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Actu-Environnement

La production d'énergie éolienne et solaire augmente de 15 % en 2018

L'éolien et le solaire français produisent toujours plus d'électricité renouvelable. Avec un parc qui croît et une météo favorable, l'année 2018 marque une hausse de 15 %, selon le dernier bilan électrique de RTE. Détails en infographie.

Infographie  |  Energie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com

Le bilan électrique du gestionnaire de réseau RTE 2018 est sorti. On y apprend que la capacité de production d'électricité a légèrement augmenté en 2018 en France, surtout grâce aux nouvelles installations éoliennes (+11,2%) et solaires (+11,4%). Associée à des conditions météorologiques favorables, la production renouvelable augmente de 15 % en 2018. L'hydraulique est toujours la seconde source d'électricité derrière le nucléaire. L'éolien et le solaire ne rivalisent pas encore.


Après trois ans de hausse, les émissions de CO2 dues à la production électrique baissent en 2018 pour atteindre 20,4 millions de tonnes. Cela s'explique par le redressement de la production nucléaire et la forte production hydraulique.

En parallèle, la consommation du pays reste stable depuis six ans. Le taux de couverture de cette consommation par la production renouvelable passe de 18,5 % en 2017 à 22,7 % en 2018. Un taux historiquement élevé.

Réactions13 réactions à cet article

 

Export 60 TW/h
Eolien 27 TW/h
A quoi bon saccager nos paysages ?

sirius | 15 février 2019 à 10h20
 
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Une analyse plus fine des résultats montrent qu'un synchronisme existe entre la production éolienne et nos exportations, ceci étant du au marché avantageux de ces GWh de piètre qualité lié à leur intermittence .
Il est également à noter que le prix de vente obtenu est inférieur à celui de rachat aux producteurs, un tel "commerce" ne peut perdurer que grâce aux taxes perçues sur tous les consommateurs.

jjherou | 19 février 2019 à 09h25
 
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Vous avez raison, je ne supporte plus cette pollution visuelle des centrales nucléaires qui me gâchent la vue lorsque je regarde les alpes...vivement que l'on en ai plus !

AmonRa | 19 février 2019 à 09h44
 
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l'éolien est une catastrophe écologique. quelle tristesse de voir encore sa progression alors que son démantèlement est inéluctable dans moins de 50 ans ! l'investissement des subventions à l'éolien dans la rénovation énergétique des bâtiments est vraiment la priorité

Roc | 19 février 2019 à 11h10
 
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C'est fou la place que prend le Lobby anti éolien dans toutes les discutions sur l'énergie.
Pour rappel, nous sommes face à un changement climatique qui nécessite de changer nos modes de vie, au risque sinon de pourrir celle de nos enfants pour toujours...
Les techniques de production d'électricité sans CO2 sont les suivantes :
- Hydraulique (mais les sites propices sont déjà occupés, on ne peut pas vraiment le développer)
- Nucléaire (mais à un coût élevé pour les nouvelles capacités, de l'ordre de 110 € / MWh, cf Hinkley Point, sans même parler des déchets et du risque d'accident)
- Biomasse (mais on n'en aura jamais assez pour couvrir nos besoins en énergie)
- Solaire (~55 € / MWh au sol)
- Eolien (~70 € / MWh)

Vous vous attristez de voir pousser ces éoliennes, envisageant déjà démontage... Moi je me réjouis de voir émerger de nouvelles solutions à faible émissions de carbone utilisables partout dans le monde !

Quand à opposer les solutions entre elles (renouvelables vs rénovation énergétique des bâtiments), ça n'a à mon avis pas de sens, nous avons de toute façon besoin des deux...

Pourquoi ne pas juste assumer ne pas avoir envie de voir changer le paysage près de chez soi...!

On a pu tout accepter, les routes, autoroutes, voies ferrées, lignes électrique, les antennes, les zones d'activité, les hangars, les pavillons tout autours de nos villes, le remembrement, etc...

Mais une éolienne dans mon champ de vision, ya pas moyen, je prend le maquis !

