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Pourquoi le prix de l'eau va continuer à augmenter

Hausse des investissements, baisse des recettes, les services d'eau et d'assainissement des collectivités doivent faire face à des situations délicates qui font craindre une revalorisation à la hausse du prix de l'eau dans les années à venir.

Eau  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
Pourquoi le prix de l'eau va continuer à augmenter
290 euros TTC, c'est en moyenne la facture d'eau annuelle d'un ménage français. Une facture qui à l'échelle nationale représente 11,8 milliards d'euros pour un prix moyen du mètre cube d'eau à 3,01€ TTC en 2008. Cette facture pèse à hauteur de 0,8% dans le budget des ménages, un taux relativement stable depuis 10 ans malgré une hausse du prix de 2,9% entre 2007 et 2008.
Mais cette situation risque de ne pas durer. Sachant que le système français est basé sur le principe de ''l'eau paie l'eau'' via les redevances eau et assainissement, autrement dit les consommateurs d'eau paient pour les investissements en faveur de l'eau, de nombreux facteurs pourraient provoquer une hausse des prix à l'avenir.

De nouvelles exigences réglementaires

Concernant la potabilisation de l'eau qui représente 50% du prix du m3, de nouveaux seuils de plomb par exemple vont entrer en vigueur en 2013. Selon la directive de novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, la concentration en plomb dans l'eau au robinet ne doit pas excéder 25 µg/l depuis 2003 et ne devra pas dépasser 10 µg/l à compter de 2013. Ce qui implicitement nécessite la suppression des branchements et des canalisations en plomb. Or, avec ses 700.000 branchements en plomb, la France est fortement concernée et bien loin d'être en avance : ''pour certains services d'eau potable cette préoccupation est totalement absente alors que la directive date de 1998'', a expliqué David-Nicolas Lamothe du cabinet àpropos à l'occasion d'un colloque de l'Office International de l'Eau (OIEau). ''Certains misent d'ailleurs sur un recul de l'échéance, mais il ne faut pas y compter'', a-t-il ajouté.
Le coût de ce remplacement sera très variable en fonction des situations locales mais pour les petites collectivités, la facture risque de peser fortement sur les budgets : ''pour un service de 3.000 abonnés qui distribue 600.0000 m3/an et qui doit remplacer 1.200 branchements d'ici 5 ans, à 1.000 € par branchement, on arrive à une hausse du prix de l'eau de 0,4€/m3'', a calculé David-Nicolas Lamothe.

Côté assainissement, la situation est similaire. Les exigences de la directive Eaux Résiduaires Urbaines (ERU) ont conduit de nombreuses collectivités à réaliser des travaux de mise aux normes de leurs stations d'épuration. Mais les stations dont la capacité épuratoire est inférieure à 10.000 équivalents habitants ne les respectent pas encore ce qui augure une hausse des investissements dans les années à venir.
Et ce sera sans compter la mise en place de la Directive Cadre sur l'Eau de 2000 et ses échéances à atteindre pour 2015. En effet, cette DCE engage les Etats membres dans un objectif de reconquête de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques ce qui sous-entend une multiplication des analyses, qui pour certains polluants peuvent être coûteuses, et de nouvelles installations de traitement. ''Selon les simulations effectuées par l'agence de l'eau Artois-Picardie, la mise en place de cette directive pourrait provoquer une hausse du prix de l'eau de 1 à 2€/m3 d'ici 2015'', a expliqué Yann Laurans du cabinet Ecowhat.

Une baisse de la consommation d'eau

Alors que les besoins en investissements risquent de grimper, les recettes, elles, tendent à diminuer. La baisse des consommations résultant des politiques de sensibilisation de la population et la multiplication de l'utilisation de l'eau de pluie inquiètent les services d'eau et d'assainissement. ''Selon un sondage du Centre d'Information sur l'eau de novembre 2008, 15% des personnes interrogées disent pratiquer la récupération des eaux de pluie'', explique Jean-Pierre Rideau du Ministère de l'écologie. ''Si l'on extrapole à l'échelle nationale cela pourrait être équivalent à 15 à 50 millions de m3 par an et représenter en secteur rural de 1% à 3% des ventes d'eau,'' remarque-t-il. La diminution des ventes pour certains services peut donc s'avérer problématique. Ainsi selon l'étude de cas Ecodécision réalisée en 2001, dans certains scénarios des diminutions des consommations de 10% et 20% sur 5 ans provoqueraient des hausses de prix de 7% et 15% respectivement.

