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Préservation de la biodiversité : le CAC 40 commence à y penser

Publiée récemment, une étude fait le point sur l'engagement des entreprises du CAC40 pour la préservation de la biodiversité et met en avant la nécessité d'établir davantage de partenariats entre ces sociétés, associations et monde de la recherche.

Biodiversité  |    |  Clément Cygler  |  Actu-Environnement.com
   
Préservation de la biodiversité : le CAC 40 commence à y penser
   

Après l'efficacité énergétique, la gestion des déchets ou celle de l'eau, la thématique de la biodiversité s'intègre peu à peu dans les stratégies des entreprises, mais reste encore en retrait. Afin de présenter les grandes tendances des démarches des entreprises en matière de gestion de la biodiversité, le Cabinet Deloitte a conduit une étude sur les stratégies des entreprises du CAC40. Une étude qui pourrait faire découvrir à certaines entreprises le type d'actions mises en place.

Des démarches partenariales pour préserver la biodiversité

Selon les résultats de l'étude réalisée par le Cabinet Deloitte, l'implication des entreprises du CAC40 varie selon différents niveaux d'actions.

Près de trois quarts d'entre elles possèdent une communication relativement bien définie et élaborent des actions volontaires de protection de la biodiversité. Elles sont généralement mises en œuvre dans le cadre d'un partenariat ou d'un mécénat avec des fondations et associations. Mais, ces démarches qui consistent avant tout à financer des grands programmes de protection ne sont pas vraiment spécifiques de l'activité de l'entreprise.

"Par contre, plus de la moitié des entreprises concernées par cette étude mettent en place des actions plus structurées et surtout moins déportées. Elles vont travailler sur des initiatives qui peuvent aboutir à une modification des pratiques afin de réduire l'impact de leurs activités sur la biodiversité," détaille Eric Dugelay, Associé Responsable Offre Responsabilité Sociale et Environnementale chez Deloitte. Cette plus grande implication nécessite une meilleure connaissance des écosystèmes et des espèces potentiellement impactés.

La dernière catégorie représente celle des meilleurs élèves qui initient une démarche proactive révélant un engagement fort. "Les entreprises les plus avancées sont souvent les plus concernées car leurs activités ont bien souvent un impact fort ou une dépendance forte vis-à-vis de la biodiversité et des écosystèmes", précise Eric Dugelay. Ces entreprises qui ont également des partenariats avec des associations et ONG d'un niveau international, réalisent des inventaires poussés des espèces et des possibles impacts résultant de leurs sites.

Pour y parvenir, certaines utilisent des cartes de modélisation des risques conçues par des ONG de protection de l'environnement. "Les groupes positionnent leurs sites sur un atlas de biodiversité, ce qui leur permet de bien définir les risques et les types d'actions à mener. De plus, pour de nouvelles installations, cette cartographie aide à anticiper la conception des démarches de préservation et peut même influencer le choix d'un site en cas de forts risques environnementaux", appuie Laurent Lhopitallier, Senior Manager, Offre RSE.

Par ailleurs, des partenariats avec le monde de la recherche se développent également pour élaborer des programmes visant, par exemple, à récolter des matières premières de façon durable.

Le Cabinet Deloitte a aussi mis en avant la "montée en puissance d'une stratégie collective" en faveur de la protection de la biodiversité. "La prise de conscience des enjeux de la biodiversité, en complément des implications intra-entreprises, passe également par la mise en place d'une démarche partenariale entre les différentes parties prenantes (Etats, ONG, chercheurs, entreprise, banques de développement…)", rappelle le Cabinet dans son étude. Il est à noter que certaines associations ou fondations comme Greenpeace refusent de s'engager dans des partenariats avec les entreprises alors que d'autres (WWF, FRB) prônent leur instauration.

L'objectif et intérêt de l'étude

 
Encadré : une méthodologie simplifiée mais possiblement critiquable L'étude Deloitte a été réalisée auprès des entreprises du CAC40 uniquement à partir de leur documentation publique. Rapports, plaquettes, documents de référence, sites internet, chartes ou encore codes de conduites ont été analysés pour comprendre la stratégie de ces sociétés. Mais, aucune mission de vérification ou d'audit des données publiées n'a été entreprise. Si, pour une grande majorité des groupes, les informations rapportées reflètent la réalité, pour d'autres, la question peut se poser. Le concept grandissant du Green Washing est là pour nous le rappeler.
 
Cette étude a pour objet de dresser un panorama des grands enjeux de la préservation de la biodiversité et de présenter les démarches des entreprises en matière de gestion de la biodiversité. Cette diffusion des retours d'expérience pourra aider certains groupes du CAC40 à mieux définir leur stratégie.

"Il était intéressant de réaliser une telle étude car c'est avant tout un sujet émergent. En outre, certaines entreprises risquent de devoir rendre prochainement un rapport sur leur responsabilité sociale et environnementale (RSE) dans lequel elles devront préciser les mesures relatives à la préservation ou au développement de la biodiversité", indique Eric Dugelay.

En effet, un projet de décret prévoit que dès l'exercice 2011, les entreprises, dont le chiffre d'affaires (CA) est supérieur à 1 milliard d'euros et de plus de 5.000 salariés, devront rédiger leur rapport social et environnemental. En 2012, ce sera au tour des entreprises de plus de 2.000 salariés et de 400 millions de CA. Enfin, le gouvernement a décidé de reporter à 2013 cette obligation aux entreprises de plus de 500 salariés avec un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros, selon le projet de décret d'application de l'article 225 de la loi Grenelle 2.

Pour l'instant, ce décret n'a pas été validé et pourrait être retardé, notamment en raison de la période électorale qui arrive. Mais, cette mesure, prônée par le Grenelle 2, ne devrait pas être abandonnée, la préservation de la biodiversité apparaissant désormais un sujet incontournable.

Réactions1 réaction à cet article

 

Une charte, youpi! Voilà encore une mesure efficace, et tellement dans l'air du temps. Les green washers de Deloitte au secours des espèces menacées. Mais de qui se moque-t-on?
Au fait, pourquoi pas un schéma de certification, du genre HQE ou Bio, c'est tellement joli et redoutable dans les salons pour verdir branché et causer entre soi de ce "sujet incontournable".

Albatros | 30 septembre 2011 à 17h09
 
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