Seb | 19 février 2019 à 14h38
 
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@Seb
1) Le nucléaire génération III devrait normalement à faire faire le lien avec la génération IV (surgénération 238U et/ou 232Th). Cette nouvelle génération n'a pas les inconvénients des générations précédentes. Plusieurs pays avancent leurs projets : Chine, Inde, Russie, USA notamment. Nous on rame avec un petit projet mal financé (Astrid).
2) L'article oublie de parler des très faibles facteurs de charge de l'éolien et du solaire : 21,1% pour l'éolien et 13,6% pour le solaire.
3) L'article intègre sous la rubrique EnR l'éolien, le solaire, l'hydraulique et la biomasse, ce qui masque les maigres performances de production de l'éolien et du solaire : Eolien : 5,1% et solaire 1,9% de la production totale. Et ces parts de production, quoique faibles, font gonfler la taxe CSPE, donc le prix du kWh.

jipebe29 | 19 février 2019 à 16h51
 
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Question à Florence Roussel:
- les électricités éolienne et photovoltaïque ne servent à rien pour répondre à l'urgence climatique, puisque notre électricité est déjà pratiquement décarbonée grâce au nucléaire. Au contraire , la nécessité de compenser leur intermittence entraînera, à taux de pénétration élevé, le recours à des centrales à gaz supplémentaire - elles ne peuvent servir à supprimer de réacteurs nucléaires, puisque toute la puissance de ceux-ci doit être disponible en période d'hiver anticyclonique, quand il n'y a ni vent ni soleil parfois plusieurs jours de suite lors de la pointe du soir.
Quels que soient leur coûts de production, elles ne peuvent que faire augmenter le coût global du mix électrique, puisqu'elles s'ajoutent aux centrales pilotables ( nucléaire, charbon, gaz, hydraulique de lac, biomasse...) sans pouvoir les remplacer. Il y a donc double investissement, coûts de réseau supplémentaires, subventions aux pilotables pour qu'elles ne mettent pas la clef sous la porte, faute de rentabilité.
-Nous n'avons pas non plus besoin d'électricité supplémentaire, puisque la consommation stagne.
Ma question est donc: pouvez-vous me dire à quoi servent l'éolien et le photovoltaïque en France ?

BMD | 19 février 2019 à 18h47
 
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@jipebe29,
Mais arrêtez avec votre argument stupide du facteur de charge. Depuis quand ce critère sert à mesurer la performance d'une énergie ? La preuve puisqu'avec un FC 4 à 5 fois supérieur le nucléaire est tout juste compétitif face à l'éolien et ne l'est plus face au photovoltaïque. A quoi ça sert de produire autant d'énergie à 3h du matin qu'à 14h ? La preuve que c'est un problème sinon EDF n'aurait pas autant subventionner le chauffage électrique qui est une hérésie, ni autant incité les territoires à faire la course à l'éclairage public !
Quand à votre argument sur le développement du nucléaire dans d'autre pays il ne tient pas. Les chinois par exemple ont installé 54GWc de photovoltaïque en 1 an et 100GWc en 3 ans quand le programme de développement du nucléaire n'est même pas de 100GWC en 13 ans.
Quant à la CSPE, cela a l'avantage d'être très transparent comme financement et cela a permis de diviser les coûts du kWh PV par 10 pour être à 55€/MWh bien en dessous du nucléaire et de s'assurer une vrai indépendance énergétique. Pas comme les financements détournés du nucléaire (budget CEA = 8Mds€, Trésorerie d'ENEDIS à disposition d'EDF=11Mds€). Et encore je parle pas du hold up du siècle qui est en train de se dérouler puisqu'ENEDIS transforme cette trésorerie (provision pour renouvellement des réseaux) en bénéfice pour éponger la dette d'EDF.

AmonRa | 20 février 2019 à 09h33
 
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@ AmonRa, le problème de l'éolien, c'est essentiellement son intermittence, c'est-à-dire sa variation incessante et aléatoire, quoique plus ou moins prévisible la veille, de puissance au cours du temps. Par conséquent, il est inutilisable par le consommateur sans un couplage avec des centrales pilotables produisant en contrepoint de ses variations, ou avec un stockage qui pour l'instant n'est possible que marginalement. Ce qui a un coût qu'il faut ajouter à celui de l'éolien.Ne parler que de son coût de production est la grosse ficelle utilisée par les thuriféraires de l'éolien, et aussi malheureusement des médias.C'est la même chose avec le solaire photovoltaïque. Et d'ailleurs, si ses coûts sont devenus compétitifs, pourquoi il n'est toujours pas question de supprimer les subventions, qui au contraire augmentent sans cesse?

