements de la planète et les changements climatiques
une réaction sur cette question a déja été enregistrée dans ce site
en notre qualité de Président d'une association qui oeuvre pour le reboisement à grande échelle en vue de la création de puits de carbone soutenons toutes actions allant dans cesens
vous remercions pour nous avoir écouté et répondu

DAOUD | 24 mai 2007 à 10h39
 
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la foret , la grande oubliée!

Bonjour!
en notre qualité d'association civile qui oeuvrons pour faciliter le rétablissement de la biodiversité dans la Monde
saluons l'initiative de M le Président de la République Française pour l'organisation d'un grenelle sur l'environnement (espérons qu'il ne se limitera pas à l'hexagone) - action M. N. HULOT -
en Algérie où l'on vient d'organiser les élections législatives cette question a été la grande absente des débats, les interventions des candidats à l'occasion de la campagne ne s'y ont pas intéressé donc n'y ont pas fait cas
c'est, bien entendu, malheureux que cela puisse arriver dans un Pays où la desertification est présente sur tout le territoire (n'a-t-elle pas été érigée en modèle de développement?)
le discours politique, la question ne manque pas d'évocation, certains sont allés jusqu'à proposer la création de la muraille verte allant de l'océan Atlantique à la mer Rouge
mais en Algérie ?
notre proposition de créer des puits de carbone notamment au sahara - là où il y a de l'eau - et faire payer les pétroliers Pollueurs, n'a rencontré aucune oreille, excepté quelques ex cadres en retraites ou encore des universitaires
que la société civile qui se préoccupe des problèmes sur les changements climatiques nous écrit (écrivent) ne serait ce que pour nous encourager
P/ l'association

DAOUD | 24 mai 2007 à 11h14
 
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Les dimensions sociales et économiques du DD

Les dimensions sociale et économique du développement durable semblent être totalement occultées.Ce n'esst pas seulement d'un grenelle de l'environnement qu'il est urgent de réunir, mais d'envisager de manière globale uel sera l'avenir de la planète.

Dans les groupes programmés, je ne vois rien qui concerne la chasse ou les déchets

Anonyme | 24 mai 2007 à 11h24
 
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Re:Re:Le problème est glocal + lla question du boi

La réponse apporté sur le bois-énergie, c'est moi qui l'ai faite. Oui, attention à la gestion des ressources en bois
car à aussi ce nouvel eldorado pourrait bien être en danger.
Cordialement.

Saint-fiacre | 24 mai 2007 à 11h25
 
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Re:Re:Re:Le problème est glocal + lla question du

La question du bois, effectivement, pourrait dans l'avenir devenir cruciale, notamment avec le bois énergie.
Au niveau français, nous pouvons effectivement redouter une industrialisation plus forte de la production forestière, avec notamment des productions intensives de taillis à courte rotation, qui peut nécessiter l'emploi important d'intrants.

D'autant plus que cette production pourrait s'installer sur des zones qui actuellement ne sont pas forcément boisées, je pense notamment aux vallées alluviales, pour lesquelles l'agriculture pourrait s'avérer moins rentable que la production de taillis à courte rotation, avec des conséquences sur la biodiversité (disparition des prairies et des espèces inféodées), la qualité et la quantité d'eau dans les nappes sous-jacentes qui ne seront pas négligeables.

Comme dans tous les domaines, il faudra être raisonnable et savoir conserver un équilibre, ce qui n'est pas simple lorsque les enjeux économiques sont forts...

marotte | 24 mai 2007 à 16h16
 
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Re:le bois-énergie... ATTENTION !

Je ne crois pas qu'il y ait un risque réel de diminution de la ressource, surtout dans un pays comme le nôtre où la sylviculture est très réglementée. Actuellement on récolte beaucoup moins de bois que ce que la forêt produit.

Il me semble que les dangers sont d'une autre nature :

1) si on retire de la forêt toute la matière organique (les rémanents, les déchets, les écorces... ) on va stériliser nos sols.

2) si on oriente la sylviculture vers la fabrication de sous-produits (comme les plaquettes, les granulés, les sciures) on va réduire la production de bois d'oeuvre, alors que c'est justement le bois d'oeuvre qui stocke à très long terme le carbone (comme la charpente de la grange ou l'armoire de la grand-mêre).