Pour limiter les pertes de recettes dues à l'utilisation des eaux de pluie, les services d'eau et d'assainissement réfléchissent aux moyens de récupérer la redevance assainissement que chaque consommateur doit reverser pour chaque m3 qui entre dans le réseau d'assainissement. Pour l'instant, l'utilisation de l'eau de pluie dans l'habitat à usage sanitaire doit être déclarée en Mairie mais rien ne permet de connaître les volumes rejetés et par conséquent de faire payer l'assainissement.

Faut-il repenser l'organisation française ?

Afin de limiter la hausse des prix et surtout éviter les écarts d'une commune à une autre, le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) a fait une série de propositions en mai 2009 en réaffirmant que ''le service d'eau et d'assainissement ne peut pas être rémunéré par un accroissement des volumes consommés et facturés.'' Le CESE recommande par conséquent aux collectivités locales et à l'ensemble des parties prenantes ''d'initier une réflexion pour la mise en place de nouveaux modes de rémunération des services d'eau et d'assainissement, qui soient cohérents avec l'ensemble de leurs missions d'intérêt général''.

Comme piste de réflexion, le CESE propose notamment de mieux délimiter ce que les redevances eau et assainissement doivent financer : ''les missions et prestations extérieures au service d'eau, telles que la gestion des eaux pluviales, la restauration du milieu aquatique ou la lutte contre les inondations, devraient être à la charge du contribuable et non pas à celle de l'abonné'', rappelle le CESE.
Une taxe spécifique à la gestion des eaux pluviales est d'ailleurs en préparation. À l'heure actuelle, la gestion de ces eaux est le plus souvent dévolue au service d'assainissement qui doit par conséquent dimensionner et financer les installations nécessaires à l'accueil et au traitement de ces volumes. La mise en place d'une taxe viserait donc à faciliter le financement de la collecte, du stockage et du traitement des eaux de ruissellements et à inciter les responsables des déversements à gérer ces eaux à la source. Selon Jacques Malrieu de l'Office International de l'eau, elle serait calculée en fonction de la surface d'imperméabilisation du sol et un décret à venir pourrait l'évaluer à maximum 0,2 € par m2.

Néanmoins la hausse du prix de l'eau semble inéluctable dans les années à venir ce qui fait craindre des conséquences sociales importantes pour les familles les plus modestes. Pour compenser les inégalités sociales liées à la hausse du prix de l'eau, le CESE propose la mise en place d'une contribution obligatoire au fonds solidarité logement (FSL) de l'ordre de 1% du prix de l'eau. L'Observatoire des Usagers de l'Assainissement en Ile-de-France propose quant à lui la mise en place d'allocations spécifiques via les Caisses d'Allocations Familiales (CAF). Pour l'instant aucune de ces deux solutions n'a été mise en œuvre.

Réactions10 réactions à cet article

 
Le prix de l'eau en France au Moyen Age !

Le CESE a omis de demander la suppression des parts fixes ( ou abonnements ) des factures d'eau car cela permet aux plus petits consommateurs d'indemniser les activités professionnelles grosses consommatrices. Un exemple vécu : le m3 à 25 € pour le petit usager et 4 € pour l'hotel et sur une aide sociale de 60 €, 40 € sont allés directement aidés le professionnel ! Qu'en pensez-vous ?

igepac | 06 octobre 2009 à 20h47
 
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QUI PAIE SON EAU ?

Pas toujours le consommateur les communes desarmées devant les multinationales de l'eau signent des contrats incroyables rarement remis en cause citoyens paient ?Le controle existe t il si oui est il possible ?
Pour certains l'eau est une pompe à fric Les peties communes souvent mal conseillées font des STEP cathédrales là ou un lagunage suffirait.

PAPY FIRMIN | 07 octobre 2009 à 06h48
 
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une taxe sur l'eau embouteillée

On parle beaucoup trop de l'eau issue de l'adduction publique dans cet article et pas un mot sur les mânes financières qui pourraient être disponibles auprès l'eau embouteillée... Dans un mouvement grenelle, que penser de cette eau pas très écologique (transport, emballages...) et qui de plus est va directement gonfler les caisses bien pleines de multinationales dont la seule taxe est celle de prélèvement (représentant moins de 1/1000 du prix d'1l d'eau vendu)
Ne serait-ce pas temps d'augmenter cette taxe de prélèvement auprès de ces sociétés privées pour préserver ressource et bien public ?

raleurné | 08 octobre 2009 à 08h25
 
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Appel à débat, élus soyez les bienvenus

Bonjour, un bel article ma foi qui est un reflet de la situation actuelle. Une mane cette Eau mais pas pour tout le monde malheureusement. Certains devaient avoir une boule de cristal...

