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Satisfaction unanime à l'annonce du prix Nobel de la Paix

Gouvernance  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
En décernant le prix Nobel de la Paix au GIEC et à Al Gore, le comité norvégien a consacré la lutte contre le dérèglement climatique comme l'enjeu majeur de ce siècle. Le CNRS s'est réjoui de cette annonce puisqu'à travers ce Prix, ce sont plusieurs milliers de scientifiques à travers le monde qui sont aujourd'hui récompensés, dont plusieurs représentants du CNRS : Hervé Le Treut, Jean-Claude Duplessy, Dominique Raynaud, Didier Hauglustaine, Sandrine Bony, Pierre Friedlingstein et Minh Ha Duong comptent parmi les auteurs du quatrième rapport du Giec rédigé au cours de l'année 2007, précise le CNRS dans un communiqué. Cette récompense honore également de nombreux autres scientifiques français, comme Marc Gillet, directeur de l'ONERC et responsable de la délégation française pour les trois rapports 2007 du Giec, ou encore Jean Jouzel, vice-président du groupe 1 du Giec, directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL, placé sous la tutelle du CNRS, du Cea, de l'IRD et du Cnes.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a notamment souligné l'engagement et la conviction exceptionnels d'Al Gore, le présentant comme un exemple du rôle crucial que les individus et la société civile peuvent jouer en encourageant les réponses multilatérales à des problèmes mondiaux, selon un communiqué du porte-parole de l'ONU.

Jean-Louis Borloo, Ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables s'est également réjoui de cette attribution. Cette consécration vient récompenser ceux qui depuis des années se battent pour sensibiliser le monde sur les questions environnementales : c'est à la fois l'exercice de pédagogie,et les travaux fondamentaux d'expertise et de recherche qui sont distingués, estime-t-il.

Du côté des associations, on est également ravi. À quelques jours du Grenelle de l'environnement en France, ce Prix Nobel sonne comme un pied de nez au pseudo réalisme du rapport de Jean Syrota, qui enferme la France dans son statu quo énergétique et reporte sur ses voisins européens les efforts pour lutter contre les changements climatiques, déclare Karine Gavand, responsable de la campagne climat de Greenpeace France. C'est une reconnaissance de l'enjeu du défi climatique à un moment clef de notre combat, ajoute-t-elle. À quelques semaines de l'ouverture de la conférence de Bali, où vont démarrer les négociations des suites du protocole de Kyoto, l'attribution du prix à Al Gore et au Giec envoie un signal fort à l'ensemble de la communauté internationale. Quant au WWF, il estime que c'est une formidable nouvelle et un signal fort à quelques jours des négociations du Grenelle de l'Environnement et au-delà pour la présidence française de l'Union européenne.
Afin de transformer ce bel essai, nous appelons tous nos concitoyens à participer à l'opération 5 minutes de répit pour la planète que les ONG françaises organisent le 23 octobre à 19H55
,déclare Serge Orru, directeur général du WWF-France.

Al Gore qui s'est dit honoré dans un communiqué de la partager avec le GIEC, l'organisme scientifique le plus important au monde qui se consacre à faire mieux comprendre la crise climatique et dont les membres travaillent infatigablement et de manière désintéressée depuis de nombreuses années, devrait reverser 100% du montant de son prix à l'Alliance pour la protection du climat (ACP), une organisation qu'il a fondée l'an passé.

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