3) dans la filière du bois-énergie le producteur sera à coup sûr le maillon oublié. Les prix qui lui seront imposés seront sans aucun doute trop bas pour le rémunérer correctement. Ce sont les intermédiaires qui gagneront leur vie, ainsi que tous ceux qui apporteront de la valeur ajoutée. C'est déjà le cas avec les bois de trituration.

4) dans une telle optique, la sylviculture qui serait alors préconisée par la flilière serait une monoculture stricte, à très courte rotation, et sur engrais... c'est à dire, à mon avis, l'exact opposé d'une sylviculture durable.

Je résume : le cycle du carbone va s'accélérer au lieu de ralentir, la consommation de carburant et d'intrants va augmenter au lieu de baisser. Quant au producteur, il perdra son temps, son argent... et son sol !

Qu'en pensez-vous ?
Jacques Hazera (sylviculteur)

Jacques Hazera | 24 mai 2007 à 16h27
 
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De la théorie à la pratique

Notre président de la république va sans doute délaisser les modes de transport polluants comme le jet et la voiture pour prendre le train et la bicyclette ? Signer le Pacte écologique de Nicolas Hulot, c'est facile. Donner l'exemple à la nation en joignant le geste aux théories est plus difficile mais serait nettement plus efficace !

Anonyme | 25 mai 2007 à 18h29
 
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Re:Les dimensions sociales et économiques du DD

Oui je suis d'accord, les trois piliers du DD ne semblent pas être traités dans cette réunion avec les ONG.
Je pense que les problèmes d'insertion sociales par exemple vont être traités et des solutions proposées et mise en place.
Mais le risque est qu'en traitant chacun des problèmes séparemment (même si il est certainement plus complexe de tout traiter en même temps), un développement durable réel de notre société (et avec nos voisins aussi) soit difficilement réalisable.

Ben

Ben | 26 mai 2007 à 17h36
 
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pour une bonne lecture

Par aileurs la pratique des associations citoyennes me renforce dans l'idée que l'écologie pratique, pour être mise en oeuvre, doit être mise à la portée des gens dans leurs gestes quotidiens, sans principes flous tels que par exemple le tri sélectif des déchets, mal foutu dans son énoncé sur les poubelles publiques...

phi-architectes | 28 mai 2007 à 10h29
 
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Où sont les Antilles françaises ?

Je suis le Président de l’association écologique Pour Une Martinique Autrement (PUMA) dans le Grenelle de l’environnement pour lequel nous ne pouvons que nous féliciter. Cependant, c’est avec une certaine amertume que nous constatons l’absence des Antilles françaises dans les préparatifs.

Selon les dernières informations, la DIREN annonce ne pas avoir reçu d’instruction pour la mise en place du groupe régional.

Considérant la problématique environnementale de nos deux Îles, Martinique et Guadeloupe, ,sans occulter la Guyane et les îles du Pacifique il serait bon de connaître les raisons qui font qu’il y a un tel retard

N’oublions pas que dans ce combat où il n’y a pas d’adversaire, mais de très nombreuses victimes, nous accusons une montée fulgurante de divers cancers lier à l’utilisation massive de pesticide pour la production de banane.

Nous sommes de ce fait deuxièmes au niveau mondial en terme de cancer de la prostate après les Etats-Unis, sans oublier les autres qui peuvent être vérifier sur notre registre des cancers

Alors avant qu’il ne soit trop tard pouvez-vous nous indiquer comment faire pour être inscrit à cette importante démarche citoyenne.

le PUMA | 31 juillet 2007 à 13h11
 
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Re:Re:Les dimensions sociales et économiques du DD

Une dimension sociale à ne pas oublier :
5 millions de foyers français vont devoir payer des milliers d'€ pour leur assinissement individuel parce qu'ils ne sont pas raccordables à des égouts inexistants. Ils sont évidemment en zone rurale. En ville on a les égouts.
Ils disent OUI à l'environnement. Ils disent NON à l'injustice et à l'inégalité.
Il faut que, d'une façon ou d'une autre, ce soit la collectivité qui prenne en charge la dépense, comme eux-même (par leurs impôts) ont participé à la réalisation des égouts, stations d'épurations, etc.
- D'un côté, les citadins raccordés aux égouts = quelques dizaines d'€ de taxes annuelles d'assainissement
- D'un autre côté, des ruraux non raccordés aux égouts (qu'ils ont participé à financer) = de 6000 à 15 000 €
par foyer.
Impossible d'accepter ça. La révolte gronde avant d'éclater.

micocharly | 30 août 2007 à 18h55
 
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