D'un point de vue logique, sans elle pas de vie possible, donc une certaine gratuité devrait exister, ce qui solderait déjà la problématique du petit consommateur. Dans l'article il est souligné , voir au début , la somme pharaonique de plus de 11 Milliards d'euros ! Les distributeurs, font des bénéfices là dessus. Que l'on nous garantissent que les augmentations sont justifiées... Si au lieu de d'attendre l'ultimatum de la réglementation, pour les canalisations notamment, les travaux avaient été fait en temps et en heure, nous ne serions pas confrontés à ce soucis " d'amortissement " et de plus d'un point de vue santé publique, quelques problèmes auraient très certainement été limités à défaut d'être évité.

Les distributeurs se cachent derrière les récupération d'eau de pluie. Permettez s'il vous plaît de faire une remarque... Si 15% de la population récupère l'eau de pluie, loin de là le nombre de réutilisation à l'intérieur de l'habitat. De plus les nouvelles réglementations ( octobre 2008 entre autre ) sur les devoirs et obligations + les cout de mises aux normes étant si élevés que peu d'installations vont " souiller " ou surcharger les STEP... La majorité de ces eaux servent uniquement à des fins de cultures ou d'arrosages, donc par définition permettent même de faciliter le traitement des eaux pluviales puisque ces dernières ne vont pas y transiter en totalité. Un utile tampon entre Ciel et Terre.

Il est évident que pour les reseaux de distribution il y a un manque à gagner, mais ce n'est certainement pas le plus inquiétant pour eux, il faudrait voir qu'ils pensent à arrêter le bourrage de crâne.

La problématique est tout autre : quand un ménage à du mal à boucler sa trésoreerie mensuelle, sur quoi va t-il jouer ? Sur les postes où il est facile d'intervenir... On prête attention aux volumes d'eau utilisée, on préfère les douches aux bains, on lave la voiture pour les cérémonies etc, etc ... Là où je réside ces petites économies, tout ces gadgets pour limiter les consommations se révèlent très utiles et rentables ( près de 4 euros du mètre cube pour une consommation de 100 M3 ! )

Moi aussi si j'étais le boss d'une distribution ça ne m'amuserait pas de voir mes bénéfices réduits au prorata des économies réalisées...

L'article fait aussi référence à des augmentations équilibrant presque les économies réalisées... Celà revient à dire que celui qui va y penser sérieusement, se penchera sur le problème, va investir aujourd'hui pour demain. Le volume va baisser, mais pas le montant de la facture, celui qui n'accèdera pas à ces procédés ( économies , récupérations, réinjection et utilisation pour l'habitat), va droit dans le mur. Il est triste de penser que peut-être un jour, dans nos pays dits civilés, nous serons confrontés aux mêmes dilemes que l'Afrique, à savoir regarder le puits sans pouvoir y accéder faute de moyens.

je pense sincèrement que la reprise des concessions doit se faire par les communes ou autres instances d'Etat de manière à ce que la distribution ne soit plus une source de profits, juste un véritable service public avec un équilibre de la balance, couts + frais annexes de personnel = montant de la facture répartie par les volumes utilisés. Il n'est certainement pas évident de se défaire des contrats mais je ne suis pas convaincu que de penser que des financements sur la CAF ou autre pour entretenir le système soit une solution. ( sujet que j'ai déjà abordé dans un article passé )

Sincèrement à vous pour que l'eau soit toujours accessible même aux plus démunis.

