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Actu-Environnement

Neige de culture : recette illustrée

Tandis que la saison des sports d'hiver bat son plein, Actu-Environnement fait le point sur les différentes techniques de production qui permettent de fabriquer artificiellement de la neige à partir d'eau, d'air et... de températures hivernales.

Diaporama  |  Eau  |    |  David Ascher Actu-Environnement.com

Qu'est-ce que la neige ? De l'air, de l'eau, du froid. Jusque-là rien d'étonnant, rien de compliqué. Et pourtant la culture de neige relève désormais d'une technicité élevée. À la croisée des impératifs économiques et environnementaux, le matériel de production, c'est-à-dire les enneigeurs - traditionnellement appelés canons à neige - a beaucoup évolué. D'enneigeurs à mélange interne [1, 2] très bruyants, diffusant 4m3 d'eau à l'heure et requérant des pressions d'air de l'ordre de 10 bar avec un débit entre 300 et 400 m3 d'air à l'heure, les domaines skiables passent progressivement à du matériel de plus haute performance : des enneigeurs à mélange externe [3, 4], diffusant jusqu'à 30m3 d'eau à l'heure, requérant toujours des pressions d'air de l'ordre de 10 bar, mais avec une consommation moindre de l'ordre de 40 à 50 m3/h. Objectif : réduire la consommation énergétique avec une durée de fabrication plus courte et nécessitant moins d'air comprimé.

Schéma général d'une usine à neige

La nivo-culture se base sur une unité de production spécialisée [5]. Aux côtés des infrastructures de pompage et de bassins de retenue des eaux [6] de ruissellement, une usine à neige se compose de batteries de compresseurs d'air [7], de pompes à eau [8] et d'un poste informatique de télégestion [9]. L'objectif est de produire et acheminer l'air et l'eau sous pression jusqu'aux perches des enneigeurs dispersées sur le domaine skiable. Une partie de la production d'air comprimé sert également à maintenir l'agitation de l'eau des bassins de retenue collinaire afin d'éviter la cristallisation sous forme de glace par temps très froid et permet aussi de refroidir l'eau.

On note également les équipements destinés à « nettoyer » l'air comprimé [11] des résidus d'huile nécessaire au fonctionnement des compresseurs. Tandis que le seuil réglementaire de dispersion d'huiles dans l'environnement est fixé à 10 mg par litre de condensât, les équipements actuels, à l'instar de celui récemment installé dans l'usine des Lindarêts de la SERMA à Avoriaz, permettent de limiter les rejets à 5 mg/l.

Dénominateur commun : la nucléation

L'air comprimé et l'eau sous pression sont véhiculés par l'intermédiaire d'un réseau enfoui [12] jusqu'aux enneigeurs. C'est en tête de canons, quel qu'en soit le type, que le mélange air / eau a lieu. Pour y produire des flocons de neige, il est nécessaire d'entretenir une phase dite de nucléation, c'est-à-dire une « germination » par l'intermédiaire d'une buse spéciale [13]. C'est en effet grâce à ce bourgeon de flocon que la totalité de l'eau pulvérisée produira de la neige plutôt que de la glace au contact du sol.

Réactions5 réactions à cet article

 

Des économies du coté de l'énergie avec moins d'air comprimé mais pas vraiment du coté des ressources naturelles si précieuses dans nos montagnes (passage de 4 mètres cubes d'eau par heure à 30 mètres cubes...).

Pierre | 22 février 2011 à 12h05
 
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L'eau est restituée au milieu naturel à la fonte des neiges.

Laurent | 22 février 2011 à 22h30
 
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Ce qui devrait être une exception(et encore!?)est maintenant une règle .
Déglacer et déneiger la route pour accéder à ces pistes skiables artificielles me paraissent à l'opposé du progrès.

kiror | 24 février 2011 à 10h06
 
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Les euphémismes sont tout sauf innocents: cessons de parler de
" neige de culture" alors qu'il s'agit de "neige industrielle". les photos qui accompagnent l'article en sont la preuve.

sirius | 24 février 2011 à 15h56
 
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A ce rythme ,toutes les pistes de ski du massif vosgien et d'autres ,seront artificialisées! par des centaines de canons de neige pour les
investisseurs, prétendant aimer la nature et protéger les jadis magnifiques paysages! oubliant l'aspiration des centaines de voitures
polluantes des vallées et villages traversées.On n'est pas des rabats joies,mais des sauveurs du peu de naturel disponible pour les futures
générations. Que devient l'ultra-sensible au bruit ,le coq des bruyères
et la faune chassée de ses territoires? Un peu de Respect ,Merci

arthur | 24 février 2011 à 16h45
 
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