BMD | 20 février 2019 à 10h05
 
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@Sirius
OK avec votre commentaire. Toutefois, permettez-moi de faire un petit rectificatif.
TW/h n'a aucune signification.
P=E/t puissance= énergie/temps
Donc E=P.t Si P est en Watts, t en seconde, E est en Joules
Si P est en W et t en heures, E est en Wh (watts x heures)
Si P est en TW, et t en heures, E est en TWh

jipebe29 | 20 février 2019 à 10h11
 
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@BMD,
Alors expliquez-comment le Portugal a pu tourner à 100% avec des ENR pendant presque 6 jours et avec 42% d'éolien, sans importation, sans black-out ?
Ensuite vous avez tout dit, arrêtons de parler d'intermittence quand en effet c'est un énergie certes variable mais prévisible. Ensuite l'objectif n'est pas d'être à 100% éolien, mais c'est bien le mix énergétique avec notamment des "ENR de stock" (hydraulique, géothermie, méthanisation, biomasse) qui rendront viable ce modèle. Pour finir, le pilotage de la consommation (ce que fait déjà EDF avec les HC/HP pour l'adapter à sa production nucléaire non variable) beaucoup plus fin avec les smarts grids et la production locale permettront encore d'augmenter le taux de pénétration des ENR. Et je ne parle même pas du stockage, alors que l'on sait déjà que le coût du kWh photovoltaïque avec stockage sera encore compétitif dans quelques années. Maintenant c'est sûr que lorsqu'on a pas envie de faire autrement ou que les enjeux financiers ne nous poussent pas à la faire (le seul moyen pour EDF de conserver son monopole c'est de nous rendre accro au nucléaire) on risque pas de trouver de solution.

AmonRa | 20 février 2019 à 11h20
 
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@BMD,
Bien sûr que l'éolien, le PV et toutes les autres ENR répondent à l'urgence climatique. Nous ne sommes pas seuls au monde. Si tous les pays en voie de développement se mettent à consommer comme nous et pour l'instant avec du charbon et du fioul alors définitivement nous sommes foutus. Et comme j'ai aucune envie de voir certains pays avoir des centrales nucléaires, il est évident que c'est à nous de rendre les ENR accessibles. Autres arguments pour les ENR :
- avoir une vraie indépendance énergétique sans avoir besoin par exemple de mobiliser l'armée au sud Mali (ça se chiffre aujourd'hui en Mds€) pour protéger les intérêts d'AREVA de l'autre côté de la frontière au Niger
- le PV produit en journée justement quand on consomme le plus d'énergie
- Le coût du Kwh des ENR va nous permettre d'être plus compétitif
- Eviter la production de déchets réputés dangereux pour 100.000 à 1M d'années...regardez à quoi on ressemblait à cette époque
- Décentraliser notre production pour soulager les réseaux (l'électricité parcours jusqu'à 400kms avant d'être consommé) et répartir les richesses sur nos territoires.
Et comme je l'ai déjà dit l'éolien et le PV ne sont pas la solution ultime c'est une brique, certes indispensable, du mix énergétique.

AmonRa | 20 février 2019 à 11h53
 
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@BMD,
Pourquoi vouloir ajouter le coût des centrales pilotables au PV et à l'éolien alors que vous ne l'ajoutez pas à celui du nucléaire qui en a autant besoin. L'hydraulique, les STEP, les centrales thermiques sont nécessaires au nucléaire. Ensuite comparons en effet ce qui est comparable.
Vous comparez le coût de production d'une centrale nucléaire de 900MW (42€/MWh) avec celui d'une centrale de 36KWc (120€/MWh). Et c'est cette différence de coût (pas tout à fait puisque c'est le prix de gros) qui constitue la CSPE. Or vous avez d'un côté une énergie transportée et distribuée et de l'autre non. Ajouter le coût d'acheminement au nucléaire (donc x2) et l'on voit que la subvention au PV est de suite beaucoup moins importante. Prenez ensuite une centrale de 17MWc un peu plus comparable à une tranche nucléaire et le coût est alors de 55€/MWh pour une énergie déjà transportée. Ajoutez à cela que le producteur PV paie tous les renforcements et extensions réseau alors que la production nucléaire n'a pas payé le réseau de transport (pourtant obligatoirement nécessaire à ce mode de production) et vous verrez que le déséquilibre n'est pas là où on le croit. D'autant que l'on sait qu'ENEDIS s'est bien servi des producteurs PV pour rénover le réseau à l'oeil et qu'il ne tient toujours pas compte de la possibilité d'absorber et d'injecter du réactif par le PV réduisant considérablement l'impact sur le réseau BT. L'autoconso est une preuve évident que le PV n'a plus besoin de subvention.

AmonRa | 20 février 2019 à 14h15
 
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