TaraMyst | 08 octobre 2009 à 15h46
 
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Petit élu au débat

Effectivement très bel article...et commentaire très intéressant.
Je suis dans une petite commune (~360 hab), pas très riche et qui a été confronté en 2003 à un problème d'alimentation d'eau un 25 décembre au matin.
Ceci a même entrainé un article dans la presse un peu acide.
Depuis, et avec une commune voisine, nous avons construit en commun un chateau d'eau et achetons l'eau à la communauté d'agglo voisine qui a son propre service.
Bien sur, nous sommes également en régie et ce sont les conseillers qui assurent le suivi et le relevé des compteurs.
Moi-même je passe chez l'habitant avec ma lampe de poche, après mon travail, pour faire le relevé.
Après cette incident, nous avons remarqué que les gens avaient diminué leur consommation et récupéraient l'eau de pluie pour le jardin ou autre.
Effectivement, en recette, ces économies se ressentent.
Malgré tout, nous avons investit dans les changement des alimentatons au plomb et dans notre canalisation centrale qui avait 100 ans.
Notre réseau, canalisation centrale et chateau d'eau récent, a très peu de perte.
Alors me direz vous, la facture du contribuable. Et bien c'est notre réflexion majeure et nous y prenons garde. Si nous avons effectivement augmenté légèrement le prix du m3, car là il est normal que la collectivité participe aux investissements, le reste n'est que calcul pour limiter au mieux les augmentations. Ceci par ce que notre gestion est saine, sans appel aux requins et en relevant les manches.
Pour dire que quand on veut on peut....
Je trouve dommage que, encore une fois, l'idée du développement durable ou l'écologie ne peuvent rimer avec monde financier et économie. Les grands pontes et penseurs de notre monde n'ont qu'une idée en tête : PROFIT, le reste est illusoir.
Peut être prendront ils conscience que les choix qu'ils font ne sont pas bon le jour où le petit contribuable ne pourra plus payer et fermera son compteur. Là, ils pourrons toujours secouer l'escarcelle, rien ne tombera dedans. Et comment réclamer un du en sortie puisque rien ne rentre, rien ne sortira.
c'est à ce moment que s'engage le débat sur la pollution et les conséquences sur l'environnement et la santé publique.
Alors arrive ZORRO et sa taxe en intégrant celle ci aux impôts fonciers comme les ordures ménagères, qui augmentent aussi malgré le tri.
Le mur n'est pas loin, accorcher vos ceintures !

fab08022 | 08 octobre 2009 à 19h44
 
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- 42,5 % d'eau consommée, - 12,5% sur ma facture..

Bravo pour cet article. J'ajouterai qu'il y a des différences de facturation difficilement acceptables en France. Pour faire simple, voici comment je l'ai constaté moi-même: Je suis propriétaire d'un bout de jardin avec un appartement en Gironde au bord de la mer et suis locataire à Paris, dans un immeuble où le syndic compte un forfait sans tenir compte de ma réelle consommation d'eau: je continue malgré tout à la consommer comme si nous allions en manquer et je récupère de l'eau de pluie devant mes fenêtres pour arroser mes plantes. Dans mon logement au bord de la mer, j'ai petit à petit modifié mon équipement (j'ai donc investi pour cela) pour consommer le moins possible, et suis arrivée même, à temps égal passé, à consommer 20% d'eau en moins par rapport à l'année précédente. Cependant, je suis pénalisée financièrement: l'abonnement fixe étant très important, moins je consomme, plus le prix au m3 augmente. Avec La Lyonnaise des Eaux, je suis ainsi passée à un prix au m3 consommé de 4,59 Euros en 2005 (53 m3 consommés)à 7,67 Euros en 2009 (27 m3). Pour 2009, les coûts sont répartis ainsi: somme calculée sur les 27 m3 consommés de 45 Euros et un abonnement annuel de 162,39 Euros (soit 13,53 mensuels). La Lyonnaise des eaux précise même sur sa facture, que cela me revient à 16,10 Euros/mois (abo + conso) et à, hors abonnement, 1,72 Euro pour 1 m3 (1000 l), soit 0,00172/litre. Cette précision au m3 et au litre donne l'impression, pour celui qui ne fait pas attention, que l'eau qui coule du robinet a une valeur insignifiante, ce qui est faux. Qui va se soucier de faire vraiment attention à économiser l'eau quand elle ne vaudrait que 0,00172 euro le litre !!! C'est donc absolument trompeur et donc malhonnête.
De plus ce système de facturation est absolument asocial: les personnes âgées par exemple, vivant seules avec un revenu plus modeste, paient donc le prix fort. Pour la commune de bord de mer, elle fait ainsi payer nettement plus tous les petits consommateurs d'eau, mais aussi - la bonne aubaine ! - les résidents secondaires (plus nombreux que les locaux) avec ce système d'abonnement fixe élevé au lieu de le répartir au m3 d'eau consommé. Donc pourquoi changer ce système, pourquoi encourager à consommer moins (pour préserver cette ressource), donc à payer moins ?!
Si le système de facturation appliqué était le même que celui de la ville de Reims par exemple (pas de gestion par la Lyonnaise des Eaux, mais une région qui a besoin de traiter beaucoup plus son eau !), mes coûts en 2009 ne s'élèveraient alors qu'à env. 4 Euros le m3 d'eau, avec un seul abonnement fixe de env. 12 Euros/an et tous les autres coûts selon les m3 consommés.
Alors même principe que pour le pollueur payeur: le gros consommateur d'eau doit être celui qui paye le plus et pas le contraire !!
Et que l'eau soit effectivement toujours accessible aux plus démunis, comme le disait justement un autre internaute !

