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Le coronavirus pourrait aussi toucher d'autres primates

Biodiversité  |    |  Rémi Pin  |  Actu-Environnement.com

L'homme partage environ 98 % de son patrimoine génétique avec le chimpanzé et le gorille. Du fait de cette proximité sur l'échelle évolutive, plusieurs espèces de grands singes sont sensibles aux mêmes maladies que les humains. Les agents infectieux tels que le Covid-19, constitueraient une préoccupation majeure pour la conservation des grands singes.

« Nous ne savons pas encore si les grands singes sont sensibles au virus CoV-2 du SRAS, mais nous savons que des chimpanzés sauvages ont été infectés par le coronavirus humain OC43 en Côte d'Ivoire, et que les grands singes peuvent être infectés par de nombreux autres agents pathogènes respiratoires humains, explique Johannes Refisch, directeur et coordinateur au Partenariat pour la survie des grands singes des Nations unies. Chez l'homme, le virus du Covid-19 est très contagieux. On peut supposer que les grands singes y sont sensibles, et il faut faire en sorte qu'ils ne soient pas infectés ».

Déjà menacés par la déforestation et la perte d'habitat, les grands singes sont vulnérables à d'autres maladies comme le virus Ébola, qui a déjà décimé des populations de gorilles, avec des taux de mortalité allant jusqu'à 95 %.

Dans l'attente de la mise au point d'un vaccin pour le Covid-19, les spécialistes de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont publié une déclaration recommandant que « les visites de grands singes par l'homme soient réduites au minimum nécessaire pour assurer la surveillance de leur sécurité et de leur santé ». Ils appellent à la suspension du tourisme lié aux grands singes et à la réduction de la recherche sur le terrain. Depuis le 23 mars, plusieurs sites de tourisme d'observation des gorilles ont été fermés. Le Congo a banni les visiteurs jusqu'au 1er juin 2020 dans le parc naturel des Virunga, le Rwanda a, lui, interdit les activités touristiques et scientifiques dans trois parcs nationaux.

« À long terme, il sera essentiel de mieux comprendre la propagation des maladies entre les animaux et les hommes, prévient Johannes Refisch. Il est de plus en plus évident que la perte d'habitat et de biodiversité facilite la propagation des zoonoses, qui se transmettent naturellement des animaux vertébrés à l'être humain. »

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