Forêt | 09 octobre 2009 à 00h21
 
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Re:- 42,5 % d'eau consommée, - 12,5% sur ma factu.

Bonjour,
N'est-il pas normal de payer un abonnement? Certes on peut disserter sur son montant, mais même si vous ne consommez rien, vos connections au réseau doivent être entretenues et modernisées.
Cordialement

ric | 13 octobre 2009 à 09h52
 
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Re:Appel à débat, élus soyez les bienvenus

Puisque les élus sont les bienvenus, je me permet une petite apparté sur cet appel à débat car il fut au coeur de nos discussions lors du précédent conseil municipal.
Nous sommes une petite commune de même pas 500 habitants et nous avions une part d'abonnement fixe et un prix au m3 consommé. S'il est vrai que cela handicape les maisons secondaires qui ne consomment que très peu, il faut savoir que leur compteur d'eau, il faut l'entretenir et faire les relevés chaque année comme pour les autres (et souvent bien isolées, ce sont des km de conduites à surveiller pour éviter les fuites!). Sans part fixe (ce qui va arriver l'année prochaine, vu les modifications réglementaires) on va devoir répartir les charges, et pour ne pas pénaliser les agriculteurs (une vache par exemple boit environ 100L d'eau par jour, soit 4m3/jour pour un troupeau de 40 vaches, rien que pour boire) et ne pas avoir de frais sur les maisons secondaires dépassant largement la facture d'eau, on va etre obligés de mettre en place un bareme dégressif en fonction de la consommation d'eau.
C'est sur que ca ne favorise pas les efforts pour la baisse de la consommation d'eau, mais peut etre serait il utile de faire des efforts pour la survie de l'homme et donc de nos enfants et pas seulement en pensant à son porte monnaie...

Après concernant les sociétés de gestion de l'eau qui s'en mettraient plein les fouilles, et qui ne mettent aux normes que quand elles y sont obligées... j'ai bien l'impression que c'est pareil dans tous les domaines privés! Dommage que ce soit le cas également pour des domaines comme la gestion de l'eau, ou c'est plus ou moins une délégation de service publique!!
Une chose est sure, le prix de l'eau ne va faire qu'augmenter dans les prochaines années: elle deviendra précieuse et de plus en plus rare, mais le temps qu'on change réellment nos habitudes et nos modes de consommation, comme pour le réchauffement climatique, il sera probablement deja trop tard!

Sur ces bonnes paroles, à bonne entendeur...

Nath.Marchal | 13 octobre 2009 à 17h37
 
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Re:Re:Appel à débat, élus soyez les bienvenus

Bonjour, il est vrai que les parts fixes jouent leur " rôle" et la pénalité sur les maisons secondaires n'était pas visée. Je pensais aux papis et mamies qui sont loin d'être les plus gros consommateurs et qui se voient imputer une douloureuse pour ceux qui se fichent éperdument de leur consommation. Les agriculteurs ... éh bien oui, 100 litres pour les vaches - 40 pour un cheval ( de mémoire ) et les récupérations d'eau de pluie ?? pour les chiens ? La problématique est en plus de pas mal d'autre très certainement dans de telles consommations. Pourquoi ne pas les aider à financer des systèmes autonomes ? Ce serait certainement aussi bien que de taper dans les nappes, qu'en pensez vous ? De part mon métier, je croise le chemin de beaucoup de personnes, la proportion de personnes prêtant attention à la consommation d'eau, de carburant etc... est gigantesque par rapport à celles le faisant idéologiquement, et même dans ce cas , l'intérêt financier n'est pas dénigré.

Le monde est comme ça, nous sommes prit dans un engrenage et il sera difficile d'en sortir, contrairement à vous je garde un certain espoir et refuse la fatalité, c'est en abordant les sujets, en discutant honnêtement et sincèrement que l'on peut trouver des ébauches de solutions... à condition que tout le monde joue le jeu n'est ce pas? Si l'on se rapporte au vieil adage : Il n'est jamais trop tard pour bien faire

cordialement

TaraMyst | 13 octobre 2009 à 18h49
 
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une commune peut-elle augmenter le tarif de l'eau de 10% en 2014,
y a t'il une règlementation ou texte de loi limitant cette augmentation annuelle

zoub73 | 04 novembre 2013 à 11h52
 
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